[0:00]Si tu as cliqué sur cette vidéo, c'est que tu as la CEJM qui t'attend et tu as bien fait de cliquer. Parce que dans cette vidéo, on va faire le tour complet de tout le programme. Les six thèmes, les notions clés, les pièges à éviter et la méthodo pour répondre le jour J. Alors, respire un grand coup, oui la matière est dense, oui, il y a beaucoup de concepts. Mais si tu regardes cette vidéo jusqu'au bout, tu auras une vision claire et structurée de tout le programme et ça, c'est déjà énorme. Juste avant d'aborder le thème 1, on va faire un récap de la manière dont se déroule l'épreuve de CEJM au BTS. 4 heures d'épreuve écrite, un dossier documentaire d'une dizaine de pages maximum, des documents économiques, juridiques et managériaux autour d'une entreprise réelle. Une série de questions qui couvrent les trois disciplines et pour chaque question, une réponse structurée et argumentée. Pas une liste de mots clés balancés comme ça, une vraie réponse structurée. C'est ça le jeu et on va apprendre à y jouer ensemble. C'est parti. Une nouvelle fois, avant d'aborder le thème 1, on va faire un point fondamental sur la méthodologie. Parce que connaître le programme sans savoir comment répondre, ça coûte des points bêtement. Premier réflexe : lire tout le dossier avant les questions. Parce que l'instinct c'est de foncer directement sur les questions. Fais pas ça. Lis d'abord le dossier pour comprendre de quelle entreprise on parle, son secteur, son contexte, c'est ta boussole pour toutes les réponses. Réflexe numéro 2 : identifie le champ disciplinaire de chaque question. Parce que chaque question te sollicite sur l'économie, le droit, le management et parfois les trois à la fois. Identifie ça dès le départ, ça te dira quelle casquette tu dois mettre et surtout quel vocabulaire utiliser. Réflexe numéro 3 : structurer chaque réponse. Une bonne réponse en CEJM, c'est je définis le concept mobilisé, je l'applique au cas de l'entreprise du dossier et je conclu ou je nuance. Et je le redis, tu dois t'appuyer sur les documents. Citer un extrait, utiliser des chiffres, faire le lien avec le cas concret. C'est ce qui distingue une réponse solide d'une réponse générique copier-coller du cours. Et tu vas voir dans cette vidéo que les trois disciplines, donc l'économie, le droit et le management sont liées. Elles se répondent en permanence. L'économie explique pourquoi le droit intervient, le droit fixe le cadre dans lequel le management prend ses décisions. Et le management, c'est l'art de combiner tout ça au quotidien. Et garde ça en tête pour chaque thème, c'est exactement ce que l'examen va tester. OK, les six thèmes, c'est parti pour le premier. Thème 1 : l'intégration de l'entreprise dans son environnement. C'est clairement le plus fondamental. C'est ici qu'on pose les bases de tout le programme et l'idée centrale est la suivante : l'entreprise n'est jamais seule. Elle évolue dans un écosystème, elle interagit avec des acteurs, des marchés, des contraintes. Et ce thème te donne les outils pour décrire et analyser cet environnement et ça sous les trois angles qu'on va toujours retrouver, à savoir l'angle économique, juridique et managérial. Alors, du coup, qui sont les acteurs et comment fonctionnent les marchés ? On commence par les acteurs, qui gravitent autour de l'entreprise. Ces acteurs, on les appelle les agents économiques et il en existe six catégories. Les ménages, donc nous, les consommateurs, les sociétés non financières, donc les entreprises qui produisent. Les administrations publiques, donc l'État, les collectivités, les institutions sans but lucratif, donc les associations, les sociétés financières, donc les banques, les assurances. Leur rôle, c'est de financer l'économie et enfin le reste du monde. Et ces agents échangent en permanence, c'est ce qu'on appelle le circuit économique. C'est donc la représentation de tous ces flux réels et monétaires entre