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PLF 2026 : entretien avec Nadia Fettah, ministre de l’Économie et des Finances

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[0:04]Chaque automne, la présentation du projet de loi de finance cristallise les attentes, les priorités et c'est le cas aujourd'hui, les arbitrages d'un Maroc en pleine transformation.
[0:04]Sous l'impulsion des orientations royales, le royaume aborde une nouvelle étape accélérer la marche du Maroc émergent, consolider l'état social et territorialiser davantage l'action publique.
[0:04]Commençons si vous le voulez bien par les hypothèses de ce projet de loi de finance.
[0:04]On table sur une croissance à 4,6 %, une inflation à 2 %, demande extérieure de plus de 2,3 %, récolte de 70 millions de quintaux.
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[0:04]Mesdames messieurs, bonsoir. C'est un moment clé du calendrier politique et économique du royaume. Chaque automne, la présentation du projet de loi de finance cristallise les attentes, les priorités et c'est le cas aujourd'hui, les arbitrages d'un Maroc en pleine transformation. Sous l'impulsion des orientations royales, le royaume aborde une nouvelle étape accélérer la marche du Maroc émergent, consolider l'état social et territorialiser davantage l'action publique. Sa Majesté le roi Mohamed VI a ainsi présidé ce dimanche 19 octobre au Palais royal de Rabat, un Conseil des ministres consacré en partie à l'examen des orientations générales de ce projet de loi de finance pour l'année 2026. Pour en décrypter les priorités, les équilibres et les leviers, nous avons l'énorme plaisir d'accueillir ce soir sur le plateau de Mediane TV madame la ministre de l'économie et des finances pour comprendre comment ce PLF 2026 ambitionne de transformer la stabilité en moteur de convergence économique, sociale et territoriale. Madame la ministre Nadia Fettah, bonsoir et merci d'être avec nous. Merci beaucoup pour votre invitation. Commençons si vous le voulez bien par les hypothèses de ce projet de loi de finance. On table sur une croissance à 4,6 %, une inflation à 2 %, demande extérieure de plus de 2,3 %, récolte de 70 millions de quintaux. baril de butane à 500 dollars la tonne. Bref, madame la ministre, qu'est-ce qui justifie cet optimisme au vu de la conjoncture mondiale incertaine ? Très bien. nous avons vous qualifiez ces hypothèses d'optimiste. Oui, je dirais davantage qu'elles sont prudentes et qu'elles sont cohérentes avec d'abord nos réalisations à date. nous avançons déjà depuis quelques années dans un monde turbulent mais malgré euh, on va dire à ce monde turbulent, nous avons réalisé en fait des belles croissances. L'année 2025 se finit très probablement avec 4,8 % de croissance avec une inflation de de moins de 1,5 %. Et donc ce qui nous conforte dans nos hypothèses, c'est que nous avons aujourd'hui une économie solide, une économie diversifiée qui nous permet en fait de consolider nos acquis économiques et pouvoir alléger, on va dire les impacts d'une conjoncture économique qui est encore pas au niveau attendu, surtout en Europe qui est notre principale partenaire économique. Tous nos secteurs d'activités sont en bonne forme, l'agriculture aussi, pas au niveau historique mais mieux. Et c'est pour ça que nous considérons que nous avons des hypothèses prudentes et que nous sommes déterminés à délivrer, on va dire ce que nous promettons dans ce projet de loi de finance. Donc comme on le voit sur ces images et comme le stipule la Constitution marocaine, vous avez présenté devant les élus de la nation hier les orientations générales de ce projet de loi de finance 2026 pour qui soit discuté au Parlement. Vous avez parlé de ces secteurs qui se portent bien, madame la ministre, quels sont les moteurs de cette croissance euh réelle en tout cas de la croissance pour pour l'année 2026. Je pense que d'abord c'est très important sous l'impulsion, on va dire et et la vision de Sa Majesté le roi Mohamed VI que Dieu l'assiste, nous avons 25 ans de réforme d'investissement. Donc nous avons aujourd'hui une infrastructure, qu'elle soit, on va dire humaine, matérielle et d'équipement qui nous permet de faire ça. Pourquoi nous sommes confiant sur 2026 ? C'est parce que toutes les stratégies sectorielles sont en train