[0:00]L'Arcom attaque le Raptor avec son podcast mille pas, c'est très grave. Je vais vous expliquer pourquoi c'est grave. D'abord, je vous réintègre ça dans plusieurs éléments de contexte. Le premier élément de contexte, c'est une vidéo que je vous ai publié récemment où je vous parlais de la théorie du saucissonage. Qu'est-ce que c'est que la théorie du saucissonage ? Et bien c'est la manière dont les régimes soviétiques s'instaurent et après il y a plus de retour possible en arrière. Pourquoi saucissonage ? Parce que ça marche par petites tranches. Si vous prenez chaque tranche de perte de liberté de façon isolée, vous allez vous dire bon bah après tout ce youtubeur, je l'aime pas. Ce youtubeur, il est trop violent. Donc finalement si on l'attaque, c'est pas si grave. Et puis l'interdiction des réseaux sociaux mineurs avec pour corlaire le fait que tout le monde va devoir scanner sa carte d'identité pour pouvoir prendre la parole sur les réseaux sociaux. Oui, mais d'accord, mais et bien quand même des enjeux pour la santé des jeunes, et cetera. Le fait que la Commission européenne investisse massivement pour pouvoir casser les VPN. Bon, d'accord, ça va, c'est un phénomène isolé. Est-ce qu'on a vraiment besoin de VPN quand on a rien à cacher ? Il ne faut pas avoir peur. Le fait que la France est fait arrêter Pavel Dourof. Oui, d'accord, mais il se passait quand même des choses bizarres sur son réseau. Le fait que la France est perquisitionné X, oui, d'accord, mais sur X quand même et cetera et cetera. Donc on peut prendre chaque tranche d'attaque contre nos libertés comme quelque chose qui peut être relativisé. Mais quand on met les tranches bout à bout, et ben il y a quand même un bon gros saucisson que tous les gens qui aiment la liberté vont se prendre dans le baba. L'autre élément de contexte qui est important, c'est pourquoi est-ce que le les gouvernements font ça ? Pourquoi est-ce que les gouvernements s'attaquent aux créateurs de contenu ? Parce que les créateurs de contenu sont des gens qui sont directement en concurrence avec eux pour le marché de l'attention. L'objectif des États, ça a toujours été d'avoir un monopole sur le marché de l'attention, d'avoir un monopole sur la propagande. Quand vous avez des chaînes, bah voilà, vous pouvez les subventionner, et puis vous pouvez mettre des chartes, vous pouvez mettre des obligations, de respecter tel ou telle chose pour avoir le droit d'émettre. Donc on peut avoir quand même un contrôle sur des sur des chaînes de télé, sur des chaînes de radio, et le problème, bah c'est que les créateurs de contenu sont véritablement indépendants. Ils sont capables de gagner de l'argent de façon indépendante, et c'est un gros problème pour l'État. C'est un gros problème parce que les créateurs de contenu sont des gens qui peuvent, s'ils le souhaitent, être libres au niveau de leurs pensées et au niveau de leurs opinions. Et par ailleurs, un créateur de contenu, c'est une personne qui a une audience, c'est une personne qui a du revenu qui ne dépend pas de sa position géographique. Et ce sont des gens qui par ailleurs peuvent expliquer aux gens qui sont prisonniers dans un État que oui, l'herbe peut être plus verte ailleurs. Donc ça c'est pour que vous ne vous fassiez pas avoir par le saucissonage. Il y a plein de gens qui dans les commentaires vont dire, ouais, je l'aime pas Raptor parce qu'il s'est clashé avec tel ou tel autre youtubeur et blablabla. Dézoomez, essayez de ne pas vous laisser submerger par vos émotions, essayer de regarder la vision globale. On s'en fiche de cette personne. On s'en fiche de Raptor en tant que personne. Le point, c'est que après que l'Arcom ait harcelé les contenus de droite sur les grandes chaînes de télé et de radio, maintenant l'Arcom attaque les créateurs indépendants. Pour que vous compreniez bien le plan, je vous avais alerté aussi là-dessus. Le budget de l'Arcom ne cesse d'être augmenté, donc l'Arcom a de plus en plus de moyens. Et par ailleurs, ce qui s'est passé, c'est que récemment l'État a balancé une grosse enveloppe, je vous en avais parlé à l'époque parce que j'essaie de faire de la veille sur la liberté. Pour que différentes associations recrutent des gens dont le travail est de surveiller constamment ce qui se dit sur les réseaux sociaux. Et d'envoyer des signalement à l'Arcom. Donc vous avez des gens, tout ceci payé par vos impôts qui sont là pour fliquer les créateurs de contenu, pour renvoyer régulièrement des signalement à l'Arcom. Et donc là, nouveauté, on a l'Arcom qui a accepté un signalement pour ce podcast du Raptor. Et les conséquences peuvent être graves pour lui, mais les conséquences vont être graves pour tous les créateurs de contenu non-alignés. Alors, l'épisode dure près de 2 heures et demie. C'est le premier