[0:02]Bienvenue sur Iniléa, c'est parti. Bonjour à tous et bienvenue sur Iniléna. Dans cette vidéo, nous allons vous parler de la puissance des États-Unis dans le monde d'aujourd'hui. Tout d'abord, nous allons vous faire une petite mise en situation. Après la guerre froide, les États-Unis sont devenus une des deux superpuissances mondiales. Lors de la chute de l'URSS en 1991, les États-Unis sont devenus la seule hyperpuissance. Aujourd'hui, il constitue toujours la première puissance politique, économique, militaire et culturelle, mais sont concurrencés dans un monde désormais multipolaire. Les États-Unis sont une hyperpuissance grâce à leur parfaite utilisation du soft power et du hard power. Commençons par définir le terme de puissance. La puissance est la capacité d'un état à agir sur le monde qui nous entoure grâce à son poids territorial démographique, économique, diplomatique et culturel permettant d'exercer une influence. Nous nous demanderons alors si les États-Unis dominent toujours le monde. Dans un premier temps, nous verrons les lieux et les formes de puissance aux États-Unis. Puis, dans un second temps, le débat mondial entre l'unilatéralisme et le multilatéralisme. D'une autre part, nous verrons les points d'appui et les zones d'influences de cette puissance dans un monde multipolaire et pour finir, on vous fera une petite conclusion. Bon visionnage. Commençons par les lieux et les formes de puissance aux États-Unis. Un territoire qui illustre la puissance traditionnelle des États-Unis. La puissance des États-Unis prend plusieurs formes. Depuis le 19e siècle, elle s'appuie sur la maîtrise d'un territoire et sur le renouvellement de ses moyens. Les États-Unis ont toujours favorisé la création d'organisations comme l'OMC, Organisation mondiale du commerce, l'ONU, ou encore le G7, qui est un groupe de discussion et de partenariat économique de sept pays afin d'être les plus grandes puissances avancées du monde. Au nord-est des États-Unis, de Boston à Washington, s'étire la mégalopoles qui concentre les principaux lieux de pouvoir du territoire. Tout d'abord, la capitale Washington, qui concentre le pouvoir politique avec la Maison Blanche et le Capitol, le pouvoir judiciaire avec la Cour suprême et le pouvoir militaire avec le Pentagone. Puis New York, principale métropole et capitale économique des États-Unis avec le quartier des affaires de Manhattan, la Bourse de Wall Street, première place boursière de la planète. Et enfin Boston, qui a développé toute une économie du numérique autour de l'université du MIT et de Harvard, première et deuxième université mondiale. New York, et plus précisément le quartier de Manhattan est considéré comme la capitale mondiale. Nous y trouvons le siège de l'ONU, les sièges sociaux des FTN, entreprise active et implantées dans plusieurs pays grâce aux filiales qu'elles détiennent. Mais nous y trouvons également des sites touristiques mondialement connus comme Central Park ou encore le Metropolitan Museum of Arts et des universités hautement réputées comme Columbia ou l'Université de New York. Cette puissance a donné apparition au dollar qui reste tout de même la monnaie des échanges internationaux, mais elle a également vu naître les grandes firmes transnationales, FTN, dont les rois des services informatiques et des nouvelles technologies, les Gafam. L'importance du soft power. Les manières de vivre dans le monde se rapprochent de l'Américaine Way of life. Ainsi, la planète s'américanise. C'est le soft power, il désigne l'influence culturelle. Ce mode de vie américain a beaucoup de succès dans le monde. Il est entretenu par des entreprises, des films produits à Hollywood et l'attrait des universités américaines. Les États-Unis constituent ainsi un pôle d'innovation majeur dans le domaine des hautes technologies. Hollywood, ce quartier de Los Angeles, incarne à lui seul la puissance industrie cinématographique américaine. 11,4 milliards de dollars. Ce chiffre colossal est le revenu du cinéma en 2018 des États-Unis. Les États-Unis ont réalisé les plus gros succès mondiaux comme Avatar en top 1, Titanic ou encore Star Wars. Les États-Unis ont également créé les plus grandes plateformes du numérique comme Google qui fait partie des Gafam ou encore Netflix. L'université de Boston, Harvard ou encore la MIT accueille de nombreux étudiants de multiples nationalités. Les universités dans le Massachusetts sont un symbole de la puissance technologique américaine. Les biotechnologies, un exemple de la supériorité technologique de Boston. Bill Gates, directeur de Microsoft, Marc Zuckerberg, directeur de Facebook et Elon Musk, directeur de PayPal et de SpaceX, reflète la puissance technologique des États-Unis. Tous les trois ont fréquenté l'un de ces établissements d'enseignement supérieur de Boston. Nous allons désormais aborder le débat international entre l'unilatéralisme et le multilatéralisme. La politique étrangère des États-Unis face au reste du monde agité entre multilatéralisme et unilatéralisme en fonction du président au pouvoir. Tout d'abord, définissons le terme principal. L'unilatéralisme est une attitude qui consiste pour une puissance à décider d'une action sans tenir compte du point de vue des autres ni des instances internationales. Ce sont notamment les politiques de Georges Washington Bush