d'apporter, on va dire le fruit et l'impact réel de leur réussite. Quand on regarde l'industrie de l'automobile, l'aviation avec une réalisation historique, c'est avec un accord la semaine dernière et l'inauguration par Sa Majesté de l'usine de Safran, c'est la première fois qu'une qu'une entreprise comme ça va délocaliser la construction de moteur. Donc c'est vraiment une maturité de certaines industries dans leur intégration dans les chaînes globale des valeurs. C'est également un effort d'un investissement public historique. On a inscrit dans le projet de loi de finance 380 milliards d'investissement qui non seulement vont nous permettre de mettre à niveau certaines infrastructures mais également ruceler sur l'économie en faveur du secteur privé, des PME et des petites entreprises. Dans j'espère le maximum de régions au Maroc. Comment, comment, madame la ministre, parce que vous avez déclaré aussi que ce PLF mis sur un Maroc productif. Quels sont les priorités concrètes pour que la croissance se traduise justement en emploi durable parce que effectivement beaucoup de secteurs sont en plein essort, mais je ne vous apprends rien, nous avons quand même un taux de chômage conséquent, beaucoup beaucoup de jeunes notamment ne trouvent pas d'opportunités de travail. Alors comment cette croissance qui s'annonce bonne quand même 4.6 % pour 2026 va créer de l'emploi, madame la ministre ? Bien, je pense que sur sur l'emploi, il y a le court moyen et long terme. C'est très important. Tous les investissements que nous faisons aujourd'hui, même en infrastructure sont une réalité pour l'emploi. Je donne deux exemples. Quand je disais que dans l'industrie de l'aviation nous avons pu euh, on va dire convaincre des opérateurs, c'est parce que nous avons entre autres une offre d'énergie renouvelable. Donc celle-là, elle a mis quelques années à atteindre son son rythme de croisière, mais au final ce sont des des des des emplois, on va dire qui se créent à moyen terme. Même chose, un projet comme Nador West Med qu'on va finir cette année, c'est pas juste une activité, on va dire portuaire qui sera réussi inshallah, mais c'est aussi une zone industrielle dans la région de Nador et de l'Oriental qui a cruellement besoin d'orientant d'emploi. Maintenant c'est pas suffisant et donc à côté de ça, il faut des solutions aujourd'hui pour des emplois pour pour les jeunes dans toutes les régions et c'est pour ça que nous avons une une feuille de route notamment pour accompagner les petites et moyennes entreprises. Donc 2 milliards de dirhams sont dédiés à l'appui à ces petites entreprises en faveur de l'emploi. Sous quelle forme, madame la ministre, si je peux me permettre. Donc vous vous savez que nous avons ce nouveau euh décret, on va dire pour l'accompagnement de ces entreprises. Ça passe d'abord par l'assistance technique, parce que c'est pas toujours des financements. Donc on va structurer l'assistance technique, améliorer bien sûr l'accès à au financement mais également au marché public. À côté de ça, ce qui bloque aussi dans l'emploi, ce sont des sujets sur euh la formation professionnelle, la formation par alternance et là aussi nous avons un programme pour qu'on ait 200 000 jeunes pour cette rentrée scolaire et la suivante qu'ils qui profitent de cette formation également par apprentissage. Alors par apprentissage sur des filières quand même qui recrutent. Sur des filières qui recrutent absolument. Aujourd'hui, je vais vous donner un exemple. la construction, les travaux publics vont bien. Nous avons beaucoup de chantiers de travaux publics et le logement aussi va bien, notamment grâce à nos à nos programmes, on va dire d'appui. Et ben, je peux vous dire que même dans des activités comme ça qui en plus, nous avons encore besoin de formation. Nous avons besoin d'électriciens, nous avons besoin de gens dans le métier des ascenseurs et autres et là encore, c'est juste une adéquation entre l'offre et la demande. Ça c'est extrêmement important. Et je n'oublie pas le monde agricole qui est extrêmement important. Je rappelle que ce chômage vient aussi beaucoup de perte conséquente d'emploi dans le monde agricole et nous avons tout un programme parce que dans le monde rural aussi, nous devons trouver des solutions pour la jeunesse pour que l'agriculture fonctionne