[0:04]1968, mai pour le temps présent le succès de Pierre Henry. 1988, l'inventeur de la musique concrète peaufinant son studio, 40 ans de musique pour l'hommage que lui rend le musée d'Art moderne.
[0:34]Les réglages sont bons, on est prêt pour le temps.
[0:44]On a l'impression juste ou fausse que cette musique pourrait être écoutée dans dans un autre ordre. Dans l'ordre que l'on veut presque, puisque c'est une musique combinatoire, c'est une sorte de course à travers des, à travers des des des chemins différents, ça s'appelle Gymkana. Donc c'est fait avec que des instruments, avec des flûtes, des bois, des tambours. Mais alors quelle est la la règle qui régit ce travail puisqu'on peut l'écouter dans n'importe quel ordre ? Ma règle c'est c'est la composition, c'est ce que je veux entendre au moment où je fabrique le son. C'est une règle de détermination sonore. Ma ma règle, c'est l'oreille, c'est euh une sorte de possibilité de faire entendre plusieurs sons à la fois, qui se rejoignent, qui ont une forme euh homogène. Est-ce que la musique que vous faites est pour vous toujours du domaine de la recherche ou est-ce que c'est une musique accomplie ? Si cette question a un sens hein. Accompli euh c'est beaucoup dire, mais ce n'est pas non plus de la recherche, c'est une musique de pouvoir personnel. Je m'exprime avec ma musique, c'est comme si je faisais des gestes ou si j'écrivais des mots. Ou si euh j'étais acteur, je veux dire, c'est une musique de d'expression, de volonté. Pendant des années, Pierre Henry a mis toute sa volonté dans la collecte de bruits bruts, ce qu'il manipule ensuite. Sa maison parisienne, on l'appelle la maison au 50000 sons.
[2:26]Quel est le plus beau son pour vous ? C'est l'orage. Et le plus vilain son, c'est le corps de chasse.