ces différents acteurs. Et parmi ces agents, deux jouent un rôle de financement qu'il faut bien distinguer. Donc les banques qui collectent l'épargne des ménages et accordent des crédits aux entreprises, elle crée de la monnaie et lubrifie l'ensemble du circuit. Et enfin le marché financier qui permet aux entreprises de se financer directement auprès des investisseurs. Et ça en émettant des actions ou des obligations. C'est une alternative au crédit bancaire, souvent accessible aux grandes entreprises côté. Ces deux canaux de financement sont complémentaires et indispensables au bon fonctionnement de l'économie. Donc on a fait un point sur les agents, maintenant on arrive au marché. Qu'est-ce qu'un marché ? Un marché, c'est un endroit où se rencontre une offre et une demande et à un prix qui se fixe naturellement, c'est le prix d'équilibre. Quand une entreprise est seule sur son marché, on dit qu'elle est en situation de monopole et quand d'autres entreprises arrivent sur ce marché, les prix baissent et tout le monde doit s'adapter. Mais attention, les marchés ne fonctionnent pas toujours parfaitement. Trois dysfonctionnements à connaître absolument. 1, les barrières à l'entrée. En gros, c'est des obstacles qui empêchent des nouveaux acteurs d'entrer sur le marché. Et elles peuvent être juridiques, économiques ou naturelles. 2, les asymétries d'information. C'est quand une partie en sait beaucoup plus que l'autre. Pense par exemple aux vendeurs de voitures d'occasion qui connaît l'état réel de sa voiture par rapport à l'acheteur qui lui l'ignore. Ça crée des déséquilibres. 3e point, les externalités. Et les externalités peuvent être soit négatives, soit positives. En gros, c'est des effets appliqués sur des tiers qui ne sont pas impliqués dans l'échange. On va prendre des exemples très concrets. Par exemple, une usine qui pollue une rivière, externalité négative. Son choix premier n'est pas de polluer une rivière, c'est juste la conséquence de son activité et ça nuit à tout l'écosystème de la rivière. Opposé à une externalité positive, par exemple, une entreprise qui crée des emplois dans son quartier. Et parfois les entreprises choisissent de coopérer plutôt que de se concurrencer. C'est légal, sauf si ça vise à fausser la concurrence. Et dans ce cas, on parle de pratiques anticoncurrentielles qui sont sanctionnées. Et c'est exactement là qu'intervient le droit. On vient de voir que les relations économiques entre les différents acteurs peuvent être déséquilibrées. Asymétrie d'info, rapport de force inégal et le droit des contrats, c'est l'outil qui permet de sécuriser et d'équilibrer ces relations. Concrètement, comment ? L'entreprise passe des contrats en permanence avec ses fournisseurs, ses partenaires, ses clients et le droit des contrats est là pour rendre ses relations fiables et prévisibles. Avant même de signer, il y a une phase précontractuelle, la négociation. Les parties discutent, s'échangent des informations et cette phase a ses propres règles. Obligation de bonne foi, d'information et de confidentialité, ce qui répond directement au problème d'asymétrie qu'on vient de voir. Et une rupture abusive des négociations peut entraîner des dommages et intérêts. Et pour qu'un contrat soit valable, le consentement doit être libre, donc pas de violence, de manipulation ou d'erreur. Les parties doivent être capables de contracter, le contenu doit être licite, légal et certain, précis. Et les contrats créent des obligations pour les deux parties. Si l'une ne les respecte pas, c'est inexécution du contrat et des sanctions peuvent être prononcées. On a fait pas mal de vidéos sur le droit des contrats sur cette chaîne, n'hésite pas à aller les voir pour avoir plus d'informations. En droit, il s'agit toujours d'être précis. Donc on a des vidéos pour le BTS et des vidéos également niveau DCG. Donc si à l'examen on te donne un contrat à analyser, applique cette