bien, le programme de l'élevage devrait contribuer mais également trouver d'autres activités propres à des territoires ruraux et notamment les centres ruraux émergents. Euh, on va on a parlé de ces euh priorités. Vous avez évoqué ce chiffre conséquent. Je pense que c'est un chiffre encore une fois record. Celui de l'investissement public, 380 milliards de dirhams. On va évoquer un peu plus tard les 140 milliards pour les secteurs sociaux à savoir l'éducation et la santé, 380 milliards de de dirhams. Donc, euh comment euh comment compte ce gouvernement, comment compte-t-il financer ce projet de loi de finance 2026, madame la ministre ? Euh on va financer ce projet tout d'abord par par la recette et la et et vous avez observé que depuis euh la réforme fiscale, nous nous avons été en plus qu'au rendez-vous de de de la recette fiscale, d'une année à l'autre, on a des progressions quasiment de de de 13 % et plus en moyenne selon les vies en en dépit du fait qu'on a baissé, on va dire les taux. Donc c'est c'est la réforme fiscale que nous sommes en train de de finaliser, qu'on nous réussissons, c'est cette cet objectif déjà d'élargissement, on va dire de l'assiette qui nous permet vraiment de de d'aller chercher ses recettes. L'autre sujet qui est important, c'est la croissance parce qu'au final ce qui nous permet d'avancer et de périser, on va dire les les financements, c'est la croissance. Et donc 3 années de de de croissance, 3,8 % en 2024, cette année on nous finirons à 4,8 % inshallah l'année prochaine 4,7 %. C'est ça la vraie clé, on va dire de la soutenabilité de de des financements et puis nous avons aussi l'espoir d'attirer des investissements en en partenariat public-privé local et étranger pour beaucoup aussi d'autres d'autres projets qui nous permettent d'accélérer tout ceci. La reconquête de l'notation investment grade un du du Maroc, c'est donc un très très bon point pour pour le financement en tout cas et pour euh aussi ce ce financement moins coûteux parce que c'est c'est finalement la finale enfin c'est la finalité de ce genre de notation. Comment le Maroc, madame la ministre, peut transformer la confiance des marchés en financement moins coûteux et plus productif ? Nous nous réjouissons effectivement que que notre pays a pu récupérer son investment grade. Ça fait 18 mois qu'on est dans une perspective positive mais il fallait qu'on récupère, on va dire ces ces cette notation de standard pour chose faite. Bien entendu, euh un des objectifs principaux, c'est la reconnaissance de des fondaments de la de la solidité des fondamentaux macro-économique et donc les conditions du financement de l'État. Mais ce n'est pas seulement ça l'objectif. Ça nous permet également d'attirer des investisseurs à la fois financiers et industriels. Sachez que dans pour beaucoup de d'investisseurs qui qui nous connaissent moins bien, ou ils ont parfois dans leur conditions d'investissement ou leur dans les dans les conditions pré-requises, d'investir que dans des pays qui ont un certain niveau. Donc nous sommes confiants et nous allons utiliser cette notation et cette reconnaissance pour attirer davantage d'investisseurs. Autre chose, je pense qu'on a beaucoup d'entreprise ou établissement public ainsi que des d'entreprises privées qui n'ont pas forcément accès à des marchés financiers, à des investisseurs financiers internationaux et donc ils peuvent se prévaloir également de cette investment grade pour eux-mêmes être avoir accès directement, on va dire à à à du capital moins cher, moins coûteux. Alors les investissements c'est bien, mais c'est mieux quand ça profite à tout le monde. Dans ces deux derniers discours, pour ne citer que cela, donc en tout cas à date, Sa Majesté le roi Mohamed VI, elle insiste sur les territoires. Quelle territorialité madame la ministre de l'action gouvernementale ? Très bien. Euh, je pense que c'est un, comme vous le rappeliez, euh, le PLF de façon globale traduit donc les les orientations de Sa Majesté le roi que Dieu l'assiste et notamment les deux discours que vous rappeliez. Et je pense que vraiment ce point-là des programmes de développement territoriaux intégrés est vraiment quelque chose de structurant et de transformateur dans l'approche des politiques publiques. Ces plans de développement territoriaux