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La Niche Écologique

ma classe de science sec 1

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[0:00]Salut à tous et bienvenue. Aujourd'hui, on va s'attaquer à un concept vraiment central en écologie, la niche écologique. On s'est déjà demandé quel est le métier exact d'une espèce dans la nature ? Et bien c'est exactement ça qu'on va décortiquer ensemble. Alors, pour que tout soit bien clair, voilà notre plan de match. On va commencer par une question toute simple, est-ce qu'on parle d'une adresse ou d'un métier ? Une fois qu'on aura réglé ça, on explorera les cinq clés qui permettent de définir une niche. Puis, on verra un cas super concret avec le caribou et on terminera avec la règle d'or qui gouverne tout cet équilibre. Allez, c'est parti. Bon, on attaque par le commencement. On entend très souvent les mots habitat et niche écologique comme s'ils voulaient dire la même chose. Et bien, c'est une grosse erreur. Ce sont deux idées bien distinctes et faire la différence, c'est vraiment la première étape pour tout comprendre. Alors voilà l'astuce pour ne plus jamais se tromper. L'habitat, c'est facile, c'est l'adresse. C'est l'endroit où une espèce vit, que ce soit une forêt, une mare, c'est son lieu de vie point. La niche écologique par contre, c'est bien plus que ça, c'est son métier, sa fiche de poste si on veut. Ça inclus ce qu'elle fait, ce qu'elle mange, qui la mange, bref, toutes ces interactions avec son environnement. OK, maintenant qu'on a bien fait la différence, comment on fait concrètement pour définir ce fameux métier ? Pour ça, les scientifiques utilisent cinq caractéristiques principales, cinq clés pour décrypter la niche de n'importe quelle espèce. Les voilà, ces fameuses clés. Pour comprendre la niche d'une espèce, on regarde son habitat, bien sûr, mais aussi ses relations avec les autres. Ses rythmes de vie, jour, nuit, saison, son régime alimentaire et enfin son rôle global dans l'écosystème. Allez, on les décortique une par une. Première clé, l'habitat. On vient de le dire, c'est l'adresse. Mais attention, ce n'est pas juste un code postal. Ça comprend le lieu physique, comme la Toundra, mais ça va plus loin. Ça inclut aussi tout le territoire que l'espèce parcourt, par exemple, pour la migration, et surtout toutes les conditions dont elle a besoin pour se loger, se nourrir et se reproduire. Deuxième clé, les relations, parce que aucune espèce ne vit dans une bulle évidemment. Elle est toujours en interaction avec les autres. Parfois, c'est de la compétition pour une ressource et d'autres fois, c'est de la prédation. L'exemple ici est parfait pour comprendre, le serpent est un prédateur, il mange la grenouille, la grenouille est donc sa proie. Mais cette même grenouille, elle aussi est un prédateur qui mange la mouche. On voit bien ce réseau complexe du qui mange qui. On en arrive à la troisième clé, les rythmes. D'abord, le rythme sur 24 heures. En gros, l'espèce est-elle du matin ou du soir ? L'écureuil gris, qu'on voit s'agiter partout en plein jour, on dit qu'il est diurne et à l'inverse, la chauve-souris qui sort chasser à la nuit tombée, elle est nocturne. Ces deux-là peuvent vivre dans la même forêt, mais elles n'ont clairement pas les mêmes horaires de travail. Et bien sûr, au rythme journalier, s'ajoute le rythme des saisons. Certaines activités sont complètement calées sur le calendrier de l'année. Il suffit de penser aux grandes migrations des oiseaux, à la longue hibernation de l'ours, ou encore aux périodes de reproduction qui ont souvent lieu au printemps quand la nourriture est abondante. Quatrième clé et elle est super importante, le régime alimentaire. Qu'est-ce que l'espèce mange ? Pour être précis, il y a tout un vocabulaire. Par exemple un granivore, comme la poule, ça mange des grains, un piscivore comme le grand héron, ça se nourrit de poisson. On a aussi le carnivore comme le loup qui mange de la viande, l'insectivore comme le lézard ou l'herbivore comme la vache. Et puis il y a les touche à tout, les omnivores comme l'ours qui mangent un peu de tout. Et nous voilà à la 5ème et dernière clé, le rôle. On peut aussi appeler ça, le niveau trophique. Et là, on touche vraiment au cœur du sujet. Quelle est la fonction principale de l'espèce dans la grande mécanique de l'écosystème ? C'est quoi sa place exacte dans la chaîne alimentaire ? En fait, il faut voir cette chaîne comme une sorte de pyramide. Tout en bas, à la base, on a les producteurs, ce sont les végétaux qui créent leur propre énergie avec le soleil. Juste au-dessus, on trouve les consommateurs de premier ordre. Ce sont les herbivores qui mangent les plantes. Eux-mêmes se font manger par les consommateurs de deuxième ordre qui sont des carnivores. Et parfois, ces derniers sont les proies de consommateurs de troisième ordre. Et on ne doit surtout pas oublier les décomposeurs qui eux recyclent toute la matière morte. Chaque maillon de cette chaîne est indispensable. Bon, on a vu toute la théorie, c'est bien beau mais maintenant mettons ça en pratique. On va assembler toutes les pièces de notre puzzle et analyser la fiche de poste complète d'un animal bien connu du grand Nord, le caribou. Allez, on prend la fiche d'identité du caribou et on la remplit ensemble. D'abord, son habitat, la Toundra dans le nord du Québec. Son régime alimentaire, il est herbivore, il mange principalement des herbes et du lichen. Ses rythmes, il est diurne, actif toute l'année et il est surtout connu pour ses immenses migrations saisonnières. Son rôle, comme c'est un herbivore, c'est un consommateur de premier ordre. Et enfin, ses relations, il est la proie du loup, de l'ours et aussi de l'humain. Et voilà, en 5 points, on a défini sa niche écologique, c'est aussi simple que ça.

[4:47]Tout ça, en fait, ça nous amène à une règle du jeu fondamentale en écologie. C'est une sorte de loi de la nature qui explique pourquoi la biodiversité est si importante et comment l'équilibre d'un écosystème tient. Et cette règle, la voilà. On l'appelle le principe d'exclusion compétitive. Ça veut dire que deux espèces peuvent très bien vivre au même endroit, dans le même habitat, pas de problème. Par contre, si elles ont exactement le même métier, c'est-à-dire si elle mange la même nourriture au même moment de la même façon, alors elles entrent en compétition directe. Et à cela, il ne peut y avoir qu'un seul gagnant. L'autre espèce est obligé, soit de changer de métier, soit de déménager, soit de disparaître de la zone. C'est pour ça que chaque espèce a sa propre spécialité, c'est la clé de la coexistence. Et pour finir, on va se quitter sur une petite question, juste pour la réflexion. Maintenant qu'on a tous les outils en main, si on devait appliquer nos cinq clés à notre propre espèce, l'Homo sapiens, quelle serait sa niche écologique ? C'est une vaste question, n'est-ce pas ? Merci de nous avoir suivi et on se retrouve très vite pour décortiquer un autre sujet.

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