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Musset - On ne badine pas avec l'amour, analyse linéaire de l'acte III scène 3 pour l'oral du bac !

Schola Litterarum

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[0:13]Alors, tout d'abord, je t'affiche le texte que l'on va commenter, n'hésite pas à mettre la vidéo sur pause, il est en deux parties, ceci est la première partie.
[0:46]C'est une dimension que l'on retrouve dans le drame romantique d'Alfred de Musset, On ne badine pas avec l'amour, publié en 1834.
[0:54]En effet, dans cette pièce de théâtre, Camille et Perdican sont amoureux mais ne veulent pas se l'avouer par orgueil.
[1:01]En effet, Camille a refusé de se marier avec Perdican afin de devenir religieuse.
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[0:00]Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo et aujourd'hui, nous allons faire le commentaire linéaire pour l'oral du bac de français d'un extrait d'on ne badine pas avec l'amour d'Alfred de Musset, plus précisément de l'acte 3, scène 3, c'est parti.

[0:13]Alors, tout d'abord, je t'affiche le texte que l'on va commenter, n'hésite pas à mettre la vidéo sur pause, il est en deux parties, ceci est la première partie.

[0:23]Et ceci est la seconde partie.

[0:27]Tu as terminé ta lecture ? Parfait. On va passer à l'introduction.

[0:31]De nombreux dramaturges créent une mise en abîme du théâtre dans le théâtre dans leurs œuvres, notamment lorsqu'un personnage veut forcer un autre à révéler ses véritables sentiments ou souhaite se venger, c'est l'occasion pour lui de jouer un rôle et de se mettre en scène.

[0:46]C'est une dimension que l'on retrouve dans le drame romantique d'Alfred de Musset, On ne badine pas avec l'amour, publié en 1834.

[0:54]En effet, dans cette pièce de théâtre, Camille et Perdican sont amoureux mais ne veulent pas se l'avouer par orgueil.

[1:01]En effet, Camille a refusé de se marier avec Perdican afin de devenir religieuse. Perdican est blessé et cherche à se venger.

[1:10]C'est dans ce contexte que s'inscrit l'acte 3 scène 3. Perdican a envoyé une lettre à Camille afin de lui donner rendez-vous, mais c'est une stratégie puisqu'il va se rendre sur les lieux avec Rosette, la sœur de lait de Camille.

[1:25]Il va lui faire une longue déclaration d'amour afin de rendre cette première jalouse, afin de se venger.

[1:31]Ainsi, il s'agira de se demander comment cette mise en scène de Perdican révèle son caractère manipulateur mais aussi ses véritables sentiments.

[1:41]Dans un premier temps, nous nous concentrerons sur la mise en place de la stratégie, puisqu'il s'agit de théâtre dans le théâtre.

[1:49]Puis nous étudierons une déclaration d'amour surjouée et exalté de la part de Perdican qui symbolise le rejet de Camille.

[1:56]Enfin, nous nous focaliserons sur la critique de la religion.

[2:03]Cet extrait, cette scène met en place une stratégie de théâtre dans le théâtre, puisqu'en effet, tout d'abord, nous pouvons repérer une instauration du cadre spatio-temporel, qui montre qu'il s'agit d'un ultime rendez-vous dans un cadre romantique.

[2:19]Je cite, Perdican me demande de lui dire adieu avant de partir, près de la petite fontaine où je l'ai fait venir hier.

[2:28]Le décor est établi, il s'agit d'un décor qui est galant et qui est propice aux rencontres amoureuses.

[2:33]Camille fait preuve de curiosité.

[2:36]Je cite, Que peut-il avoir à me dire ? Dois-je accorder ce second rendez-vous ?

[2:40]Ici, Camille montre son intérêt pour Perdican à travers ses questions rhétoriques, elle est surprise mais elle est aussi émue puisqu'en effet, elle insiste sur l'émotion forte qu'elle ressent. Je suis toute portée.

[2:54]Grâce à toute, qui insiste bien sur ce sentiment.

[2:58]Elle a des sentiments pour Perdican, sinon elle n'aurait jamais été dans cet état.

[3:03]La seconde question rhétorique, dois-je accorder ce second rendez-vous, montre l'hésitation du personnage.

[3:08]Elle sait que ce n'est pas une bonne idée de se rendre à un rendez-vous galant au vu de ses résolutions.

[3:13]Cela explique pourquoi Camille est en proie à une forte émotion.

[3:17]Je cite, Ah ! Elle se cache derrière un arbre.

[3:20]Cette interjection exclamative ainsi que la didascalie, le soulignent. Camille ne veut pas être vue par Perdican.

