[0:00]Donald Trump est-il lâché par son propre pays et ses soutiens dans la guerre qu'il mène en Iran ? Ses objectifs, qu'ils soient connus ou encore flou, ou encore le coût de l'opération sont notamment au cœur des critiques. Salut tout le monde, j'espère que vous allez bien et comme chaque jour, là c'est donc le sujet à la une de ses actualités du jour. Disponible sur YouTube et en podcast audio sur toutes les plateformes. Cela fait maintenant 11 jours que les États-Unis et Israël ont commencé à bombarder massivement l'Iran. Tuant notamment l'ancien guide suprême iranien, l'Ayatollah Khamenei et que en réponse, et bien l'Iran bombarde Israël et bombarde aussi de nombreux pays de la région. Une situation globale qui provoque, selon l'Organisation des Nations Unies, une crise humanitaire majeure et des milliers de morts dans la région. Et si vous voulez en savoir plus avec différentes questions et différents angles, on en parle régulièrement sur la chaîne depuis une dizaine de jours. Mais aujourd'hui donc, on voulait revenir sur le poids de cette guerre aux États-Unis et à quel point est-ce que c'est un terrain extrêmement glissant pour Donald Trump. Alors évidemment, il y a d'abord le coût humain avec sept soldats américains qui ont été tués dans ce conflit. Mais le coût, il n'est pas que humain. Cette guerre, elle a un important coût économique qui pourrait affecter directement les Américains de différentes façons. D'abord, selon une première estimation du Pentagone, donc l'équivalent du ministère des Armées aux États-Unis, la guerre en Iran coûterait environ 1 milliard de dollars par jour à l'économie du pays. Mais attention, ce chiffre, il n'est pas définitif puisque l'armée reste tout de même assez opaque et floue sur le coût réel de ses opérations et forcément, ça peut varier entre les premiers jours de la guerre et ceux qui suivent. Mais le plus délicat dans tout ça, c'est que personne ne sait quand est-ce que cette guerre pourrait finir. D'un côté, Donald Trump affirme exiger, je cite, une capitulation sans condition de l'Iran. Au début de la guerre, il y a un peu plus d'une semaine, il affirmait que la guerre allait durer environ 4 à 5 semaines voire plus. Mais ce lundi, il a affirmé finalement que la guerre en Iran était, je cite, bientôt finie. Disons les choses, Trump et son équipe ont des propos assez contradictoires sur la question de cette durée puisque Trump a aussi déclaré hier que les Iraniens seraient frappés 20 fois plus fort s'ils bloquaient encore le détroit d'Ormuz. Ce détroit d'Ormuz, c'est donc ce point de passage du pétrole dont on a beaucoup parlé ces derniers jours. Et de son côté, le président iranien affirme qu'Israël et les États-Unis peuvent, je cite, emporter dans leurs tombes leur souhait de voir le peuple iranien se rendre. Aujourd'hui, il est donc encore difficile de savoir réellement combien de temps tout cela peut durer. Mais disons les choses, tout cela c'est aussi renforcé par le fait que les objectifs réels de Donald Trump aujourd'hui, ils sont très flous. C'est assez évident, il y a une volonté à minima de porter un coup très dur au régime islamique qui est au pouvoir en Iran. Mais la question c'est, jusqu'où souhaite-t-il aller réellement ? Est-ce qu'il souhaite faire complètement chuter le régime islamique iranien ? Souhaite-t-il détruire complètement les capacités militaires du pays ? Et ce qu'il souhaite détruire plus précisément les capacités nucléaires de l'Iran ? Et encore, ça c'était les objectifs initiaux, cette guerre, elle a été démarrée ici, elle a forcément des conséquences. Il faut quand même rappeler qu'il y a des négociations sur le nucléaire iranien qui étaient en cours ces dernières semaines. Et certains estiment qu'en réalité, cette guerre déclenchée par les États-Unis et Israël, elle pourrait potentiellement, et bien pousser l'Iran à se doter maintenant à tout prix en quelque sorte d'une arme nucléaire. Estimant donc que la voie de la négociation n'est pas possible avec les États-Unis. Et encore, on n'a pas non plus évoqué le fait que et bien l'Iran depuis le début de cette guerre, tente pour s'en sortir parce que de fait, son armée est plus faible que les États-Unis, tente finalement d'élargir le conflit, d'élargir la guerre. C'est une façon pour l'Iran de se défendre. Ça passe par des frappes sur des pays du Golf, ça passe donc par le blocage du détroit d'Ormuz. Tout cela rend finalement la fin de la guerre beaucoup plus incertaine, mais surtout ça point d'inquiétude, on prendra le temps dans les prochains jours d'analyser la situation beaucoup plus en détail. Bref, ce qui est sûr, c'est que la guerre pourrait durer longtemps, d'autant que selon Politico, et bien le responsable des opérations militaires des États-Unis au Moyen-Orient a demandé au Pentagone de mobiliser davantage d'officiers du renseignement militaire pour soutenir des opérations contre l'Iran pendant au moins 100 jours. Les États-Unis se préparent donc à cette éventualité. Alors je le disais, tout cela met Donald Trump dans une situation particulièrement délicate. Même si les sondages sont toujours évidemment à prendre avec beaucoup de précautions, il y a eu plusieurs sondages parus ces derniers jours qui montrent que globalement, environ la moitié voire un peu plus de la moitié des Américains et bien désapprouvent la décision des États-Unis d'intervenir militairement en Iran. Il y avait notamment une enquête de Reuters et Ipsos, il y a quelques jours, qui affirmait que 43 % des Américains désapprouvaient les frappes militaires