intégrés ont trois dimensions, une dimension sociale, une dimension territoriale et dimension intégrée. Social, ça signifie quoi ? Ça signifie d'abord qu'il faut prouver un modèle économique le plus adéquat avec les avantages, on va dire avec les les ressources de chaque région. Les régions ne se ressemblent pas. Il faut qu'on trouve les solutions adéquates à chaque région qui vont trouver les emplois adéquat pour les régions. L'emploi est aussi la priorité. Ensuite les services sociaux parce que qu'est-ce qu'une loi de finance, une politique publique si elle n'a pas un impact pour améliorer la vie de tous les citoyens dans tous les recoins du Maroc. Donc les services sociaux est en priorité la santé et l'éducation au plus près des citoyens. Nous avons des grands projets mais on les veut aujourd'hui au plus près des des des citoyens avec une attention particulière aux zones les plus défavorisées, les zones montagneuses, les OAC, peut-être mieux valoriser, on va dire le littoral et les centres ruraux émergents. Territorialiser, ça signifie quoi ? Ça signifie qu'on veut une approche, pardon pour l'anglicisme, bottom up. Quand on dit quelles sont les priorités les gens qui vivent dans une commune, dans une région, dans une montagne sont les mieux à même de savoir qu'est-ce qui est prioritaire et urgent. Donc on va s'organiser pour qu'on ait cette approche pour que les partenaires, tous les partenaires soient intégrés à la fois dans le diagnostic, la prioritisation, on va dire des actions et ensuite également euh dans la la la la mise en en musique et en coordination de l'ensemble des politiques publiques sur chaque territoire. Et enfin l'intégration, c'est se donner les moyens de cette intégration. On a un compte d'affectation spéciale. Oui. Ça reste de l'argent, il est là, c'est important puisque on va le mobiliser, mais on va aussi utiliser la technologie. D'abord pour mettre les tableaux de bord parce que chaque dirham qui doit être investi, il a toujours été investi de bonne foi, mais il faut qu'on s'assure qu'il arrive à temps, là où il fallait qu'on puisse mesurer l'impact. Alors, qu'est-ce qui différencie votre approche de celle des gouvernements qui vous ont précédés parce que cette territorialisation de l'action publique, elle a commencé quand justement sa Majesté avait initié cette régionalisation avancée. Où allez-vous réussir là où d'autres auraient échoué ? Je je je je ne parlerai pas d'échec. Je pense que que nous sommes sur une belle trajectoire, que notre pays est là aujourd'hui dans dans dans dans un moment clé de notre histoire, fort de tout ce qu'on a construit de nos institutions. Maintenant, le citoyen nous Marocain, qu'est-ce qu'il nous dit aujourd'hui ? Il nous dit ce sont des choix institutionnels, ce sont des choix voulus demandés par Sa Majesté le roi que Dieu l'assiste, on vous demande aujourd'hui de faire mieux et plus vite. Moi c'est ça que j'entends aujourd'hui. C'est les priorités, elles sont claires, elles ont été là, on les a démarré dans ce gouvernement, on s'est mobilisé. On nous demande de faire mieux et plus vite et peut-être pour l'illustrer sur la santé comme un exemple. Santé, éducation, nous avons mobilisé 140 milliards de dirhams cette année dans ce PLF, c'est-à-dire 20 milliards de plus. C'est important, c'est très important, mais moi, j'ai un enfant malade, j'ai j'ai j'ai j'ai besoin de de soins, qu'est-ce que ça veut dire pour moi ? Et et c'est si vous me permettez, je je je vais juste illustrer cette cette territorialisation et cette intégration. Nous, ce qu'on a dit, c'est que nous construisons les les CHU. Toutes les régions du Maroc en auront, c'est fondamental pour, on va dire, le le le la santé des citoyens. Mais à côté de tous ces CHU, on nous dit les hôpitaux aussi c'est maintenant et c'est pour ça qu'on a 91 hôpitaux qui doivent être euh, on va dire réhabilité aujourd'hui. Et on nous dit mais moi l'hôpital, il est à 2 heures de chez moi. Moi ce que je veux, c'est également le dispensaire qui soit là. Ce sont pas des choses que nous faisions pas mais quelque part, il faut qu'on fasse tout en même temps et plus vite et peut-être en priorisant davantage ce qui est, on va dire, un impact à court terme et le plus proche possible des citoyens, d'où les l'accélération des 1600 aussi centres de