de la 4e saison du podcast « 10 000 pas » et les propos laissent pantois : « Les petits puceaux de M qui m'expliquent qu'il ne faut pas être misogyne, c'est des salopes ». « Le monde souffre d'une épidémie d'homosexualité », « une partie de la communauté musulmane a muté en mafia ». Et donc le point, c'est que vous avez quatre phrases, ils te disent eux-mêmes que le podcast dure 2 heures. Ils te disent eux-mêmes que c'est un podcast parmi une saison et qu'il y a quatre saisons. Et parce que une fois de temps en temps un youtubeur tient des propos ou un créateur de contenu tient des propos qui relève du délit d'opinion. Et donc c'est très grave déjà qu'on puisse avoir un délit d'opinion, et bien, on va faire sauter l'ensemble de son travail. Et je trouve que c'est extrêmement grave, quoi que je pense des des propos qui qui peut tenir par ailleurs. Plus de 6 mois après la publication de cet épisode, l'Arcom, autorité française de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, a finalement jugé recevable une requête sur cet épisode et a annoncé l'instruire, selon une information du journal Le Monde. Pour l'instant, l'épisode est toujours disponible sur les plate-formes musicales. Seulement sur Spotify, plus de 100 000 personnes ont ainsi écouté les propos masculininistes et potentiellement punissables par la loi du « Raptor », de son vrai nom Ismail Ouslimani. Alors, masculiniste, c'est c'est très intéressant et potentiellement punissable parce que vous savez que vous avez la macronie qui pousse pour que vous ayez un délit de masculinisme. Donc on a vu que maintenant on pouvait être sanctionné pour les propos anti-républicains. On va être bientôt sanctionné pour les propos anti-sioniste. Et maintenant on va être également sanctionné pour les propos masculinistes. Donc c'est-à-dire que vous avez une tendance de fond où les États, en tout cas l'État français, essaie de multiplier les potentiels d'élits d'opinion. Et donc multiplier les délits d'opinion, c'est ce qui fait que l'Arcom a de plus en plus de possibilités de sanctionner des gens qui tiennent des propos qui ne vont pas dans le narratif officiel. Vers le retrait ? C'est la première fois que l'Arcom juge recevable une saisine sur un podcast. L'autorité statue habituellement sur les radios et sur les télévisions, notamment en période électorale. Sa marge de manœuvre dans ce cas tient au texte européen de Digital Services Act (DSA), qui oblige les plateformes comme Deezer, Apple Music ou Spotify à modérer les contenus qu'elles diffusent. Donc évidemment, on parle de l'Union européenne, mais vous devez comprendre que c'est la France qui est à la pointe de la censure. C'est la France qui a poussé pour mettre en place ce texte européen. Et c'est par ailleurs la France qui pousse que les plateformes appliquent strictement des politiques de restriction de l'opinion. La France est le pays le plus soviétique d'Europe et la France utilise l'Union européenne pour répandre son soviétisme au-delà de ses frontières. Je vous rappelle, je vous rappelle que la France a placé ses pions dans la modération de YouTube. Donc vous avez des personnes comme cette dame là qui travaille directement chez YouTube. Et dès que le gouvernement a un problème avec un propos qui est tenu, on décroche le téléphone, on appelle cette dame qui bosse chez YouTube. Et cette dame s'occupe de déplateformer, de censurer les contenus qui vont à l'encontre du narratif officiel. Exemple, c'est pas possible pour ce programme en fait de enfin d'être un créateur de contenu en faisant la promotion en se basant par exemple sur des événements de l'actualité sensible. Donc c'est pas possible en fait de monétiser par exemple par rapport à une tragédie qui se serait passée et cetera et cetera. Bon, ça coule deux sources, mais voilà, c'est une c'est une des règles de base. Après, il y a effectivement, est-ce qu'il y a une forme d'émotion dans ce que partagent les gens et donc du coup potentiellement ça suscite de l'engagement autour d'événements internationaux qui peuvent choquer et qui peuvent être qui peuvent amener à réfléchir et cetera. Donc tout dépend de ça, ce qui suscite en fait de l'engagement chez les gens en fait, va effectivement faire remonter ses contenus dans le fil de recommandation, ce que les gens vont le partager, vont liker et cetera. Donc en fait, l'algorithme va partir du principe que potentiellement ça intéresse. Ensuite, ça m'a m'amène à réfléchir un petit peu à ce que vous dites autour de est-ce qu'on a un intérêt à pousser ce type de contenu ? Pour revenir au modèle économique, c'est qu'on travaille beaucoup avec des annonceurs qui sont des marques et dont en fait l'intérêt pour eux c'est d'avoir un environnement qui est safe. Est-ce que c'est dans notre intérêt ? Moi à mon avis non.