[3:30]Camille fait ensuite le constat de l'irruption d'un troisième personnage, imprévu.

[3:35]Je cite, Voilà Perdican qui approche avec Rosette, ma sœur de lait.

[3:40]Rosette est un personnage imprévu qui semble briser le caractère galant du rendez-vous.

[3:46]Il y a un véritable retournement de situation et une précision des liens reliant les deux femmes.

[3:52]La présence de Rosette est tellement inopportune que Camille mais une émet une hypothèse impliquant qu'elle disparaisse puisqu'elle serait de trop dans cette scène, dans ce rendez-vous galant.

[4:05]Je cite, Je suppose qu'il va la quitter, je suis bien aise de ne pas avoir l'air d'arriver la première.

[4:16]La didascalie va ici montrer que contrairement aux attentes, Rosette ne part pas, sa présence semble voulue.

[4:26]Cela fait partie de la stratégie de Perdican et cela confirme l'aspect de théâtre dans le théâtre.

[4:32]Je cite Camille.

[4:35]Caché, à part. La didascalie montre que Camille assiste au duo Perdican-Rosette de manière dissimulée, elle est observatrice, c'est presque du voyeurisme.

[4:45]Puisqu'en effet, il y a un déplacement, nous passons du couple galant Camille-Perdican au couple galant Rosette-Perdican.

[4:52]Et c'est pour cela que Camille éprouve un grand choc et une grande surprise.

[4:57]Je la cite, Que veut dire cela ? Il l'a fait asseoir près de lui ? Me demande-t-il un rendez-vous pour y venir causer avec une autre ?

[5:04]Nous avons la trois questions rhétoriques qui montrent qu'elle est blessée.

[5:08]Elle se place d'emblée en tant que spectatrice et donc nous avons encore une fois, une mise en abîme du théâtre dans le théâtre.

[5:14]Puisque Perdican et Rosette semblent être deux comédiens et Camille, donc, la spectatrice.

[5:21]Cela explique pourquoi Camille éprouve un fort intérêt pour la scène qui va se dérouler sous ses yeux.

[5:26]Je la cite, je suis curieuse de savoir ce qu'il lui dit.

[5:30]C'est une scène qui représente une forme de divertissement pour elle, mais qui est aussi révélatrice de ses véritables sentiments.

[5:38]Ainsi, cette mise en scène de théâtre dans le théâtre laisse place à une déclaration d'amour surjouée et exaltée de la part de Perdican symbolisant le rejet de Camille.

[5:49]Je cite Perdican et plus précisément la didascalie.

[5:53]A haute voix, de manière que Camille l'entende.

[5:57]Ici, cela renvoie au procédé de double énonciation.

[6:00]En apparence, il s'adresse à Rosette mais en réalité, son discours est bien évidemment destiné à Camille.

[6:07]Et c'est pourquoi, on peut repérer du sur-jeu, il joue un rôle et prétend aimer Rosette, ce que montre l'exclamation et la déclaration, je t'aime, Rosette.

[6:19]Toi seul au monde tu n'as rien oublié de nos beaux jours passés, toi seul tu te souviens de la vie qui n'est plus, et cetera et cetera.

[6:29]En réalité, cette déclaration est là pour créer un décalage avec Camille, ce que montrent les références au passé que Camille semble avoir oublié.

[6:38]C'est ce que l'on repère à travers les références au beaux jours passés, à la vie qui n'est plus.

[6:42]La déclaration de Perdican, en réalité, est une déclaration qui met en place une anaphore et qui place Rosette en posture de supériorité, elle est unique.

[6:54]Ce que montrent les répétitions de toi seul au monde, toi seul, ce qui revient donc à isoler Rosette à la place en posture de supériorité, évidemment, par comparaison à Camille qui n'existerait plus, qui disparaîtrait donc derrière Rosette.

[7:11]Mais la déclaration d'amour de Perdican est une déclaration un petit peu bancale puisqu'en effet, elle est autoritaire.

[7:18]On repère les impératifs, prends, donne-moi.

[7:21]Perdican donne surtout des indications concernant la manière dont il veut que Rosette se comporte, tout comme un metteur en scène.

[7:29]Rosette est donc une marionnette d'une certaine manière, elle est manipulée par Perdican.

[7:37]Et on voit d'ailleurs que l'appellation affectueuse, cher enfant, montre bien qu'il n'a pas d'amour pour elle puisque c'est un surnom qui est infantilisant et qui manifeste la supériorité de Perdican sur Rosette.

[7:47]Voilà le gage de notre amour, il lui pose sa chaîne sur le coup.

[7:50]Le don de la chaîne rappelle le don de la bague, symbole du mariage et donc symboliserait l'union entre Perdican et Rosette.

