[0:16]L'homme passe environ un tiers de sa vie à dormir. Du temps perdu, pas si sûr. Certains scientifiques ont avancé cette hypothèse, le sommeil permettrait de protéger le cerveau des interférences provenant du monde extérieur. Ainsi isolé, il pourrait tout simplement se concentrer sur la mémorisation des informations acquises au cours de la journée. Mais une seconde hypothèse va plus loin. Pour mieux la comprendre, observons Gustave. Gustave révise sa leçon d'histoire, puis il se met au lit. à peine endormi, il entre dans une phase dite de sommeil lent. Cette phase de sommeil va renforcer la communication entre deux zones du cerveau, l'hippocampe et le cortex. L'hippocampe va réactiver les mêmes circuits que ceux qui ont été stimulés pendant l'apprentissage. Les connaissances ou les souvenirs vont être transférées vers le cortex où ils ont été stockés et stabilisés sur le long terme. Gustave est sûr d'avoir bien retenu sa leçon. Mais chut, Gustave entre maintenant dans la phase dite du sommeil paradoxal. Cette phase du sommeil va renforcer la communication cette fois-ci entre le cortex et le striatum. Gustave va ainsi consolider sa mémoire procédurale, celle des habilités motrices et perceptives. Si Gustave a appris à tenir sur un vélo dans la journée, il sera parfaitement en faire le lendemain. C'est prouvé. Après une bonne nuit de sommeil, notre cerveau améliore considérablement ses capacités.
[1:41]Le sommeil serait un bon moyen de trier nos souvenirs. D'un côté les utiles, de l'autre, ceux qui peuvent être oubliés. Pendant la phase d'apprentissage ou de mémorisation, l'hippocampe étiquette les souvenirs en fonction de leur intérêt. Pendant le sommeil, le souvenir sera réactivé ou non par l'hippocampe en fonction de son étiquette.