grille systématiquement. Est-il valablement formé ? Quelles sont les obligations de chacun ? Y a-t-il inexécution et quelles en sont les conséquences ? Donc le droit pose le cadre des relations extérieures, mais une fois ce cadre en place, la vraie question se pose côté management. Pourquoi tout ça ? Quelle est la raison d'être de l'entreprise au-delà de faire signer des contrats et de faire du chiffre et c'est ce qu'on va voir maintenant. Donc l'entreprise a plusieurs finalités et elle ne se réduise pas au profit. La première, c'est la finalité économique, produire des biens et services, créer de la valeur ajoutée. C'est la différence entre ce que l'entreprise vend et ce qu'elle a dépensé pour produire. Cette richesse est ensuite répartie entre les salariés, l'État, les prêteurs et les propriétaires. Ensuite la finalité sociale, donc créer des emplois, développer des compétences. Et enfin la finalité sociétale, donc contribuer à l'intérêt général, réduire l'impact environnemental (RSE). Et la notion de partie prenante est centrale ici. Ce sont tous les acteurs concernés par l'activité de l'entreprise. Actionnaires, salariés, clients, fournisseurs, État, collectivités, association. L'entreprise doit répondre à leurs attentes et c'est le fondement de la RSE, responsabilité sociétale des entreprises. Ensuite, deux logiques à bien distinguer. La logique entrepreneuriale, donc créer, innover, prendre des risques, saisir les opportunités. Et la logique managériale, organiser, coordonner, optimiser les ressources existantes pour atteindre les objectifs. Et pour mesurer si l'entreprise atteint ses objectifs, on utilise des indicateurs de performance. Et dans ces indicateurs, on note deux concepts clés : l'efficacité et l'efficience. En gros, l'efficacité répond à la question est-ce que l'objectif est atteint et l'efficience répond à la question est-ce qu'on a utilisé les ressources de façon optimale pour atteindre l'objectif. Et la performance de l'entreprise est multidimensionnelle. Elle est financière, donc rentabilité, chiffre d'affaires, elle est humaine, donc satisfaction, taux d'absentéisme et environnementale, elle se réduit jamais à un seul chiffre. Et un point crucial que l'examen teste régulièrement et que les étudiants baclent souvent, les étapes de création d'entreprise. Parce qu'on vient de voir la distinction entre entrepreneurial et managérial, mais le référentiel exige aussi que tu saches caractériser le chemin pour créer. Et créer une entreprise, ça se déroule en trois grandes phases. Phase 1 : l'émergence de l'idée. Tout commence par la détection d'une opportunité sur un marché et l'entrepreneur valide cette opportunité via une étude de faisabilité. Est-ce que c'est techniquement et financièrement réalisable ? Et là, il formalise un business plan, à savoir présentation du projet, prévision financière et stratégie. Phase 2 : la recherche du financement. Apport personnel, prêt bancaire, aide publique, investisseur. Le business plan sert ici de document de référence pour convaincre. Phase 3 : la concrétisation juridique. Donc à savoir le choix du statut juridique, EURL, SARL, SAS, et cetera, et cetera. Rédaction et dépôt des statuts, enregistrement au registre du commerce et des sociétés et à ce moment-là, l'entreprise existe légalement. Donc à l'examen, quand une question te demande de démontrer en quoi la logique de monsieur X relève d'une logique entrepreneuriale, par exemple, tu dois montrer à la fois la démarche de création d'entreprise, donc les étapes et la prise de risque et innovation et le fait de saisir des opportunités. C'est ça la double exigence du référentiel officiel du BTS pour la CEJM. Et quand on te demande d'identifier les parties prenantes d'une entreprise donnée, sois exhaustif et class-les. Les parties prenantes internes, salariés, dirigeants, et les parties prenantes externes, donc clients, fournisseurs, État, société civile.