américaines contre l'Iran et que 54 % des sondés seraient moins enclin à soutenir l'action militaire si elle entraînait des pertes humaines américaines. Sauf que ça, c'est un sondage qui avait été publié donc le 1er mars, désormais, c'est le cas, il y a eu des pertes humaines du côté des États-Unis. Autre élément, si on rentre dans le détail, il y a seulement une courte majorité des Républicains, donc du camp de Donald Trump qui approuvait il y a quelques jours les bombardements. Ça veut donc dire aussi que beaucoup finalement d'électeurs de Donald Trump ne soutiennent pas ces frappes. Beaucoup estiment en effet, on en a déjà parlé que, et bien ça entre en opposition ou en contradiction avec le slogan de Trump America First, donc l'Amérique d'abord. D'autant que Trump avait fait de la limitation de l'arrêt des interventions militaires coûteuses à l'étranger un des points centraux de sa campagne. Par ailleurs, la guerre se fait déjà sentir d'un point de vue économique aux États-Unis, notamment sur le prix de l'essence sur place. Tout cela pourrait donc impacter la popularité du président des États-Unis. Et il faut garder en tête qu'au mois de novembre, il y a des élections de mi-mandat qui sont très importants, les fameux Midterms. C'est des élections qui servent à élire les élus de la Chambre des représentants, donc l'équivalent de l'Assemblée nationale ainsi qu'un tiers du Sénat. Il y a donc un enjeu important de son côté. En tout cas, concernant la situation plus globalement, on peut quand même noter que le prix du pétrole est retombé de 10 % ce mardi après des hausses spectaculaires qu'on avait noté lundi. Alors ça reste tout de même bien au-dessus de ce qu'il y avait il y a quelques semaines. On peut aussi noter que Trump a dit qu'il réfléchissait à prendre selon ses mots du détroit d'Ormuz. Ce détroit donc qui est aujourd'hui bloqué encore une fois par l'Iran. Ce lundi, la France affirmait aussi vouloir mettre en place une opération défensive, je cite, pour permettre aux navires pétroliers de circuler dans le détroit d'Ormuz. Trump a aussi annoncé ce lundi qu'il comptait mettre fin ou mettre en pause plutôt certaines sanctions imposées à plusieurs pays dans le monde sur la question du pétrole. Notamment dans l'objectif donc de réduire les prix de l'essence jusqu'à ce que la situation s'arrange. Autrement, on en a beaucoup parlé ces dernières heures sur Instagram, les bombardements se poursuivent au Liban, en Iran, en Israël, dans plusieurs pays du Golf. La tension globalement ne faiblit pas. Du coup, on va continuer à vous informer directement sur Instagram, je pense que vous le savez et on continue aussi ce format des actu du jour directement aussi en podcast audio. Je vous mets le lien du compte Instagram directement en description. Merci pour tous vos retours, merci pour votre confiance. Je vous laisse avec Léa pour les actualités du jour et je reviens juste après. Merci Hugo et bonjour à tous. On commence avec cette actu. Le président du Liban, Joseph Aoun, a accusé ce lundi le Hezbollah de vouloir provoquer, je cite, l'effondrement du pays au profit de l'Iran. Le Hezbollah, qui est un parti politique islamiste libanais, mais aussi une organisation armée classée comme terroriste par de nombreux pays, est un allié majeur de l'Iran et du Hamas à Gaza. Joseph Aoun l'a qualifié de faction armée échappant à l'autorité de l'État libanais qui ne tient pas compte des intérêts du Liban ni de la vie de son peuple. Le gouvernement libanais a par ailleurs décidé d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah au Liban. Pour mettre fin à la guerre, le président propose une trêve avec Israël, un soutien logistique pour renforcer l'armée libanaise et son déploiement dans les zones de conflit ainsi que l'ouverture de négociations directes avec Israël sous parrainage international. Depuis une semaine, les bombardements israéliens au Liban, notamment sur Beyrouth, ont fait plus de 480 morts et déplacé plus de 500 000 personnes, selon les autorités libanaises. À noter que parallèlement, l'ONG de défense des droits humains Human Rights Watch accuse aussi Israël d'avoir utilisé illégalement du phosphore blanc sur une zone résidentielle du sud du Liban début mars. Une substance chimique qui s'enflamme au contact de l'oxygène pouvant provoquer incendie, brûlure grave et lésions respiratoires. L'armée israélienne affirme ne pas être au courant et dit ne pas pouvoir confirmer cette utilisation. À noter qu'en droit international humanitaire, les armes incendiaires ne sont pas interdites en tant que tel, mais leur usage est strictement encadré avec l'obligation pour les États de prendre toutes les précautions possibles pour protéger les civils. Deuxième actu qui concerne l'incendie du Nouvel An, survenu dans une station de ski de Crans Montana en Suisse. Cinq responsables et ex-responsables de la commune sont visés par l'enquête sur l'incendie. Alors pour vous remettre dans le contexte, 41 personnes sont mortes et 115 ont été blessées dans la nuit du Nouvel An dans l'incendie du bar Le Constellation. Selon l'enquête, l'incendie a été déclenché par les étincelles de bougie scintillante qui ont enflammé une mousse d'insonorisation au plafond du sous-sol de l'établissement. Et donc, parmi les nouvelles personnes visées par l'enquête, il y a le président de la commune de Crans Montana, Nicolas Ferro, un ancien conseiller communal chargé de la sécurité, un ancien responsable de la sécurité en protection incendie et son adjoint, ainsi qu'un membre de l'équipe de sécurité publique.
