[0:00]Bonjour et bienvenue chez l'étudiant en droit. Dans cette troisième vidéo consacrée à la Révolution française, nous étudierons le gouvernement révolutionnaire et la chute de Robespierre. Pour cette série un peu spéciale, notre mascotte va changer d'apparence. Le début de l'année 1793 est marqué par trois événements marquants : Premièrement, le procès du roi Louis XVI, que nous avons étudié dans la précédente vidéo. Deuxièmement, la coalition austro-prussienne est rejointe par le Royaume-Uni, les Provinces Unies, l'Espagne et le Portugal. Et enfin, dernièrement, l'instauration d'un service militaire obligatoire qui provoque le soulèvement de la Vendée. Suite au procès du roi, la Révolution bascule dans une période plus radicale. En mars 1793, la France est menacée non seulement à l'extérieur par les pays étrangers, mais également à l'intérieur par la contre-révolution qui souhaite rétablir la monarchie. À l'Ouest, les Vendéens constituent une armée catholique et royale et menacent la jeune République. Cette insurrection regroupe en réalité de nombreuses autres provinces et rencontre ses premiers succès comme la prise de Cholet en octobre 1793. Grand 1, la mise en place de la République. Grand A, le renouvellement des institutions. Plusieurs institutions sont instaurées au début de cette année par la Convention nationale pour raffermir son autorité. Dès le 1er janvier 1793, est créé le Comité de défense générale pour superviser le travail parlementaire. Cependant, le Comité se rend vite compte que ses pouvoirs sont limités face aux nombreux problèmes qui touchent la République. Le 25 mars 1793, il est remplacé par le Comité de salut public composé de 24 membres nommés par la Convention, qui passeront à 9 membres à partir du décret du 6 avril 1793. Parmi eux, se trouve Danton, éminent montagnard particulièrement influent. Le décret du 10 mars 1793 institue le Tribunal révolutionnaire pour poursuivre notamment les "ennemis du peuple" et ceux qui recherchent le "rétablissement de la royauté". Durant les deux ans de son existence, le tribunal condamne à mort plus de 2 500 personnes. Grand B, la chute des Girondins. Malgré tout, la rivalité entre les Girondins et les Montagnards envenime les relations au sein de la Convention nationale. Le 17 avril 1793, profitant de la majorité au sein de la Convention, les Girondins font décréter l'arrestation du plus extrême des Montagnards, Marat. Mais, il réussit à se faire reconnaître innocent eu égard à ce qui lui était reproché ce qui affaiblit les Girondins. Le 29 mai 1793, se constitue à Paris un Comité populaire qui va déclencher une véritable émeute. Le 2 juin, le peuple et près de 80 000 soldats arrivent autour de la Convention et arrêtent 29 députés girondins permettant aux Montagnards de prendre le contrôle de la Convention. Paradoxalement, la Convention a pu établir une nouvelle constitution qui fut votée le 24 juin 1793, soumise à un référendum puis promulguée le 4 août. Cependant, en octobre 1793, la Constitution de l'An 1 est suspendue et le Gouvernement révolutionnaire est instauré. Cette constitution était pourtant l'une des plus démocratiques et des plus favorables au peuple. Grand 2, l'instauration du Gouvernement révolutionnaire. Grand A, le Gouvernement révolutionnaire. La plupart des libertés défendues par la Constitution de l'An I sont suspendues pour assurer la survie du Gouvernement révolutionnaire. Si à l'origine Danton était l'homme fort du Comité de salut public, Robespierre arrivé depuis le 27 juillet 1793 prend de plus en plus d'importance dans ce nouveau régime. Le résultat de cette approche c'est que le Gouvernement révolutionnaire mène un combat acharné à l'égard des contre-révolutionnaires. Le Gouvernement affirme que c'est alors la Terreur qui leur sera attribuée. Le décret contre les "gens suspects", dit Loi des suspects, est adopté le 17 septembre 1793. Chaque personne déclarée comme suspecte pouvait alors être surveillée et détenue sans avoir été préalablement présentée devant un juge. Cela toucha jusqu'à près de 500 000 personnes. Cette répression sévère à l'encontre de tous les contre-révolutionnaires va porter ses fruits, particulièrement contre l'insurrection vendéenne. Dès la fin de l'année 1793, la plupart des grandes villes sont reprises aux insurgés qui développent alors une guerre d'embuscade à l'égard des troupes républicaines. Grand B, la chute de Robespierre. Robespierre poursuit ce régime de Terreur au sein même de la Convention, notamment à l'encontre de son fervent