[12:29]On on a absolument aucun intérêt à pousser ces contenus encore une fois, on va plutôt dans la direction opposée en en dévirilisant même ce qui ne contrevient pas directement à nos conditions d'utilisation. Ces contenus là ne sont pas particulièrement attractifs pour les annonceurs. euh et et j'utilise même que on a la possibilité sur YouTube de démonétiser certains contenus. euh et les contenus qui sont dévilisés sont par essence des contenus qui ont l'occasion également à être à être démonétisés. Donc c'est prouvé, vous avez bien chez YouTube des Français qui travaillent à la modération de YouTube et qui sont les relais du gouvernement pour démonétiser et déviraliser les contenus qui vont à l'encontre de la propagande souhaitée par l'état socialiste. Et par ailleurs, la France dispose d'un bras armé l'Arcom et l'Arcom va attaquer de plus en plus violemment les petits créateurs indépendants. Donc c'est fou hein, on se tape déjà la concurrence déloyale de source d'information qui sont payées par les impôts des gens et qui ont des moyens extraordinaires. C'est pour ça qu'on couvre sur cette chaîne les auditions de du service public audiovisuel, mais en plus maintenant, nos impôts servent à financer un organe de censure qui nous attaque de plus en plus violemment. Le podcast du Raptor pourrait donc bien se voir retirer de ces plateformes, même si la procédure s'annonce longue du côté de l'autorité de régulation des médias. Donc c'est un scandale absolu. Et encore une fois que vous aimiez ou pas le Raptor, que vous aimiez ou pas ce que fait le Raptor, on s'en fou complètement. Ce qui doit retenir votre attention, c'est précisément qu'il y a un marché de la tension que l'État voudrait avoir le monopole de ce marché de l'attention. Et c'est pour obtenir ce le monopole sur ce marché de l'attention qu'il en vient à attaquer les créateurs indépendants. Ça a toujours fonctionné comme ça avec un régime soviétique, les régimes soviétiques commencent par détruire l'économie. Et ensuite, une fois que la situation est bien dégradée, ce que font les états soviétiques, c'est qu'il détruise votre possibilité d'accéder au réel. Et donc comment on fait ça ? En instaurant tout un tas de délits d'opinion et toutes les personnes qui ne vont pas dans le narratif officiel finissent par être sanctionnées, isolées et censurées. Donc pour moi cette nouvelle est très grave, ce que ça veut dire c'est que le créneau pour pouvoir vivre de votre contenu, pour pouvoir vous sortir de cette enfer est de plus en plus restreint. Parce que n'oubliez pas qu'il y a un sujet économique derrière ça. Les contenus qui disent les termes, c'est des contenus qui fonctionnent. Pourquoi ? Parce que les gens n'aiment pas la propagande. Si les gens ont la possibilité de consommer autre chose que de la propagande, ils consomment autre chose que de la propagande. Mais là l'état nous envoie des signaux très clairs à savoir soyez lisse, soyez consensuel, surtout ne dites pas aux gens des choses qui pourraient les aider, des choses qui pourraient les intéresser. Parce que ça fait trop de concurrence par rapport à la propagande qu'on veut leur servir. Donc ça va être de plus en plus difficile pour les créateurs d'émerger et de grandir avec du bon contenu. Ça va être je pense totalement terminé quand il y aura la vérification globale des cartes d'identité à partir de septembre. Donc il y a peut-être encore un créneau de quelques mois pour développer une audience qui vous donnera la possibilité de sortir de cette enfer. Et si vous avez envie de vous former sur tout ça, et ben n'hésitez pas à rejoindre ma liste email, vous avez le lien sous cette vidéo pour ne pas manquer les prochains articles que je vais envoyer sur ce sujet. Et bien voilà chers amis, prenez bien soin de vous et à très vite.



