[0:00]Bonsoir mesdames et messieurs et bienvenue dans une nouvelle vidéo dans laquelle nous allons étudier le Horla de guide de mot passant, une nouvelle fantastique publiée pour la première fois en 1886. Le Horla s'inscrit dans une période clé de la vie de Guy de Maupassant, marquée par la maladie et une obsession croissante pour la folie. L'auteur, l'un des maîtres du réalisme et du fantastique au 19e siècle, écrit cette nouvelle alors qu'il est lui-même en proie à des troubles psychiques. Diagnostiqué de syphilis depuis plusieurs années, Maupassant souffre des effets de la maladie, notamment de crise d'angoisse, de délire paranoïaque et d'un sentiment d'oppression qui influence directement son écriture. Le Horla reflète également les préoccupations scientifiques et philosophiques de l'époque. À la fin du 19e siècle, les avancées en neurologie, en psychiatrie et en hypnose fascinent le grand public. Les travaux de Jean-Martin Charco et les expériences sur les influences de l'esprit et de l'hypnose sur le corps inspire Maupassant, tout comme les théories naissantes sur l'inconscient. Le Horla s'inscrit ainsi dans un contexte où la frontière entre le rationnel et le surnaturel est flou, offrant une exploration troublante des limites de la perception humaine. Maupassant transpose ses inquiétudes dans son récit, créant une œuvre à la fois profondément personnelle et universellement troublante. Le fantastique est un genre littéraire qui a pour but de faire peur. Le lecteur doit constamment jongler entre explications rationnelles et surnaturelles, en s'appuyant sur les éléments que lui offre le narrateur, tout en sachant que son point de vue peut être altéré. Mais bref, c'est le moment que vous attendez tous le résumé du bouquin. Mais avant de commencer, si vous voulez soutenir la chaîne, n'hésitez pas à vous y abonner, à lâcher un commentaire, un petit like, enfin voilà, vous connaissez la musique. C'est vraiment le seul moyen de me soutenir et ça fait vraiment plaisir. Allez, commençons. 8 mai. Le narrateur débute l'écriture de son journal en Normandie, dans sa maison familiale et il exprime son bien-être. Il regarde au loin la ville de Rouen et admire les bateaux qui naviguent sur la scène, dont un magnifique trois mâts brésilien qu'il salue. 12 mai. Un inexplicable malaise s'installe. Il se sent accablé par une mélancolie qu'il ne comprend pas. Une fatigue inhabituelle l'envahit comme si quelque chose d'invisible pesait sur lui. Il se questionne sur l'existence d'un monde invisible à ses sens qui pourrait expliquer sa tristesse. 4 jours plus tard, sa fièvre s'accroît. Le narrateur pressent qu'un danger plane sur lui et suppose qu'il est peut-être atteint d'un mal mortel. 18 mai. Le narrateur décide de consulter un médecin qui lui prescrit des douches et du bromure de potassium pour calmer ses symptômes et pour l'aider à mieux dormir. 25 mai. Le narrateur ressent une inquiétude incompréhensible à mesure que l'ordre de se coucher approche. Chaque nuit, il retarde le moment de rejoindre sa chambre, ferme la porte à double tour, vérifie sous son lit et, à l'affût du moindre bruit, attend anxieusement que le sommeil s'empare de lui. Quand il finit enfin par fermer les yeux, il sombre dans un cauchemar dans lequel quelqu'un l'étrangle sans qu'il puisse crier ou se défendre. Il se réveille en sursaut, allume la lumière et constate qu'il est bien seul dans sa chambre. Il finit par se rendormir calmement jusqu'au lendemain, mais cette crise se répète soir après soir. 2 juin. Le narrateur continue de suivre son traitement prescrit par son médecin, mais rien n'y fait. Son état s'aggrave. Malgré sa fatigue, il décide d'aller se promener dans la forêt afin de se ressourcer au contact de la nature. Mais la balade tourne mal lorsqu'au détour d'un chemin, il est saisi par l'angoisse d'être suivi. Il prend peur, panique et perd le sens de l'orientation un instant avant de retrouver son chemin. 