[0:36]Bonjour à tous. De retour en Grèce antique, après avoir vu comment se construisait la société grecque et où le grec ancien vit. Nous allons commencer à nous intéresser à sa vie quotidienne. Et aujourd'hui, c'est sur l'apparence que nous nous penchons. Comment il s'habille, se lavent, se coiffent, quels sont les codes de société et les pratiques conseillées. Et je vais commencer tout cela par la tenue vestimentaire. Les Grecs portent des vêtements sobres, hommes comme femmes. La grande majorité des tenues sont composées de tuniques droites surmontées de capes ou châles. Il faut cependant avouer que d'une manière générale, la plus grande partie de ce que nous savons des vêtements grecs anciens ne reflète que la classe supérieure, car ils étaient ceux le plus souvent représentés dans les œuvres d'art. La tunique masculine, appelée le chiton, est construit dans une ample pièce de tissu rectangulaire, plié par le côté gauche du corps et fixé sur le côté droit. Attaché au niveau des épaules et autour de la taille à l'aide d'une ceinture. Vous avez également sûrement l'image de la grande toge blanche, la fameuse escomis, qui veut dire qu'il laisse une épaule en dehors. Et bien, cette dernière, arrivée à partir du 5e siècle avant Jésus-Christ, pas avant, elle est surtout appréciée des travailleurs et des soldats. L'hiver, l'homme ajoute une couverture de laine ou de fourrure pour se protéger du froid. Bien que modeste, cette tenue incarne pour le grec le chic et l'apparence distinguée. Côté Spartiate, tout est très sommaire. Une cape de laine teinte en rouge cramoisi, c'est une variante appelée Triboune, et un bâton, le bactérion. Il est porté toute l'année, quelle que soit la météo. Le but, vous allez me dire, et bien, encore une fois, prouver leur supériorité et leur impassibilité. Il y a d'ailleurs une règle d'or à Sparte, la cape doit être portée une année durant sans être lavée, afin de montrer que l'on n'apporte aucune attention à son vêtement, symbole d'austérité et de dépouillement. D'ailleurs, ce style de faire, cette vision sera d'ailleurs repris par certains philosophes, notamment Socrate. Pour compléter la tenue, les Grecs sont très souvent pieds nus en intérieur et enfilent des sandales en cuir pour l'extérieur. Là encore, les Spartiates ont leurs petites habitudes, les chaussures sont interdites aux adolescents pour les endurcir. Chapeaux en paille ou feutre, bonnets de laine et autres calottes de cuir viennent compléter cette tenue. Les femmes sont de leur côté, société grecque oblige, beaucoup plus pudiques dans leur tenue que les hommes. Ces derniers sont très souvent torse nu en intérieur, les esclaves et modestes, même parfois entièrement nus. Impensable pour une femme. Elles vont donc porter un peplos, tunique descendant jusqu'aux pieds et le chiton aussi de lin, aussi jusqu'au pied. En dessous de tout ça, hommes comme femmes portent ce que l'on appelle périsoma en guise de sous-vêtement. Alors tous ces habits, et bien, la plupart du temps, ils sont tissés à la maison, dans le gynécée par la femme ou les servantes. Il s'agissait toujours de morceaux de tissu non coupés et non cousus. Cependant, la teinture est l'affaire de professionnels et elle est très chère. Les couleurs les plus appréciées sont le rouge, le violet, le vert et le jaune, toutes obtenues à partir de plantes et de poudre de coquillage. Mais ces habits colorés sont réservés aux riches. Les plus modestes portent uniquement des habits de teinture naturelle ou blanche. Bon, bien s'habiller c'est important mais cela ne fait pas tout. Les Grecs portent une très grande attention à leur hygiène corporelle et à leur apparence en général. Le mot hygiène d'ailleurs vient du mot Heiennon qui veut dire santé. Les femmes font une toilette quotidienne. Les hommes et enfants, eux, vont chaque jour à la palestre où ils prendront un bain à l'eau froide. On y utilise une éponge et une lessive à base de cendre de bois et de chaud, de soude et de nitrate de potassium ou même d'argile pour se nettoyer. L'acidité de ses bains irritant la peau, nécessite de bien s'enduire le corps d'huile. Et tenez-vous bien, ce n'est pas moins de 30 litres d'huile d'olive par an qui est consommé en moyenne par un grec adulte. On n'hésite pas non plus à s'appliquer des fards. Jamais oublier de se nettoyer les oreilles, les ongles et les dents avec des spatules et bâtonnets. Ah et pour terminer, on met du parfum. Tout un art de la parfumerie s'est développé à base de plantes ou d'épices orientales. Il marque une très forte distinction entre riches et pauvres, entre citadins et ruraux. Bien se coiffer est également primordial. Tous les Grecs ont leur petit peigne à la