Thumbnail for Séries Criminelles 3 - Alphonse Caillard - Le Drame de Nassandres by Séries Criminelles

Séries Criminelles 3 - Alphonse Caillard - Le Drame de Nassandres

Séries Criminelles

19m 16s2,993 words~15 min read
YouTube auto captions
Transcript source

YouTube auto captions

This transcript was extracted from YouTube's auto-generated caption track. The transcript below is server-rendered so it can be read, searched, cited, and shared without opening the original YouTube player.

Timestamped outline
Pull quotes
[0:01]Il est un peu plus de 5h et demi du matin, quand Arthur Benestier, jardinier de 19 ans, vient chez la famille Leblond comme il le fait tous les lundis pour entretenir jardin et potager.
[0:01]La même où il a planté des graines quelques jours plus tôt afin de fleurir le parterre d'ici l'été.
[0:01]Mécontent du non-respect de son travail, il suit les traces de pas et découvre plus loin, le long de la route, que l'abbé a été défoncé quand quelqu'un l'a escaladé.
[0:01]Et juste devant, dans la terre meuble, deux marques de genoux, la trace d'une main ainsi que celle du canon d'un fusil, comme les gendarmes le constateront plus tard.
Use this transcript
Related transcript hubs

[0:01]Lundi 28 mars 1898. Il est un peu plus de 5h et demi du matin, quand Arthur Benestier, jardinier de 19 ans, vient chez la famille Leblond comme il le fait tous les lundis pour entretenir jardin et potager. En arrivant, il voit des traces de pas dans la plate-bande devant chez eux. La même où il a planté des graines quelques jours plus tôt afin de fleurir le parterre d'ici l'été. Mécontent du non-respect de son travail, il suit les traces de pas et découvre plus loin, le long de la route, que l'abbé a été défoncé quand quelqu'un l'a escaladé. Et juste devant, dans la terre meuble, deux marques de genoux, la trace d'une main ainsi que celle du canon d'un fusil, comme les gendarmes le constateront plus tard. Sur le coup, Arthur Benestier pense à des maradeurs, mais ne s'inquiète pas pour autant. On est à la campagne et vagabonds et journaliers, ils sont nombreux à chercher un peu de travail, un quignon de pain ou trouver refuge dans une grange pour y passer la nuit. Il faudra juste en informer les Leblond quand ils se lèveront à 6h comme tous les jours et voir avec eux si rien ne manque dans les bâtiments. Arthur attend donc devant la porte du jardin que sonne 6h à l'église du village. Mais ce matin du lundi 28 mars 1898, 6h passent et rien ne bouge dans la maison. Puis 6h et quart. Toujours aucune lumière à l'intérieur. 6h et demi. Arthur s'interroge. Ça ne ressemble pas au Leblond de traîner au lit et puis la maison est bien calme et silencieuse pour un lundi, jour d'école pour les enfants. 7h sonnent. L'inquiétude de Benestier est à son comble. Il attend encore un peu puis ni tenant plus, il passe précipitamment la porte du jardin et toque au volet d'une fenêtre. Personne ne répond. Il frappe plus fort. Rien, ce n'est pas normal, pas normal du tout. Ils sont là, forcément. Arthur s'avance alors jusqu'à la porte d'entrée dont il remarque immédiatement le carreau cassé. Il se penche pour regarder dans la pièce principale et se fige, foudroyé par l'horreur.

[2:29]La tuerie de Nassandres. Une famille décimée. Dans ce nouveau numéro de série criminelle, je vais vous raconter la terrible histoire d'un drame qui, à la fin du 19e siècle, décima toute une famille dans la campagne normande. Voici l'histoire de la tuerie de Nassandres.

[2:54]Série criminelle, une émission concoctée, écrite et mise en son par Olivier Lecert.