3 juin. La nuit suivante est similaire aux précédentes. Le narrateur prévient son lecteur qu'il va s'absenter quelques semaines car il souhaite partir en voyage pour se ressourcer. 2 juillet. Le narrateur reprend le cours de son récit. Il raconte que durant ces semaines d'absence, il a visité le Mont Saint-Michel et que cette découverte l'a émerveillé. Il relate une conversation avec un moine qui lui a confié croire en l'existence d'êtres invisibles. 3 juillet. Le narrateur a mal dormi. La veille, à son retour, il a constaté que son cocher avait mauvaise mine. Ce dernier lui a alors expliqué qu'il dormait mal depuis le départ du narrateur. 4 juillet. Décidément, les cauchemars ne cessent de le hanter. Dans ses cauchemars, il a l'impression que cet être invisible aspire sa vie. Le narrateur envisage de repartir quelques jours si cela continue. 5 juillet. À son réveil, le narrateur se questionne et pense avoir perdu la tête. Il raconte que durant sa nuit très agitée, il s'est réveillé pour boire. Il a constaté que la carafe pleine d'eau qu'il avait posé la veille sur la table était au matin totalement vide. Il se convainc que la seule explication rationnelle à cet incident est qu'il est somnambule. 6 juillet. Le lendemain, même chose. L'eau de la carafe a encore été bue pendant la nuit. Le narrateur pense qu'il est devenu fou. 10 juillet. Le narrateur fait le compte-rendu d'une expérience qu'il a mené ces derniers jours afin de vérifier qu'il est bien somnambule et que c'est lui qui boit pendant la nuit. Il a enveloppé une bouteille de lait et d'eau de linge qu'il a posé sur sa table de chevet et a marqué ses lèvres, sa barbe et ses mains avec de la mine de plomb. Au réveil, il remarque que les linges ne sont pas tachés mais que le contenu des bouteilles est vide. Terrorisé, il décide de partir pour Paris. 12 juillet. À Paris, le narrateur retrouve sérénité et joie. Il se divertit au théâtre, rend des visites, fait des courses et en conclut que sa solitude en Normandie est à l'origine de ses terreurs et de sa déraison. 14 juillet, jour de la fête nationale. Le narrateur expose son opinion sur la stupidité du peuple, sur ceux qui le dirigent et sur la notion de ce qui est réel et de ce qui n'est qu'illusion. 16 juillet. Le narrateur raconte qu'il est allé la veille chez sa cousine madame Sablé et que parmi les autres invités, il y avait un médecin spécialiste des maladies nerveuses et de manifestations extraordinaires. Ce dernier a fait une démonstration de magnétisme et d'hypnose sur la maîtresse de maison. Le narrateur n'est pas convaincu et soupçonne le médecin d'avoir organisé cette supercherie. Mais tous ses doutes se dissipent au petit matin lorsque sa cousine vient lui emprunter de l'argent comme le lui avait suggéré le docteur la veille pendant la séance d'hypnose. Le narrateur est stupéfait de voir à quel point la suggestion a transformé sa cousine au point de lui faire exécuter une tâche qu'elle n'aurait jamais osé faire si elle avait été dans son état habituel. Lorsque le docteur annule les effets de sa suggestion, madame Sablé ne se souvient plus de rien. Le narrateur est bouleversé de cette expérience. 19 juillet. 3 jours plus tard, le narrateur raconte que les personnes à qui il a raconté cette expérience se sont moquées de lui. Il ne sait plus quoi penser. 21 juillet. Le narrateur explique que les lieux peuvent avoir une influence sur l'esprit humain. Il annonce qu'il va rentrer chez lui la semaine prochaine. 30 juillet. Le narrateur est de retour chez lui depuis la veille et tout se passe très bien. 2 août. Le narrateur dit qu'il passe des journées paisibles. 