soins de proximité que nous programmons dès 2026 pour finir sur les trois prochaines années. Est-ce que 140 milliards de dirhams à la santé et à l'éducation, une hausse, vous le disiez à l'instant euh conséquente, conséquente, pardon, plus 19 %. Et cette hausse du budget est-elle soutenable dans la durée, madame la ministre ? Est-ce qu'elle est soutenable dans la durée ? Moi j'espérais que les moyens de notre pays, que nos ressources augmentent à l'avenir et que les pourcentages, on va dire, dédiés à ces secteurs soient pérennes. Je crois que c'est extrêmement important puisque euh, nous nous avons aujourd'hui à rattraper à rattraper, on va dire, des retards mais nous avons aussi de plus en plus de marocains qui ont la couverture sociale. Donc les besoins vont aller en s'améliorant et ce qu'on espère, c'est que demain nos services vont s'améliorer. Donc ce que je vous dis aujourd'hui, c'est que 140 milliards, c'est un effort très important. Le gouvernement se mobilise pour le financer. Mais plus au-delà de ça, il faut le pérenniser. D'où l'importance de l'économie. L'économie, la croissance économique, c'est pas juste pour pour faire du chiffre pour faire des résultats pour faire des profits. C'est ces profits qui nous donnent des emplois et des ressources supplémentaires pour que on arrête jamais d'améliorer les services aux citoyens et mobiliser des financements en priorité pour les secteurs sociaux. Et jusqu'où l'État peut financer la généralisation de la motadamonte, par exemple, des allocations familiales sans fragiliser l'équilibre budgétaire, madame la ministre ? C'est exactement la même réponse. Je pense que les les choix de l'État social, ce sont des choix déterminant pour notre pays, fondamentaux. Aujourd'hui, la soutenabilité donc de cette protection sociale est au cœur de nos politiques publiques. Alors sur euh les les les aides sociales et à Motadamun, à Motadamun, ce sont les personnes en en précarité pour lequel nous payons les les les les cotisations, on va dire de de cette couverture à peu près 10,5 milliards pour l'année prochaine. Nous avons les moyens de le financer et donc il n'y a pas de sujet, ils sont priorisés dans le budget de l'OTA. Sur les aides sociales directes, on pourra continuer à on pourra on pourra c'est c'est la réponse que je vous faisais, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, nous avons une croissance des des revenus et et des ressources domestiques qui est en amélioration. Ce n'est pas, on va dire une année exceptionnelle et regardez depuis 2022 à 2025, nous étions capable de le démontrer. Donc ce qui va venir à la à à ce qui va arriver à l'avenir, c'est que nous continuons d'améliorer l'assiette parce qu'on a pas, on a encore du secteur informel mais plus que ça la croissance va nous permettre de faire ça. Quand on aura plus d'emplois, les gens auront beaucoup plus de de revenus. mais en tout cas, notre gouvernement s'est engagé, il est il est responsabilisé et il prend ses responsabilités pour périser le financement de la protection sociale. Et je rappelle que ce RSU qui est la base en fait de ces aides sociales directes avec ses réussites, avec peut-être ses imperfections doit devenir un vrai levier des politiques sociales parce qu'aujourd'hui on a ces deux projets dont vous parlez mais demain d'autres gouvernements pourront aussi avoir d'autres politiques sociales euh qui qui correspondent plus un contexte, à des besoins particuliers en partant de ces acquis que nous avons contribué, on va dire à implémenter selon la vision de de Sa Majesté le roi Mohammed VI. Mais globalement, comment faire pour que l'État gère mieux, moins euh on se concentrant sur ses missions stratégiques. L'état est sur ses missions stratégiques. Alors effectivement, vous pouvez me dire vous venez de nous dire que l'État investit 380 milliards de dirhams. Je pense que euh, on ne perd pas l'objectif de créer les conditions pour que le secteur privé prenne prenne le relais. Mais je pense que ce ce qui nous est demandé aujourd'hui, c'est que nous avons déjà une base d'infrastructure qui est productive. Nous faisons les investissements supplémentaires où pour finir ce qui n'a pas été fait ou pour accélérer la valeur économique de ces infrastructures. Je vous parlais de Nador West Med, c'est un c'est un exemple