[3:12]Nichée dans un val côté arbouré, Nassandres dans l'Eure, en Normandie est un village sans histoire d'environ 660 habitants en 1898. À cette époque, la plupart des maisons et des bâtiments de ferme ont encore des toits de chaume et des murs en torchis ou poutres apparentes. Celle des Leblond est un peu à l'écart, au nord du village, sur la route qui traverse celui-ci, à mi-chemin entre Brionne au nord et Beaumont-le-Roger au sud, distante toutes deux de 13 km. La maison des Leblond est ce que l'on appelle une longère, uniquement en rez-de-chaussée avec devant, une façade en brique rouge coiffée d'un toit en ardoise. Sur cette façade, donne sur la rue, huit fenêtres dont une bouchée, car depuis 1798, l'État percevait des impôts sur les portes et fenêtres, taxe qui dureront jusqu'en 1926. La face arrière de la maison, côté nord, est comme beaucoup de maisons du coin, faite de torchis et poutres apparentes entrecroisé et sans ouverture. Pour nourrir toute la famille, il y a un potager dont s'occupe Arthur Benestier, entouré d'une haie bien taillée par lui-même ainsi que quelques pommiers et une pompe à eau. La maison n'ayant pas encore l'eau courante comme pratiquement toutes les maisons du village. Autour de la propriété, s'étendent des champs de culture jusqu'aux coteaux. Quelques centaines de mètres plus loin, en direction de Brionne, se trouve la sucrerie dont le patron Albert Bouchon a proposé à Leblond il y a quelques mois de s'installer dans cette maison, lui et sa famille. Parce qu'à la sucrerie, Leblond est contremaître, chargé de la culture des betteraves et sans betterave, pas de sucre. Et cette industrie est la richesse de Nassandres tout en faisant celle des bouchons, bien entendu. Cela ne fait pas longtemps qu'ils habitent cette maison. Pour les Leblond, l'avenir s'annonce radieux. Tout semble leur sourire. Une promotion importante, une maison, enfin, une maison suffisamment grande pour y accueillir en plus des trois enfants, la mère de sa femme qui a 75 ans est impotente, atteinte d'un cancer à un œil. Désormais, ils en ont les moyens et qui sait jusqu'où ira Leblond dans l'entreprise. Il a commencé dès son plus jeune âge et Bouchon a toujours vu en lui un bon ouvrier. Travailleur, intelligent, il sait faire les bons choix aussi bien dans les hommes qu'il fait embaucher pour le seconder que dans les semences qu'il sélectionne pour donner de meilleurs rendements aux champs de betterave d'où cette ascension au sein de la sucrerie. Avant eux, elle était occupée par une femme âgée, Madame Bigard, dont on disait qu'elle possédait quelques fortunes.

[6:05]Ce matin du lundi 28 mars 1898, quand Arthur Benestier se penche pour regarder à l'intérieur de la maison, ce qu'il découvre le hantera jusqu'à la fin de ses jours. Du sang partout, sur les murs, sur le sol, où se recroqueviller plusieurs corps pêle-mêle. Effrayé, Arthur part en courant aussi vite qu'il le peut vers la raffinerie, hurlant à s'époumoner afin de prévenir Albert Bouchon du drame qu'il vient de découvrir chez les Leblond. Quand les deux hommes pénètrent à l'intérieur, ce qu'ils y découvrent est au-delà de l'impensable. C'est un carnage épouvantable. Il y a du sang partout et toute la famille Leblond a été massacrée. Personne n'en a réchappé et la maison a été complètement mise à sac. Benestier reste là sur le pas de la porte. Il s'effondre le long du mur. Il pleure comme un enfant, complètement anéanti. Avant-hier encore, il jouait avec les enfants et souvent pendant les vacances, les garçons lui donnaient un coup de main juste pour le plaisir. Des badeaux alertés par les cris et les cavalcades, commence à arriver. On vient jusqu'à la porte d'entrée jeter un œil, repartant aussitôt en se signant plusieurs fois, horrifié par la vision insoutenable. Bouchon lui est retourné à la raffinerie à 400 m de là où il a fait installer le téléphone il y a peu. Bien lui en a pris. Il appelle partout. Il téléphone au parquet de Bernay, à la sous-préfecture, à différentes brigades de gendarmerie, celle de Brionne, de Beaumont-le-Roger, Bernay.