[11:05]Voilà pour le thème 1, on sait maintenant qui sont les acteurs, comment fonctionnent les marchés, comment le droit sécurise les relations et pourquoi une entreprise existe. Mais tu l'as vu, les marchés peuvent dysfonctionner, la concurrence peut dériver et les acteurs peuvent abuser de leur position. Alors qui intervient pour remettre tout ça en ordre ? C'est le sujet du thème 2, la régulation. Là on monte d'un niveau. L'idée centrale, le marché ne s'autorégule pas parfaitement. L'État et le droit interviennent pour corriger ces dysfonctionnements, protéger la concurrence et orienter les décisions. Et une entreprise qui comprend ces mécanismes peut mieux anticiper son environnement et adapter sa stratégie. Alors, quel est le rôle de l'État dans l'économie ? L'État joue trois rôles fondamentaux dans l'économie et tu dois les connaître absolument. La fonction d'allocation. L'État finance ou produit des biens et des services que le marché ne fournit pas seul. Par exemple, l'éducation, la justice ou les infrastructures. Et ces activités ne sont pas rentables pour un acteur privé, mais sont indispensables pour la société. Deuxième, la fonction de redistribution. L'État corrige les inégalités via l'impôt et les transferts sociaux. Et la France est un des pays qui redistribuent le plus. Et enfin la fonction de régulation. L'État stabilise l'économie, il lutte contre l'inflation, les dysfonctionnements du marché et le chômage. Et pour mesurer la santé économique d'un pays, on utilise le PIB, produit intérieur brut. Mais ce chiffre seul est insuffisant car il ne dit rien du bien-être. Et du coup, on lui associe l'IDH, l'indice de développement humain. Alors pour agir, l'État va utiliser ce qu'on appelle les politiques économiques et elle se décline en deux grandes familles : les politiques structurelles et les politiques conjoncturelles. Donc les politiques structurelles, c'est le long terme, on refait la structure. Donc par exemple, réformer la formation, aménager le territoire. Et donc tu l'as compris, les politiques conjoncturelles, ce sont les politiques à court terme. Par exemple, stimuler l'activité par des commandes publiques, des baisses d'impôts ou des allocations. C'est le plan de relance. Mais dans un contexte de mondialisation, ces interventions ont des limites. L'État seul est contraint et la régulation se joue de plus en plus à l'échelle supranationale et en Europe. Et ici, le cadre européen joue un rôle essentiel. Donc l'État régule l'économie par ses politiques, mais également par le droit. Et c'est là qu'on rentre dans le droit de la concurrence et de la propriété industrielle. Deux outils juridiques directement liés aux enjeux économiques qu'on vient de voir. Donc concrètement, comment le droit protège un marché sain ? Donc on vient de le dire, deux piliers juridiques dans ce thème : le droit de la concurrence et le droit de la propriété industrielle. On va commencer par le droit de la concurrence. Donc il interdit les ententes et les cartels. Donc ce sont des concurrents qui se mettent d'accord sur des prix ou des marchés pour fausser le jeu de la concurrence. Il interdit également les abus de position dominante. Donc c'est une entreprise qui écrase tous ses concurrents grâce à sa taille. Et il interdit également les prix abusivement bas pratiqués pour éliminer un concurrent. Et qui veille à tout ça ? Ce sont les autorités administratives indépendantes. En France, c'est l'autorité de la concurrence et en Europe, la Commission européenne. Et maintenant on arrive sur le droit de la propriété industrielle qui protège les innovations. Et pour faire ça, elle a plusieurs outils. Le premier, c'est le brevet qui protège une invention technique pendant 20 ans et qui offre une exclusivité d'exploitation. Ensuite la marque qui protège un signe distinctif, un nom, un logo et c'est renouvelable indéfiniment. Et ses droits se déposent auprès de l'INPI et les utiliser sans autorisation constitue un délit de contrefaçon. Si la contrefaçon n'est pas établie, on peut agir pour concurrence déloyale. Par exemple, conséquence d'un dénigrement, d'une imitation, d'une désorganisation. Et à l'examen, si le sujet parle d'une entreprise qui se fait copier son produit, c'est la propriété industrielle. Et si une grande entreprise fixe les prix avec ses concurrents ou rachète tous ses rivaux, droit de la concurrence. Fais toujours le lien avec le cas concret. Donc droit de la concurrence, propriété industrielle, politique économique. Tout ça