4 août. Les domestiques du narrateur s'accusent les uns les autres d'avoir cassé un verre pendant la nuit. 6 août. Le narrateur raconte qu'il se promenait dans le jardin lorsqu'il a vu une tige d'un rosier se tordre et se casser comme si une main invisible venait de cueillir la fleur pour la porter à la hauteur d'un nez. N'ayant pas pu arracher cette rose à cette main invisible afin de s'assurer que ce n'était pas une hallucination, le narrateur explique qu'il a effectivement constaté qu'un être invisible vit bel et bien sous son toit. 7 août. Le lendemain, le narrateur se questionne et estime qu'il n'est pas fou car il est conscient de son état et qu'il arrive à établir des raisonnements. Il cherche alors des explications plausible, scientifique à son incapacité à contrôler l'irréalité de ses hallucinations. Il raconte également qu'il se sent oppressé par une force cachée qui le rend mal à l'aise et l'angoisse. Le 8 août, le narrateur dit que l'être invisible ne se manifeste plus mais qu'il ressent encore sa présence. 9 août. Il ne se passe rien. 10 août. Même chose pour le surlendemain mais le narrateur semble angoissé. 11 août. Le narrateur dit qu'il ne peut plus rester chez lui et qu'il veut partir. 12 août. Le lendemain, malgré cette envie, il n'y arrive pas. Le 13 août, il se sent vidé de toute volonté, de toute force et de tout courage pour mettre son projet de partir à exécution. Il a l'impression d'être contrôlé par cet être invisible. 14 août. Ce sentiment d'impuissance s'accroît. Le narrateur appelle au secours et demande à ce qu'on le sauve de cette souffrance et de cette torture. 15 août. Le narrateur se compare à sa cousine lorsque cette dernière était sous l'emprise des effets de l'hypnose. Il aimerait tellement fuir mais il a l'impression qu'un être invisible l'en empêche et gouverne son esprit. 16 août. Le lendemain, le narrateur réussi à s'échapper de la maison. Il se rend à la bibliothèque de Rouen et au moment d'en repartir, il ordonne contre son gré au cocher de rentrer à la maison au lieu de l'emmener à la gare. Il se sent repris par l'être invisible, il est angoissé et affolé. 17 août. Le narrateur raconte un phénomène étrange qui lui est arrivé. Alors qu'il s'était assoupi tard dans la nuit, il est réveillé par un sentiment bizarre et constate avec surprise qu'une page de son livre, resté ouvert, vient de tourner toute seule comme si une main invisible feuilletait l'ouvrage. Il réalise alors que l'être invisible s'est installé dans son fauteuil pour lire son livre. Dans un élan de colère et de révolte, il se précipite vers le siège pour rattraper l'être invisible. Ce dernier prend peur et s'enfuit. Le narrateur reprend espoir. Car il lui semble qu'il pourra un jour se libérer de cette emprise. 18 août. Le narrateur décide de se soumettre à la volonté de cet être invisible avant de riposter. 19 août. Le narrateur découvre dans une revue scientifique un article relatant une sorte d'épidémie de folie qui a frappé une région au Brésil. Les habitants se sentaient possédés par des êtres invisibles et ont vécu des événements similaires à notre narrateur. Le narrateur se rappelle alors qu'il avait aperçu un trois mâts arrivant du Brésil. L'être invisible devait sûrement se trouver au bord de ce bateau. Le narrateur pense que le but de cet être invisible est de contrôler la race humaine. Puis, il croit entendre le nom de cette être, le Horla. Le narrateur déclare alors qu'il tuera le Horla. 19 août, même journée. Le même jour, le narrateur tend un piège au Horla. Il veut voir à quoi il ressemble et veut réussir à l'attraper afin de le tuer. Il s'installe dos au miroir de son armoire et fait semblant d'écrire. Lorsqu'il lui semble sentir la présence du Horla lire par-dessus son épaule, il se retourne brusquement face au miroir. Prêt à attraper la présence et constate avec effroi qu'il ne voit plus son propre reflet dans la glace. Il pense que ce phénomène est dû au fait que le Horla se trouve entre lui et le miroir. L'instant suivant, à la manière d'une brume qui se dissipe, le narrateur voit peu à peu son image se refléter de nouveau dans la glace. Il ressort épouvanté de cette expérience. 20 août. Le narrateur cherche un moyen d'anéantir le Horla et écarte l'idée de l'emprisonner. 21 août. Le narrateur établi une stratégie. Il commande auprès d'un serrurier de Rouen une installation de persienne et une porte en fer pour sa chambre.