[7:54]Évidemment, dans une commune aussi petite, la nouvelle du massacre s'est rapidement propagée et il y a foule autour de la maison des Leblond. Les gens s'interrogent, ils parlent et s'avançent alors ce qu'ils savent ou pensent savoir. L'un d'eux s'appelle Blot. Il est paysan à Launay. Il raconte au brigadier de gendarmerie, Mezzette, que ce matin aux environs de 7h - 1/4, un homme d'à peu près 25 ans lui a demandé avec insistance de lui prêter une brouette pour porter sa lourde valise et un long paquet jusqu'à la gare de Serquigny, distante de 4 km. L'homme lui a même proposé 10 francs pour le dédommager. Méfiant, le paysan a refusé mais a proposé que son garçon vaché, le jeune André Mesnil, 10 ans, accompagne l'homme pour l'aider à porter ses bagages. Le garçon a donc suivi l'homme en manteau jusqu'à la gare de Serquigny. En chemin, il parle peu et le gamin n'est pas tranquille. Il préfère suivre l'individu que l'inverse. Il n'a pas l'habitude de fréquenter les étrangers. C'est que le jeune Mesnil n'a pas beaucoup voyagé dans sa jeune vie. Il vient de l'autre bout de Nassandres où habitent ses parents et le plus loin qu'il soit allé est Beaumont-le-Roger à 7 km. Et puis l'homme est bizarrement vêtu avec ce grand manteau trop large et ce pantalon beaucoup trop long. Aussi fait-il attention aux moindres faits et gestes de l'homme qui soudain s'arrête près d'un ruisseau en bord de route où il se lave les mains et le visage. En route, ils sont rejoints par un des amis du garçon, Jules Marchand, du même âge, qui les aide à porter les bagages. Un peu plus loin, se rendant sans doute que les gamins sont sur leur garde, il propose à André une sorte de broche et des allumettes à Jules. Puis il leur montre de gros cigares belges dont il dit que son père en est marchand et qu'il en envoie régulièrement. Il leur donne même des bonbons que les garçons s'empressent de manger, ce n'est pas si souvent pour eux. À la gare, il dit à André Mesnil, allait à Argentan. L'homme donne trois pièces de dessous au garçon qu'il sort d'un porte-monnaie de petite fille en velours rempli d'or. Ça et le reste intrigue beaucoup le gamin qui s'empresse d'en parler à son patron une fois rentré.

[10:16]Contact pris avec la gare de Serquigny, le chef de gare, Bezo, se souvient très bien qu'un homme dont le signalement correspond, a acheté un billet pour le train de 8h15 en direction de Lisieux. Et il s'en souvient d'autant plus que l'homme s'est trompé de quai et a pris le train à contrevou. Bézo télégraphie aussitôt à son collègue de Lisieux pour lui demander s'il n'a pas vu ce drôle de type descendre du train. Il porte une grosse valise jaune et un paquet enveloppé dans une blouse bleue. Le chef de gare de Lisieux confirme qu'effectivement un individu portant une valise jaune et un paquet enveloppé dans une blouse bleue vient de retirer les deux colis. D'après la fiche de la consigne, l'homme s'appelle Alphonse Caillard. Il a 27 ans et habite à Lisieux. Aussitôt, le planton de la gare, le gendarme Mariette, est envoyé au domicile du suspect.

[11:08]Pendant ce temps, du côté de Nassandres, on fait le rapprochement avec un autre forfait commis dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 mars. À 3h du matin cette nuit-là, une armurerie de Brionne, à 7 km de Nassandres, a été fracturée. On y a volé deux fusils, une carabine de salon, deux revolvers et tout un lot de cartouches. Aux environs de 6h le dimanche matin, Dewis, un paysan cordier qui menait paître ses vaches dans un prêt après l'attaque du matin, a vu un homme s'enfuir vers les bois de Nassandres. Un homme vêtu d'un pardessus très foncé et d'un chapeau melon. Surpris, Dewis l'a un peu suivi des yeux puis est retourné vaquer à ses occupations.