[9:00]Neuf personnes sont désormais visées par l'enquête pour "incendie par négligence, homicide par négligence et lésions corporelles graves par négligence", dont les propriétaires du bar, un couple de Français, l'actuel responsable du service de sécurité de Crans Montana et son prédécesseur. Certains, dont le propriétaire du bar, Jacques Morice, doivent être entendus par le ministère public, chargé de lever le voile sur les circonstances exactes de l'incendie, le respect des normes de sécurité par les propriétaires et les autres responsabilités entre les 7 et 15 avril. Troisième actu en Algérie, le Parlement a approuvé ce lundi une version mise à jour de la loi criminalisant la colonisation française. Dans ce nouveau texte, les demandes d'excuses officielles de la France et de réparations généralisées ont été retirées. La colonisation française de l'Algérie a duré de 1830 à 1962, période durant laquelle l'Algérie accuse la France de massacre, de destruction et de déportation. Fin décembre, une première version de la loi exigeait des réparations intégrales et des excuses formelles pour les crimes coloniaux, mais le Conseil de la nation, donc l'équivalent du Sénat, a émis des réserves en janvier. Le rapporteur de la commission qui a modifié le texte explique que l'Algérie fait passer sa mémoire et sa souveraineté avant tout avantage matériel que ce soit. En revanche, l'article prévoyant des compensations pour les victimes des essais nucléaires français reste inchangé. Le texte requalifie aussi la collaboration des Harkis, donc les Algériens ayant combattu au côté de l'armée française de trahison et non plus de haute trahison. Quatrième actu, à partir de ce mercredi dès 6h du matin, il sera possible de réserver ses billets de train pour les vacances d'été. Et cette année, il y a une nouveauté pour les trains TGV Inoui, Lria et les Ouigo, il sera possible de réserver ses billets de train sur une période de réservation de 6 mois, donc du 4 juillet au 12 décembre 2026 contre 3 mois auparavant. Les voyages à bord de trains Intercités seront ouverts à la vente, mais jusqu'au 16 septembre seulement. À noter que ce délai de 6 mois est déjà appliqué depuis longtemps pour les destinations européennes et par le concurrent italien Trenitalia, qui propose des voyages notamment vers Lyon, Marseille et Milan. Par ailleurs, la SNCF va ajouter 200 000 places dans les TGV Inoui à destination de Marseille et Nice. Et on finit avec cette actu et c'est une bonne nouvelle. Un patient souffrant d'un diabète de type 1 a bénéficié d'une double greffe d'un rein et de cellules de pancréas à partir d'organes d'un donneur décédé. Cette opération qui a été réalisée au CHU de Toulouse est une première en France. Le diabète de type 1, c'est une maladie dans laquelle le pancréas ne produit plus suffisamment d'insuline. Donc l'hormone qui permet de réguler le sucre dans le sang. Grâce à cette intervention, le patient n'a plus besoin d'être dialysé, donc de suivre un traitement médical pour remplacer la fonction de ses reins, selon le centre hospitalier. Il produit aussi désormais lui-même une partie de son insuline. Pour le patient, ça signifie donc moins d'injection et un taux de sucre dans le sang plus stable. La greffe des cellules du pancréas doit permettre de protéger le rein transplanté d'une récidive de diabète. C'est donc une avancée majeure pour les personnes atteintes de cette maladie en France. Le diabète de type 1 toucherait entre 300 et 400 000 personnes dans le pays, selon l'Incerne. Merci beaucoup Léa. Alors, je le disais, pour suivre le reste de l'actualité au quotidien, rendez-vous sur Instagram. Ça permet de suivre en temps réel l'essentiel de l'actualité et de comprendre ce qui se passe. Le nom du compte c'est Hugo Decrypte. Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches et puis on se dit à demain pour une nouvelle vidéo.