intéressant. Parce que le port, on l'a fini. Il est prêt. Mais à quoi bon que le port soit là juste pour des conteneurs qui traversent la Méditerranée ? C'est pas plus mal parce que ça nous fait des devises, ça nous fait mais ce qui nous intéresse, c'est que aussi on est une zone industrielle, c'est que aussi on est, on va dire, des villes comme Fès qui profitent aussi avec un accès Donc, on finit, on investit dans le dans la dans dans les routes pour que cette mobilité puisse être plus efficace et apporter une performance économique. Donc, nous ne faisons pas des investissements publics parce que nous avons des monopoles dans nos secteurs, c'est que nous voulons créer les conditions économiques dans une meilleure mobilité, dans une meilleure de meilleures infrastructures pour que ce secteur privé, grande entreprise, moyenne et petite entreprise, profite de tout ce qui a été investi depuis 25 ans. Et nous faisons les les, on va dire, les mails qu'il qu'il de et puis il faut comprendre que la technologie ne s'arrête pas. On peut quand on fait un investissement, il est bon à à à un momenté, mais je rappelle que notre projet, le projet voulu par Sa Majesté, c'est le Maroc pays émergent et donc l'émergence, c'est qu'on soit aussi au rendez-vous des innovations, des nouveaux métiers et des infrastructures. On on est ravi que tout ce que nous faisions profite à tous les citoyens mais que le secteur privé prenne le relais et pour ça, nous faisons aussi beaucoup de choses sur le Doing Business, sur la charte d'investissement. Donc nous avons créé également en même temps les conditions pour que le secteur privé représente, on va dire, une part plus importante dans dans cet effort d'investissement. Quelle livraison concrète en 2026 contre le stress hydrique, madame la ministre, et pour la transition énergétique ? le stress hydrique, malheureusement, on est le 20 21 octobre et on attend on attend les pluies. Ce qui est très important, c'est que les stratégies aujourd'hui euh sous l'impulsion de Sa Majesté le roi Mohamed VI, ce n'est plus de gérer les années de recherche et trouver les les les les solutions conjoncturelles. C'est que c'est presque le base case, euh c'est que on a pas assez d'eau. Donc, ce qu'on nous avons un budget de 16,5 milliards de dirhams pour continuer les barrages et en et en en lançant deux nouveaux grands barrages pour accélérer aussi les projets de de de dessalement d'eau. L'objectif, c'est 1,7 milliards pour pouvoir de mètres cubes à terme afin que 50 % de l'eau potable soit euh fournie par le l'eau dessalé. Ça signifie quoi ? Ça signifie que même l'agriculture pourra avoir plus de ressources en fait et que nous pourrons un peu moins souffrir de cette volatilité. Sur les énergies renouvelables, je pense qu'on a fait, on va dire, un un un un bon parcours jusqu'à présent. 45 % de notre capacité installée d'électricité vient des énergies renouvelables. Nous espérons arriver à 52 % d'ici 2030, c'est de l'énergie moins chère, c'est de l'énergie propre qui nous permet aussi de décarboner les industries et de rester intégrées dans les les chaînes globale de valeur. Et puis nous avons l'offre Maroc hydrogène vert qui a vu euh, on va dire, qui a attiré des opérateurs de renom et qui sera aussi, j'espère, une solution pour notre souveraineté et notre compétitivité en matière d'énergie. Pour terminer en un mot si vous deviez résumer ce PLF 2026, madame la ministre, ce serait un budget de quoi ? C'est le budget pour les marocains dans tous les coins du Maroc et des marocains qui euh qui sont en droit d'exiger des résultats qui étaient qui arrivent, mais qu'ils veulent plus vite et partout. Le Maroc a une vitesse. Voilà. Merci beaucoup. Merci madame la ministre Nadia Fettah, ministre de l'économie et des finances. Merci d'avoir répondu à nos questions. Merci beaucoup. Voilà, c'était donc cet entretien avec notre ministre de l'économie et des finances au sujet du projet de loi de finance 2026 qui a donc été présenté euh lundi 20 octobre devant les parlementaires qui aujourd'hui entre dans le processus de discussion au Parlement avant son vote et donc c'était cette interview avec notre ministre de l'économie et des finances. Merci de l'avoir suivi. Très bonne suite des programmes.

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