[11:55]Plus tard, en entrant dans une grange, il a trouvé un baquet d'eau rougi de sang. Le type était peut-être revenu s'il avait les mains après s'être coupé quelque part. Mais à ce moment-là, Dewis ne sait pas encore pour les fractions de l'armurerie de Brionne qu'il apprend quand il prévient la gendarmerie de ses étranges découvertes. En approfondissant ses recherches, il trouve non seulement des traces de sang, mais aussi un fragment de peau humaine et une étiquette portant le numéro d'un des fusils volés.

[12:25]Faute de traces supplémentaires, les investigations s'arrêtent là. Nous ne sommes que dimanche matin et le drame de Nassandres n'a pas encore eu lieu. Mais dès le lundi matin, en recoupant toutes les informations, on fait le rapprochement entre les affaires. Et si c'était le même homme ? D'autant que dans un champ entre Brionne et Nassandres, les gendarmes retrouvent la carabine. Cela renforce les soupçons. Les deux affaires semblent vraiment liées et le crime prémédité ou tout au moins le vol. Quand le gendarme Mariette arrive chez le suspect, celui-ci est en train de défaire ses valises. L'une contient deux fusils de Fauchon démonté et des revolvers. Sur la table, le gendarme voit aussi deux montres. Il lui dit qu'il se trompe et qu'il s'appelle Duval. Mais Mariette le connaît très bien depuis l'affaire des époux Nicolas à Ouville-la-Bien-Tournée.

[13:24]Caillard bondit alors pour saisir un couteau mais plus prompt, Mariette l'en empêche en se jetant sur lui. La lutte entre les deux hommes est inégale et de très courte durée. Mariette est un solide gaillard alors que Caillard est petit et chétif, ce qui lui vaudra même d'être réformé par l'armée. Amené à la gendarmerie, très vite Alphonse Caillard déballe tout. Il est né le 16 mars 1871 à La Madeleine de Nonancourt entre Évreux et Dreux. Son père, Pierre Caillard, maçon, est mort en 1892. Sa mère, Éléonore Bonnevill, épouse Caillard en 1888. Il sort tout juste de la prison de Rouen où il a purgé une peine de 3 mois et un jour, condamnation datant du 7 décembre 1897 pour avoir volé 15 francs de timbre poste un buraliste. Il en est sorti le lundi 7 mars précédent et a retourner vivre à Lisieux avec sa compagne Louise Chevalier qu'il fréquente depuis 6 ans et avec qui il a eu une petite fille de 6 mois. Il confirme au capitaine être l'auteur de la tuerie de Nassandres mais ni celle 3 ans plus tôt en 1895 des époux Nicolas à Ouville-la-Bien-Tournée près de Saint-Pierre-sur-Dive dans le Calvados. Meurtre suivi d'un incendie pour lesquels il avait été arrêté et jugé mais finalement acquitté par la cour de camp en août de la même année, faute de preuve. Le samedi 26 mars, sans argent et ayant déjà travaillé quelques mois dans une filature de Nassandres en 1896, il part de Lisieux en disant à sa compagne Louise Chevalier qu'il va chercher du travail. Il a un plan en tête. En premier, se procurer des armes afin de faire plusieurs coups et le premier, il sait déjà où, chez la vieille Bigard à Nassandres, celle pleine aux as ce qu'on dit. Il connaît bien le village et croit encore la maison habitée par la veuve et c'est pour ça qu'il a fracassé la vitrine de l'armurerie de Brionne pour y voler les fusils. Mais ce qu'il ne sait pas, c'est que Madame Bigard est morte 3 mois avant la tuerie. Il ne l'apprend que le dimanche en fin d'après-midi, quand il traîne dans les rues de Nassandres où il croise Froar, un jeune ouvrier de 15, 16 ans, travaillant à la filature Guim. Ils se connaissent bien puisqu'ils étaient voisins durant les quelques mois où Caillard y avait travaillé. Pendant la conversation, Caillard se renseigne sur le village, plaisante, demande si la filature tourne toujours aussi bien, si la vieille Bigard est toujours aussi riche, et cetera. Et c'est ainsi que Froar lui apprend la mort de la vieille femme et qu'à présent, ce sont les Leblond qui habitent la maison. Peu importe, il est décidé. Il ne cherche même pas à nier quoi que ce soit. Il parle comme s'il racontait une virée entre copains à une foire aux bestiaux, ne se rendant pas compte de la gravité des faits qui lui sont reprochés. Les premiers aveux faits, Caillard est transféré par chemin de fer de Lisieux à Bernay où il sera incarcéré. Mais en descendant du train vers 11h du soir, il faut l'intervention de nombreux gendarmes pour contenir les quelques 500 personnes venues lyncher Caillard. Le lendemain, mardi 26 mars, a lieu la reconstitution avant que le médecin légiste, le docteur Halbou, procède à l'autopsie.