[8:05]Étonnamment, Rosette est surprise de ce soudain revirement de situation et c'est ce que montre la question rhétorique qui marque son incompréhension, Vous me donnez votre chaîne d'or ?

[8:16]Perdican ne répond pas à cette question. C'est donc la preuve qu'il ne s'adresse pas à Rosette, mais véritablement, à Camille.

[8:23]Il ne tient pas compte des réactions de Rosette qui n'ose d'ailleurs que très peu prendre la parole contrairement à Perdican qui l'a monopole, on est presque ici dans un monologue.

[8:33]D'ailleurs, Perdican emploie énormément d'impératifs, c'est ce que l'on retrouve à travers les verbes regarde, lève-toi, approchons-nous, et regarde qui sera répété trois fois par la suite dans sa même réplique.

[8:45]Il attire ainsi l'attention de Rosette sur la bague, afin par conséquent, d'attirer l'attention de Camille sur cet objet qui est symbolique également.

[8:56]Ces impératifs ont d'ailleurs une valeur de didascalie puisqu'euh, comme un metteur en scène, il donne des indications scéniques à Rosette.

[9:05]Perdican décrit leur comportement afin d'insister sur leur prétendu amour et de les faire passer pour des amoureux. Regarde à présent cette bague, lève-toi et approchons-nous de cette fontaine.

[9:12]Il décrit donc leur comportement afin d'insister sur leur prétendu amour et de les faire passer pour des amoureux.

[9:19]On repère également deux questions rhétoriques. Nous vois-tu tous les deux dans la source, appuyés l'un sur l'autre ? Vois-tu tes beaux yeux près des miens, ta main dans la mienne ?

[9:29]Ces questions rhétoriques dont la réponse est évidente, montrent quand même que l'important est d'insister sur leur intimité et leur proximité physique afin de rendre Camille jalouse.

[9:40]On repère aussi des juxtapositions de commentaires comme par exemple, patience, nous reparissons, déjà je distingue de nouveau tes bras enlacés dans les miens.

[9:51]Qui insiste sur la proximité physique entre les deux personnages.

[9:55]Et d'autres commentaires comme, il n'y aura plus une ride sur ton joli visage, qui valorise la beauté de Rosette afin toujours de rendre Camille jalouse.

[10:04]Et comme on l'a dit précédemment, les impératifs répétitifs du verbe regarder qui apparaissent quatre fois servent à attirer l'attention de Rosette, donc à attirer le regard de Camille sur un élément, la bague qui est jetée dans l'eau.

[10:21]On peut repérer aussi une référence à un cadeau de Camille.

[10:25]C'était une bague que m'avait donnée Camille.

[10:28]C'est en apparence anodin, mais symboliquement, rejeter la bague de Camille en la jetant dans l'eau, symbolise donc le rejet de Camille.

[10:41]Camille, à part, il a jeté ma bague dans l'eau.

[10:45]Cela cela nous permet de constater que la stratégie de Perdican est réussi, elle a abouti.

[10:51]Camille a bien remarqué ce geste. C'est un constat qui est en apparence dépourvu de toute émotion, mais en réalité, Camille est touchée.

[10:59]Il ne faut pas se fier à son ton qui est en apparence neutre.

[11:04]Ce ne sont que les apparences.

[11:07]Enfin, ce discours de Perdican permet de critiquer la religion et donc de cibler plus précisément Camille et ses préférences et ses choix.

[11:19]Je cite Perdican. Sais-tu ce que c'est que l'amour, Rosette ?

[11:23]Ici, on repère une forte théâtralité de Perdican qui exagère son jeu de rôle d'amant passionné.

[11:30]Cette question est rhétorique, évidemment, Rosette ne sait pas ce que c'est que l'amour.

[11:35]Et d'ailleurs, on repère le champ lexical de la nature, écoute, le vent se tait, la pluie du matin roule en perles sur les feuilles séchées que le soleil ranime.

[11:44]La nature est présentée de manière lyrique, de manière poétique, elle est méliorative et personnifiée, c'est un lieu accueillant et chaleureux, elle est exaltée.

[11:53]Et c'est en ce sens que l'on comprend que c'est un véritable paysage d'Adam car elle reflète les émotions de Perdican et reflète également une atmosphère printanière qui est évidemment propice à l'amour.

[12:06]La nature est d'ailleurs prise à témoin comme le montre le parallélisme, par la lumière du ciel, par le soleil que voilà, je t'aime.

[12:14]Elle est prise à témoin donc de leur amour mutuel et réciproque.