[11:08]Le narrateur sait qu'il manque de courage, mais il s'en moque. 10 septembre. Dernière page du journal. La veille, le serrurier est venu installer les persiennes et la porte en fer de la chambre. Le soir, le narrateur ayant senti la présence du Horla, raconte qu'il a fait mine de se préparer à aller au lit. Il ferme les persiennes, ferme la porte en fer et cadenasse les fenêtres. Il ressent la présence du Horla qui semble s'agiter autour de lui, lui ordonnant d'ouvrir les issues. Le narrateur ne cède pas et se glisse rapidement en dehors de la chambre sans que le Horla n'ai eu le temps de le rattraper. Il dévale les escaliers, se rend dans le salon, renverse une lampe à huile et met le feu à la maison avant de la quitter. Il se cache au fond du jardin, observant le bâtiment. Il aperçoit la fumée et les flammes s'étendent. S'ensuit des cris provenant du dernier étage. Le narrateur réalise avec horreur qu'il a emprisonné ses domestiques. Il court chercher de l'aide dans le village, mais lorsqu'il revient, la maison n'est plus qu'un immense bûcher dans lequel les domestiques et le Horla sont piégés. Le narrateur reste dubitatif. Il n'a toujours pas la certitude que cet être invisible soit mort. Les êtres invisibles ne peuvent peut-être pas mourir comme un simple humain. Le narrateur conclut que le Horla ne peut pas avoir succombé à cet incendie et que le seul moyen d'en venir à bout est de mettre fin à sa propre vie. Et c'est comme ça que se termine cette histoire. Si vous vous souvenez de ce que j'ai dit en début de vidéo, avec le récit fantastique, le lecteur hésite entre une explication rationnelle réelle et une explication surnaturelle. C'est-à-dire, est-ce qu'on peut dire que le narrateur est fou ou est-ce qu'il a vraiment vécu ces événements ? Est-ce qu'il a vraiment croisé le chemin d'un être invisible ? Et ben, je trouve que cette nouvelle ne nous laisse que très peu d'éléments nous permettant de pencher d'un côté plutôt que d'un autre. Un élément important c'est que dans la nouvelle, le journal commence le 8 mai. Mais on ne sait pas si le 8 mai justement est le premier, la première page du journal ou si il y avait justement d'autres pages avant et que l'auteur est décidé de nous sélectionner du 8 mai jusqu'au 10 septembre. Parce que s'il y avait peut-être des pages avant, et ben ça voudrait dire que ce n'est pas justement ces événements un peu surnaturels, ces angoisses qui ont poussé le narrateur à écrire ce journal. Et peut-être qu'avant cela, le narrateur a peut-être déjà transmis certains éléments nous permettant de dire que le narrateur est fou. Et le fait aussi d'utiliser un journal, bah brouille encore plus les pistes parce que on a le point de vue du narrateur, donc on sait pas si son esprit a été altéré. On peut se poser des questions d'un côté, comme il le dit, bah il a cette manière de réfléchir. Il emploie certaines stratégies pour essayer d'attraper le Horla, mais d'un autre côté, lorsqu'on a des moments de démence, de folie, et ben, peut-être qu'on n'est pas forcément au courant, même si on peut être la personne la plus saine au monde. Parfois, il a ses moments de folie et d'autres fois, c'est mon lucidité, notamment au moment où il met le feu à sa maison et qu'il se rend compte juste après, bah qu'il a tué ses domestiques. Voilà pour terminer, je voudrais souligner le lien qu'il y a entre le Horla et Maupassant, qui souffrant de la syphilis, et ben, ce dernier a eu des petits problèmes psychiques et psychologiques et a fini par se suicider. Enfin voilà, j'espère que cette vidéo vous aura plu. Si cette vidéo t'a plu, n'hésite pas à mettre un petit like, à partager la vidéo, à mettre en commentaire tes conseils ou tes insultes. Si tu ne t'abonnes pas, tu seras hanté par le Horla. Voilà, c'était Remy. Ciao.