[16:53]À 10h du matin, à la prison de Bernay, Caillard est enfermé dans une voiture fermée de tous côtés, entouré de quatre gendarmes à cheval. Sur la route qui mène de Bernay à Nassandres, certains badeaux ayant appris l'horrible carnage, regardent passer le cortège, criant et insultant Caillard qu'ils ne peuvent pourtant voir dans la voiture fermée. L'arrivée à Nassandres est encore plus mouvementée. Il est aux environs de midi 40 lorsqu'une rumeur enfle dans la rue venant de Bernay. Le voilà, il arrive. La fièvre gagne la foule qui est nombreuse, très nombreuse, au moins 2000 personnes sont là. Certains attendent depuis des heures et ils ont eu le temps de s'échauffer l'esprit. Les différents bistros qui n'ont pas désempli depuis l'aube se vident d'un coup et on parle, on parle. On raconte ce que l'on sait, ce que l'on a entendu, ce qu'on croit savoir par un tel et un tel. Car tout le monde a un avis, tout le monde connaît les Leblond, même ceux qui ne les ont jamais vus. L'émotion est forte, trop forte et la foule agressive. Les insultes fusent et les cris à mort, à mort. Malgré toutes les précautions prises par les autorités, la foule bloque la rue et gène considérablement le cortège qui peine à se frayer un passage. Les chevaux des gendarmes s'énerve et se cabrent, manquant piétiner les premiers rangs. Leurs cavaliers peinent à les maintenir tout comme leurs collègues à pied, venu en renfort peinent à contenir la foule. Les gens lancent sur la voiture des pierres, du crottin de cheval, tout ce qu'ils trouvent à portée de main, même si le suspect est toujours invisible, caché à l'intérieur du véhicule. Sur place, attendant le fourgon, Guero, procureur de la République, Beaujour, substitue et Fontaille, juge d'instruction, attendent que la voiture arrive et puisse s'arrêter devant le portail de la maison. Les gendarmes forment un cercle dense autour du suspect qui sous les huées de la foule descend les quelques marches, la tête basse, enfoncée dans les épaules. Sans regarder autour de lui la masse grouillante qui veut sa mort. Entravé de menottes et tenu en chaîne, chapeau de feutre noir, colle de chemise déboutonnée, foulard autour du cou, veste en noir, pantalon de velours et sabots donné par la prison, car il s'est plaint le matin avant de sortir de sa cellule, avoir mal au pied avec ses chaussures. Il est conduit au fourgon dans lequel prennent aussi place les deux abbés. Le moment est arrivé. Deux escadrons de dragons sont devant la prison pour escorter la voiture jusqu'à la place où se dresse la guillotine.

Need another transcript?

Paste any YouTube URL to get a clean transcript in seconds.

Get a Transcript