[12:19]On repère d'ailleurs une ponctuation très expressive, nous avons de multiples points d'interrogation et points d'exclamation qui montrent que nous sommes face à de nombreuses questions rhétoriques, à des phrases exclamatives, à des juxtapositions de proposition également avec les points-virgules et cela confirme la théâtralité du rôle de Perdican.

[12:39]Perdican va attaquer directement les religieuses, je cite, on n'a pas flétri ta jeunesse, on n'a pas infiltré dans ton sang vermeil les restes d'un sang affadi ?

[12:49]Ici, les religieuses sont désignées à travers le pronom, on, pronom indéfini.

[12:56]Elles sont associées à de mauvaises actions puisqu'en effet, on repère l'emploi de verbes niés, on n'a pas flétri et cetera, qui montrent qu'on fait référence notamment au champ lexical de la vieillesse.

[13:17]Les religieuses sont présentées indirectement comme des femmes réactionnaires qui vont corrompre la jeunesse et qui vont ternir la vie des jeunes femmes.

[13:28]Elles sont placées comme coupables, elles sont proclamées coupables d'où leur place en tant que sujet syntaxique du verbe.

[13:37]Ce sont elles qui font les actions que Perdican va dénoncer.

[13:41]Perdican va d'ailleurs faire une comparaison indirecte à Camille sur le mode de la négation et des références à la jeunesse et à la beauté.

[13:48]Je cite, tu ne veux pas te faire religieuse, te voilà jeune et belle dans les bras d'un jeune homme.

[13:54]Ici, par opposition bien sûr à la présentation des religieuses précédemment, cela symbolise le rejet de la religion et donc le rejet de Camille.

[14:06]Nous pouvons repérer une forme d'apothéose lyrique avec l'apostrophe et la répétition de la question initiale, qui crée un effet de boucle.

[14:15]Oh Rosette, Rosette, sais-tu ce que c'est que l'amour ?

[14:19]Donc tout cela crée une forte théâtralité en le personnage de Perdican.

[14:25]Cela a pour conséquence une forme de désespoir de la part de Rosette qui est prise au dépourvu et qui met en valeur son inexpérience, son innocence.

[14:34]Je cite, Hélas, monsieur le docteur, je vous aimerais comme je pourrais.

[14:38]Il y a un véritable décalage avec Perdican puisqu'euh Perdican la tutoie, il fait preuve donc d'une certaine familiarité avec elle.

[14:46]Or, elle, elle va le vouvoyer.

[14:49]Elle va le vouvoyer et l'appeler par son statut, monsieur le docteur.

[14:53]Cela donne donc un aspect solennel qui montre la gêne et le malaise de Rosette et qui crée donc un fort décalage entre les deux personnages, décalage qui est souligné par la dimension tragique de l'apostrophe, hélas, puisqu'en effet, on a un personnage qui parle d'un amour fort et puissant et une autre un autre personnage qui réagit comme si elle était en proie à un fort désespoir puisqu'elle ne comprend pas la situation.

[18:17]Perdican va donc procéder à certaines corrections.

[18:20]En effet, il va reprendre ses mots, tu ne sais pas lire, mais grâce à la conjonction de coordination à valeur d'opposition, il va nuancer ses propos précédents.

[18:30]Je cite, mais tu sais ce que disent ces bois et ces prairies, ces tièdes rivières, ces beaux champs couverts de moissons, toute cette nature splendide de jeunesse.

[18:40]Encore une fois, on repère une grande attention qui est portée à la nature dans une perspective purement romantique.

[18:47]La nature est valorisée, elle est personnifiée, elle est jeune comme Rosette et Perdican le sont et encore une fois, cela renvoie au paysage état d'Adam.

[18:54]Perdican va projeter ses états d'âme sur le paysage.

[18:59]On peut repérer des verbes de connaissance, tu sais, tu reconnais, qui montre que Rosette est capable d'interpréter la nature, donc de se recentrer sur l'essentiel.

[19:09]Perdican emploie encore une fois des impératifs comme lève-toi et des et des verbes au futur à valeur d'ordre, tu seras ma femme, nous prendrons racine ensemble dans la sève du monde tout-puissant.

[19:22]Ce qui montre que il est contre l'amour puisqu'en effet, ces impératifs à ces impératifs à valeur d'ordre s'opposent à une perspective amoureuse.

[19:31]Ce sont plus des ordres. La métaphore filée concernant la nature insiste sur les liens très forts qui unissent les deux personnages, car la nature en effet, comme paysage état d'âme, reflète leur amour.

[19:46]Et voilà, le cours du jour est terminé.

[19:49]Je te laisse faire la conclusion de ton côté et je te dis à très bientôt dans une nouvelle vidéo.

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