[0:00]Benjamin, j'ai des phobies d'impulsion, j'ai envie de faire une Masiero. J'ai envie de me foutre des tampax usagés derrière les oreilles et d'invectiver la ministre.
[0:09]Dites donc, Catherine, vous en avez pas marre de sacrifier la culture sur l'hôtel du capitalisme le plus rance alors que vous êtes nommée depuis 2h.
[0:16]C'est un honneur, cher Benjamin, de partager cette soirée avec vous, qui êtes un si grand acteur.
[0:22]Vous pouvez tout jouer, un chef d'orchestre, un marié qui s'envole, même l'Abbé Pierre innocent.
[0:29]Crevons l'abcès, je le fais pour vous, Benjamin, c'est l'éléphant dans la pièce.
[0:33]Non mais tout le monde ne pense qu'à ça depuis 20 minutes. Il faut séparer Benjamin de l'Abbé.
[0:39]Pas d'amalgame. Benjamin ne savait pas, d'accord, quand il a accepté le rôle.
[0:43]Il a perdu 20 kg, il a fait Saint-Jacques de Compostelle sur les genoux. Il allait tout droit vers le César, le bonhomme.
[0:50]Tout ça pour quoi ? Pour découvrir finalement que le vioque avait collé son vieux machin tout mou sur tout Emmaüs.
[0:56]Promettez-nous, Benjamin, soyez plus vigilant dorénavant.
[1:01]Allez, je me dépêche de lire les nommés. Oui s'il vous plaît, merci. Benjamin tient à ce que cette cérémonie se passe bien. Il a en ce moment même un film dont le financement est en cours.
[1:11]C'est le biopic de Jackland. Allez, c'est bon, c'est bon, c'est bon.