opposant, Hébert, à la tête des Enragés et très proche des révolutionnaires les plus radicaux que sont les sans-culottes. Militant athéiste, il entre en contradiction avec le croyant Robespierre. Le 24 mars 1794, Hébert et ses amis sont guillotinés. Cette élimination va avoir pour conséquence de couper Robespierre des classes les plus modestes du peuple. Il vient de perdre cet appui populaire indispensable. Robespierre ne s'arrête pas là puisqu'il exige aussitôt l'extermination des modérés, les Modérantistes, qui se fédèrent autour de Danton. Accusé de trahison, ce dernier est exécuté le 5 avril 1794 avec ses partisans. Tout comme Hébert, Danton était très populaire et sa mort est très mal perçue non seulement par l'opinion mais également par de nombreux députés de la Convention qui commencent à critiquer ce régime de la Terreur. Plus tard, la loi de Prairial du 10 juin 1794, va permettre de faire condamner les ennemis de la République, sans aucun droit à la défense et sans que soient cités les témoins, notamment en élargissant la compétence du Tribunal révolutionnaire. Avec cette loi, il y aura jusqu'à 30 exécutions par jour à Paris jusqu'au 27 juillet. La fête de l'Être suprême, le 8 juin 1794, est une cérémonie grandiose dans laquelle Robespierre officie en grand maître. Cette cérémonie est souvent vue comme une forme de reconnaissance du culte chrétien et une volonté d'apaisement. Cependant, ce sentiment n'est pas partagé par les révolutionnaires les plus radicaux que sont les sans-culottes qui ont perdu nombre de leurs défenseurs. C'est là le moment choisi par ces révolutionnaires pour provoquer la chute de Robespierre. Certains membres du Comité de salut public, comme Lazare Carnot, contribuent directement à la chute de Robespierre, dit l'Incorruptible. Carnot avait pourtant donné son aval pour éliminer les hébertistes et les dantonistes quelques mois auparavant. Plus important encore, de nombreux députés de la Convention s'insurgent contre le député montagnard. Les premiers tumultes se font entendre au sein de la Convention le 8 Thermidor de l'An II, ou le 26 juillet 1794, lorsque Robespierre monte à la tribune pour se justifier de l'application de la loi du 22 de Prairial. Réunis le soir au Club des Jacobins, les partisans de Robespierre décident de chasser de celui-ci tous les députés qui ne l'ont pas soutenu ce jour-là. Le lendemain, le 9 Thermidor de l'An II, ou le 27 juillet 1794, Saint-Just, soutien indéfectible de Robespierre, monte à la tribune avant d'être interrompu par le député Tallien. Un tumulte secoue alors l'ensemble des membres de la Convention qui décident de voter l'arrestation de Robespierre et de ses partisans. Cependant, la population parisienne se révolte et parvient à faire libérer Robespierre et ses amis qui sont hébergés à l'Hôtel de Ville. Dans la nuit du 9 au 10 Thermidor, Saint-Just tente de persuader l'Incorruptible de faire appel à la section des Piques, un groupe parisien armé pour lutter contre la Convention. Mais Robespierre refuse. Les troupes armées de la Convention arrivent devant l'Hôtel de Ville le 10 Thermidor de l'An II vers 2 heures du matin et se réunissent devant la place de Grève désertée par les Jacobins. Le frère de Robespierre tente alors de se suicider en sautant par la fenêtre, mais échoue contrairement à Le Bas qui se tue d'un coup de pistolet par fidélité pour l'Incorruptible. Déjà blessé à la mâchoire pour des raisons troubles, Robespierre finit par être arrêté par les troupes de la Convention tandis que Saint-Just se laisse capturer. Le même jour, le 10 Thermidor de l'An II, soit le 28 juillet 1794, Robespierre et 21 de ses amis sont guillotinés place de la Révolution, dont son frère et Saint-Just, sans être passés devant un tribunal. Conclusion : En conclusion, suite à l'exécution de Robespierre, le régime de la Terreur prend fin. Cet événement met un terme à la période la plus sanglante de la Révolution française et à l'un de ses protagonistes les plus controversés. Je vous remercie de m'avoir écouté et vous dis à plus tard sur la chaîne. N'hésitez pas à vous abonner et à rejoindre notre page Facebook dont le lien se trouve en description. Sachez que tous les liens des images utilisées se trouvent également dans la description. Et si vous avez la moindre question, n'hésitez pas à la poster en commentaire, nous nous ferons un plaisir d'y répondre.

L'Histoire du Droit et des Institutions #20 : Le régime de la Terreur sous Robespierre
L'étudiant en droit
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