maison. La coupe de cheveux, parlons-en justement. Elle est l'objet de beaucoup d'attention, notamment chez les hommes, et en particulier chez les Spartiates qui portent les cheveux longs et soigneusement tressés, symbole selon eux de l'homme libre. Dans les autres cités, on préfère les cheveux plus courts à l'âge adulte. Mais attention, jamais le crâne rasé. Ceci est un signe distinctif des esclaves. Presque tous les hommes portent des cheveux bouclés, naturels ou pas d'ailleurs, afin de se différencier des barbares. Ils sont parfois maintenus par un bandeau, notamment lors de la pratique sportive. Et déjà à l'époque, messieurs, ne vous en faites pas, on cherche à cacher sa calvitie. Perruque ou fausse mèche sont très prisées pour lesquelles on va dans les Kourea, véritable salon de coiffure. Chez les femmes, et bien les esclaves les portent courts à la manière de leurs homologues masculins. Et les femmes libres préfèrent les garder plutôt longs. Ils se doivent, si possible, d'être bouclés ou ondulés. À noter qu'à l'exception de certaines fêtes, les femmes ne les gardent presque jamais détachés, mais plutôt en tresses ou chignon, coupe beaucoup plus pudique. Les cheveux étaient parfois teints en plongeant un peigne de plomb dans le vinaigre, comme chez les romaines d'ailleurs plus tard. Elle pouvait également les couvrir de poudre colorée. Et les poils alors? Et bien, l'épilation est très courante chez les femmes. Le rasoir est même considéré comme un accessoire plus féminin que masculin. Une technique existe même pour une épilation plus soignée, notamment du maillot, en faisant brûler le poil à l'aide de la mèche du lampe à huile. Nous pouvons citer cette petite adresse féminine à la lampe. J'ouvre les guillemets. Seul, tu éclaires les secrets recoins de nos cuisses, flammbant le poil qui y fleurit. Les hommes préfèrent se laisser pousser la barbe et la moustache, mais jamais de trop. À l'image des cheveux, il ne faut pas négliger l'entretien. Les Spartiates, eux, petite particularité, se rasent entièrement la moustache, ne gardant que la barbe. Pour finir ce petit tour d'horizon de l'apparence, parlons un petit peu du maquillage car il est très développé. Nous avons déjà de quoi colorer les lèvres, le contour des yeux ou les joues. Mais le maquillage est assez mal vu en vérité. Il est souvent réservé aux courtisanes, aux acteurs, aux fêtards et aux femmes dites légères. Au contraire, les bijoux, eux, font fureur. Les plus belles pièces sont en or, très richement ouvragées. Mais on en retrouve aussi en argent, en bronze ou en fer, parfois agrémenté de pierres précieuses ou de perles de verre. Les hommes vont porter des bagues, des broches dans les cheveux et parfois des petits bracelets de chevilles. Les femmes multiplient elles ces ornements en ajoutant des colliers, des boucles d'oreilles et des fibules très ornementées pour accrocher leurs vêtements. Bon, nous avons pu le voir, cet épisode est assez court, mais il me semblait essentiel pour repérer que l'apparence a son importance. À travers sa tenue, bien différente de l'image un peu cliché de ce que nous avons de la toche de philosophe ou de ses bijoux. À travers l'entretien de sa pilosité et de sa coiffure, le grec et la grecque se construisent une apparence très soignée. Bien sûr, il y a de grandes chances que ce travail du quotidien concerne un petit peu moins les couches basses de la société. Mais vous avez désormais une petite idée d'à quoi ressemblent les Grecs qui déambulent dans les rues. Nous l'avons enfin vu, la santé à travers l'hygiène semble une question de premier ordre en Grèce antique. Et encore, ça s'entretient également, vous vous en doutez, par le sport, autre élément indissociable du monde grec.

La vie des GRECS ANCIENS : l'apparence (5/20)
Ave Histoire
10m 9s1,405 words~8 min read
YouTube auto captions
Transcript source
YouTube auto captions
This transcript was extracted from YouTube's auto-generated caption track. The transcript below is server-rendered so it can be read, searched, cited, and shared without opening the original YouTube player.
Pull quotes
[0:36]De retour en Grèce antique, après avoir vu comment se construisait la société grecque et où le grec ancien vit.
[0:36]Comment il s'habille, se lavent, se coiffent, quels sont les codes de société et les pratiques conseillées.
[0:36]La grande majorité des tenues sont composées de tuniques droites surmontées de capes ou châles.
[0:36]La tunique masculine, appelée le chiton, est construit dans une ample pièce de tissu rectangulaire, plié par le côté gauche du corps et fixé sur le côté droit.
Use this transcript
Related transcript hubs
Watch on YouTube
Share
MORE TRANSCRIPTS


