[0:00]C'est le soulagement qui domine en ce début de semaine. Les grandes chancelleries européennes accueillent avec satisfaction l'élection sans ambiguïté de Peter Magyar.
[0:09]Le nouveau premier ministre hongrois a obtenu hier une majorité des 2/3 au Parlement, autant dire qu'il aura les mains libres pour refaire de la Hongrie un État de droit. Il s'exprime encore à l'heure qu'il est le le Premier ministre hongrois après une très courte nuit. Caroline de Camaret, vous êtes notre envoyé spécial à Budapest. Bonjour à vous. Peter Magyar est donc le nouvel homme fort du pays. Ses premiers mots ont été pour le peuple hongrois, pour l'Europe, la place de la Hongrie est en Europe, a-t-il rappelé.
[0:40]Oui, c'était d'ailleurs sa conférence internationale, parce qu'en fait, il a peu parlé dans les médias internationaux. Euh ce euh cet eurodéputé de 45 ans qui est pourtant multilingue. Non, il a concentré sa campagne sur les médias nationaux et sur un message surtout économique. Attention, vous avez eu 40 % d'inflation dans le dernier mandat de Victor Orban. Moi je vais m'intéresser à l'économie. Alors là en revanche, dans un autre format, donc pour la presse internationale, il a demandé un devant témoin, donc devant témoin des européens et de la presse internationale. À ce que le président hongrois convoque un nouveau parlement le plus tôt possible après les résultats officiels, donc le 4 mai ou le 5 mai. Et ça c'est important, vous le voyez derrière moi, ce parlement qui va être détenu au 2 tiers par les partisans de Peter Magyar, donc Tisza, les nouveaux eurodéputés, ce qui justement n'ont pas eu le droit de s'exprimer jusqu'à présent parce qu'ils étaient très nouveaux dans le job. Et puis il a dit qu'il allait prendre toutes sortes de mesures, il a appelé à la démission du président qui pour lui le président hongrois est une marionnette de Victor Orban. On lui a passé un petit papier pendant son discours qui l'informait et il était un petit peu surpris, il a exprimé sa colère que le ministre des Affaires étrangères Peter Silato. qui est accusé d'espionnage pour le compte de Moscou, était en train de justement brûler des papiers dans son ministère concernant les sanctions européennes sur Moscou et ça évidemment ça l'a mis hors de lui et puis il a aussi dit qu'il il était en faveur d'une réconciliation avec l'OTAN et l'Union européenne pour un populisme saint. Et il a au passage dit qu'il allait instaurer un nouveau régime pour ce qui est de des premiers ministres deux mandats seulement et ce serait rétroactif, ce qui empêcherait éventuellement Victor Orban de se représenter. Or, il a une super majorité, Peter Magyar, il peut changer la Constitution. Il promet une nouvelle ère donc après les 16 ans de pouvoir d'Orban, une nouvelle ère saluée par les institutions européennes. Qu'est-ce que ça va changer concrètement pour pour Bruxelles, Caroline, pour l'Ukraine aussi, est-ce que les européens vont faire table rase de l'ère Urban? Il pense que en tout cas ça va changer effectivement beaucoup de choses dans les relations avec l'Union européenne qui ont l'air d'être beaucoup plus apaisées de ce qu'en dit effectivement aujourd'hui Peter Magyar, qui lui aussi conservateur hein sur les valeurs. Mais qui a l'air beaucoup moins anti-Europe que que l'a été et que l'a été encore récemment Victor Orban qui a fait une campagne europhobe comme jamais. Alors en l'occurrence les européens, ils ont bloqué 20 milliards d'euros gelés de fonds européens qui étaient destiné à la Hongrie parce que il y avait un problème d'État de droit. Et donc Peter Magyar a dit qu'il allait rétablir l'État de droit, il a demandé la tête de tous les chefs des institutions, donc la Cour Suprême, le Conseil médiatique, tous ceux qu'avait nommés Victor Orban à la tête des institutions pour verrouiller entièrement le système. Donc ces fonds européens, 20 milliards, ça représente tout de même 4% du PIB par an vont être selon toute vraisemblance libéré et c'est important, ça urge aussi parce que il faut pas les perdre et il y a une échéance très rapide pour ne pas les perdre. Et puis deuxième chose importante évidemment, Victor Orban a bloqué les deux derniers sommets européens, le prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine. Et là encore, on pense que il va être débloqué ce prêt parce qu'en plus la Hongrie ne participait pas financièrement à ce prêt mais les autres pensaient que c'était très important pour la survie de l'Ukraine. Là encore, il y a eu des mots échangés avec le président Zelenski qui a demandé à Peter Magyar une rencontre et ça c'est une nouvelle parce que euh Victor Orban, il a rencontré quatre fois Vladimir Poutine depuis euh depuis le début de la guerre mais en fait son cœur n'allait pas en direction de l'Ukraine beaucoup, vous l'avez compris, il a fait une campagne très anti-Ukraine. Donc là aussi des relations plus apaisées avec l'Ukraine sont à attendre.