de 2001 à 2009 et de Donald Trump élu en 2017. America First fut l'un des slogans de campagne de Donald Trump. Il cherchait à séduire un électorat inquiet du déclassement de son pays et nostalgique du temps de la superpuissance américaine. Depuis 2016, Donald Trump a volontairement bousculé les codes traditionnels de la politique des États-Unis en plaçant systématiquement les intérêts américains en premier. En lançant la guerre commerciale contre la Chine, en menaçant la Corée du Nord de frappes nucléaires, en menaçant l'OTAN de disparition ou encore en rejetant l'accord avec l'Iran. Trump a volontairement rejeté tous les accords internationaux qui contraignaient son pays. Si certains observateurs ont voulu voir avec la victoire de Joe Biden le retour à une politique plus multilatérale, la réalité doit être nuancée. La politique unilatérale est modulée en fonction du président mais reste une posture majeure. Comme le dit Pascal Boniface, directeur de l'Iris, l'unilatéralisme américain reste le fondement de leur politique extérieure. Les États-Unis et le multilatéralisme. Le multilatéralisme est la politique d'un État qui agit en coopération avec d'autres États, avec ou par le biais de grandes conventions ou d'institutions internationales. Le multilatéralisme des États-Unis correspond à ses liens de coopération avec d'autres États. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis sont à la tête de plusieurs coopérations avec d'autres pays. Comme par exemple, les accords de Bretton Woods qui établissent le GATT, l'accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, devenu en 1995 l'OMC. Ou encore les COP, conférence des parties, comme la COP 26 par exemple.
[7:05]Le dernier président à avoir incarné la politique multilatérale est Barack Obama lors de ses mandats de 2009 à 2017. Il obtient alors le prix Nobel de la Paix en 2009 pour ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et la coopération internationale entre les peuples. Nous allons nous pencher sur les points d'appui et zones d'influence des États-Unis dans un monde multipolaire des tensions entre alliés. Les États-Unis et l'Europe en entretiennent des relations économiques, commerciales, militaires et diplomatiques importantes et anciennes. Le principal outil de ces relations est l'alliance militaire fondée durant la guerre froide et renforcée avec la chute du mur de Berlin. Ce fonctionnement est désormais critiqué des deux côtés. En effet, les États-Unis réclament une meilleure répartition des dépenses militaires et l'Europe de son côté cherche à développer une armée européenne dans le sillage de la France. Dans le domaine économique, les conflits commerciaux se multiplient. Comme par exemple, la dénonciation des subventions publiques aux entreprises. En effet, les États-Unis dénoncent le financement européen du groupe Airbus ou encore les taxes mises sur les Gafam et pour finir, la critique des Américains sur l'interdiction européenne d'exporter de la viande bovine aux hormones vers l'Union européenne. Ensuite, l'Amérique Latine est considérée comme le jardin des États-Unis. Alors que depuis le 19e siècle, les États-Unis considèrent l'Amérique Latine comme leur chasse gardée, doctrine Monroe et sa politique isolationniste. Les tensions entre l'Amérique Latine et les États-Unis se multiplient. Mur avec le Mexique et discours anti-migrants. Les tensions restent fortes, les pays du sud dénoncent les pratiques impérialistes des États-Unis, notamment au sein de l'association Alba, Association Bolivarienne pour les Amériques. L'émergence de nouveaux concurrents. Le proche et Moyen-Orient est un espace de tension et de conflit. Actuellement, les États-Unis y exercent une force majeure. Durant la guerre froide, ils ont mis en place des alliances en s'appuyant sur deux petites puissances, l'Arabie Saoudite et Israël contre l'Iran. L'Asie Pacifique est devenue le centre de gravité de l'économie mondiale. Les États-Unis cherchent donc à conserver leur suprématie en s'appuyant sur leurs alliés traditionnels, le Japon et la Corée du Sud. Les crises diplomatiques avec la Corée du Nord et la guerre commerciale déclenchée depuis 2016 avec la Chine ont engendré une hausse des tensions dans la région, comme dans la mer de Chine. Les États-Unis font désormais face à la concurrence chinoise aux ambitions maritimes grandissantes. Pour conclure notre sujet, nous pouvons dire alors que les États-Unis disposant d'un territoire connecté et intégré à l'économie mondiale veulent garder leur domination dans plusieurs domaines tels que la technologie ou la culture.
[10:01]Dans le domaine de la politique internationale, si les États-Unis ont souvent cherché à s'appuyer sur les institutions mises en place dans une logique multilatérale, leur engagement reste marqué par une défense unilatérale des intérêts stratégiques du pays. Si la présidence de Trump a semblé marquer un repli diplomatique des États-Unis, ils conservent cependant des points d'appui et des alliances militaires qui leur permettent de conserver une place à part dans la géopolitique mondiale. Comme l'a déclaré Barack Obama en 2009, les États-Unis ne peuvent résoudre seuls les grands défis qui se posent au monde, mais sans les États-Unis, ceux-ci ne peuvent être résolus. C'était Iniléma et on vous remercie pour votre écoute.



