[0:00]Le sommet de la Terre s'est achevé ce vendredi à Stockholm, 50 ans après la première conférence de l'ONU sur ce thème. Plusieurs manifestations, hein, vous le voyez, contre l'urgence climatique étaient organisées dans la capitale suédoise. Objectif alerter les décideurs du monde entier pour lutter plus efficacement contre le changement climatique. Et l'un des moyens pour contrer le réchauffement de la planète, et bien c'est sans doute de lutter contre la pollution numérique. Bonsoir Julie Martin, au côté de quatre autres auteurs, vous venez de sortir cliquer c'est polluer. Une sorte de manuel, on peut l'appeler comme ça pour faire prendre conscience de l'importance de cette pollution numérique. Dans ce livre par exemple, on on se rend compte concrètement que l'impact de nos usages quotidiens du numérique est responsable de 4 % des effets de des gaz à effet de serre dans le monde. C'est c'est impressionnant. C'est impressionnant, on cite énormément l'aérien quand on parle des émissions carbone et des causes finalement de de nos comportements quotidiens sur le réchauffement climatique. L'aérien, c'est 2,5 % seulement, enfin seulement des émissions carbone, alors qu'effectivement là on est à 4 % des émissions des émissions carbone mondiales, donc c'est beaucoup plus. Alors, pour être vraiment concret, ça veut dire qu'à chaque fois qu'on va sur internet, qu'on regarde une photo sur Instagram, et bien on pollue, c'est ça ? Voilà, on consomme de l'électricité et donc on émet du CO2. Et mais qu'est-ce qui pollue ? Ça c'est une question qu'on se pose souvent, est-ce que ce sont les serveurs de stockage, est-ce que c'est le fait de laisser son ordinateur allumé ? Finalement dans le numérique qu'est-ce qui pollue plus ? Alors tout pollue, c'est-à-dire que à la fois nos usages, donc effectivement se rendre sur internet, poster, poster une photo, consulter un site, également tout ce qui fait fonctionner internet, donc les fameuses centres de données ou les data centers qui consomment énormément d'électricité polluent également. Et ce qui pollue le plus, c'est la fabrication et la distribution de tous nos appareils électroniques. C'est vraiment en France, c'est 75 % d'empreinte carbone du numérique en France qui est dû au à la fabrication à la distribution seul de nos de nos équipements électroniques. Donc la fabrication et l'utilisation, hein, c'est c'est vraiment lié. Je voulais quand même qu'on revienne sur ce qu'on peut appeler une véritable play, c'est l'utilisation des réseaux sociaux. Chaque année notre utilisation des réseaux émet autant de CO2 qu'une voiture qui roulerait pendant 900 km. Ça c'est un des autres chiffres que j'ai retenu de votre livre, hein. Oui, oui oui, en fait sur les réseaux sociaux, l'une des l'un des usages qui pollue le plus, c'est quand on consomme des vidéos en ligne, il faut savoir qu'au global le streaming vidéo, c'est vraiment notre comportement qui pollue qui pollue le plus et à quand même une bonne partie après de 20 % du streaming vidéo qui a lieu sur les réseaux sociaux.
[2:37]Bon, il faut le dire Internet, les réseaux sociaux, ça fait partie de notre vie, on peut pas s'en passer. Concrètement, comment est-ce que euh on arrive à lutter contre cette pollution numérique avec quelques petits gestes du quotidien ? Si vous nous deviez nous donner deux trois conseils qui sont d'ailleurs dans votre livre, hein. Le premier, le truc le plus important, c'est de prolonger la durée de vie de nos appareils, donc les protéger, les faire réparer quand ils fonctionnent plus, redevenir patient s'il rameme un peu. Euh et si on vraiment doit en changer, acheter du reconditionné. Et ensuite, comme l'usage de la du streaming vidéo, c'est vraiment le plus polluant, il faut essayer de le limiter, de de mettre de de de paramétrer en en basse définition les contenus qu'on regarde. Euh voilà, ça fait partie partie des choses à faire. Et vous dites par exemple qu'il faut aussi éteindre sa box, enlever ses mails dans ses spam, les mails supprimer, il y a plein de petites actions comme ça du quotidien. Il y a plein d'actions en fait à chaque fois qu'on mais même quand on fait une requête Google au lieu de taper l'URL du site qu'on connaît, ça émet un petit peu de CO2 et au final c'est pas grand-chose, sauf que multiplié par le nombre de fois on fait on le fait chaque jour, le nombre de personnes qui le font chaque jour, ça commence à faire des chiffres faramineux. Et à faire des des beaucoup de serveurs effectivement à Roland Garros, il y a une activiste un peu euh pour l'écologie qui est venue sur le sur un des cours, parler de cette cause. Demain, c'est ça aussi qui qu'il faudrait mettre en place, c'est des actions non pas sur les réseaux sociaux peut-être, mais directement euh comme ça dans dans la vie réelle. Après, mon le le le but, oui dans la vie réelle, mais de toute façon, il faut pas non plus blâmer internet, internet, c'est notamment pour l'accès à l'information, c'est un outil formidable, donc il faut surtout pas se dire qu'il faut plus qu'on y aille et que les réseaux sociaux ne sont que mauvais. Oui parce que il y a il y a beaucoup en fait de de messages qui sont véhiculés sur les réseaux sociaux si on ne peut pas s'en passer en fait. Bien sûr et et ça a permis la libération de la parole des mouvements comme Mitou, enfin qui sont quand même fondamentaux dans nos sociétés aujourd'hui. Donc le but c'est vraiment pas de se dire qu'il faut arrêter internet, faut simplement avoir conscience de ce que ça engendre en terme en terme de pollution numérique. Et encore une fois, le plus gros du combat, il est vraiment sur les appareils électroniques. Et en faire effectivement un usage raisonné, on a bien compris le message. Merci beaucoup Julie Martin, je rappelle le titre de votre livre c'est cliquer c'est polluer, c'est disponible chez 404 édition avec beaucoup de conseils dedans, c'est très intéressant. Merci beaucoup.