dessine un environnement que l'entreprise ne contrôle pas, mais dans lequel elle doit prendre des décisions. Et la question managériale est la suivante : comment l'entreprise lit cet environnement pour en faire un levier de compétitivité plutôt qu'une menace subie ? Et pour ce faire, elle doit analyser son environnement. Et pour analyser le macro-environnement de l'entreprise, c'est-à-dire tous les facteurs extérieurs qui l'influencent sans qu'elle puisse les contrôler, on utilise l'outil PESTEL. Donc politique, économique, socioculturel, technologique, écologique, légal. Donc le politique, c'est la stabilité gouvernementale, la réglementation. L'économique c'est la croissance, l'inflation, les taux d'intérêt, le pouvoir d'achat. Le socioculturel, c'est la démographie, les modes de vie, les valeurs. Technologique, c'est les innovations, la recherche et développement. L'écologique, ce sont les normes environnementales, les ressources naturelles, la transition énergétique. Et le légal, c'est le droit du travail, droit de la consommation, les réglementations sectorielles. Donc tu vois la cohérence, le L de PESTEL, c'est exactement les réglementations qu'on vient de voir. Et le E économique, c'est par exemple les politiques conjoncturelles. PESTEL, c'est la synthèse managériale de tout ce que décrivent les deux autres disciplines séparément. Et l'objectif est de repérer les menaces et les opportunités de l'environnement. Et l'entreprise doit donc faire une veille permanente pour anticiper les changements de son environnement et maintenir un avantage concurrentiel. Et dans ce PESTEL, le facteur T, donc technologique, le référentiel lui associe un savoir à part entière. Le rôle de l'innovation. Et innover, c'est introduire quelque chose de nouveau qui crée de la valeur. Et on distingue plusieurs types d'innovation : l'innovation de produit, donc nouveau bien ou service, l'innovation de procédé, donc les nouvelles façons de produire. L'innovation organisationnelle, donc une nouvelle façon de s'organiser et l'innovation de rupture qui bouleverse complètement un marché. Et pour l'entreprise, l'innovation est un levier majeur de compétitivité. Elle permet de se différencier, de conquérir de nouveaux marchés et de maintenir un avantage concurrentiel. C'est aussi ce qui justifie la protection par brevet qu'on a vu au niveau du droit.
[17:06]Le PESTEL du thème 2 alimente directement la partie menace/opportunité du SWOT thème 6. Les cinq forces de Porter utilisent les barrières à l'entrée écho thème 1 comme variable clé. La décision de croissance externe manna enclenche des contrats d'acquisition droit thème 1 et du financement écho thème 3. Les compétences distinctives manna identifiées dans le diagnostic interne découle des ressources intangibles thème 3.
[17:46]On connaît maintenant l'environnement de l'entreprise et les règles du jeu qui s'imposent à elle. Et maintenant on ouvre les portes. Comment s'organise-t-elle concrètement en interne ?
[17:58]Produire, se financer, gérer les risques, coordonner ses équipes. Ce thème c'est le cœur opérationnel de la CEJM. Et comme toujours les trois angles se répondent. Les choix économiques de production influencent les choix juridiques de structure qui eux-mêmes conditionnent l'organisation managériale. Et la première question que se pose l'entreprise c'est faire ou faire-faire. Et pour produire, l'entreprise a besoin de facteurs de production. Le capital, donc les machines, les équipements, le travail, donc les compétences humaines. Les matières premières et les savoir-faire et elle cherche en permanence la combinaison productive optimale. C'est-à-dire le meilleur dosage de chaque facteur et elle vise des gains de productivité. Plus elle produit, plus son coût unitaire baisse grâce à l'apprentissage, aux économies d'échelle et à l'optimisation. C'est ce qu'on appelle les effets d'expérience. Et la grande question stratégique pour l'entreprise est la suivante : faire ou faire-faire ? Si tu fais en interne, les coûts fixes sont élevés, mais tu maîtrises tout. Et si tu fais faire, donc par externalisation ou partition, tu obtiens une meilleure qualité potentielle, mais tu es dépendant. Et pour prendre cette décision, l'entreprise doit utiliser un outil, la chaîne de valeur. Elle décompose son activité en plusieurs tâches élémentaires afin d'identifier celles qui créent réellement de la valeur et celles qu'elle peut externaliser sans perdre en compétitivité. Et tu commences à le comprendre, cette décision de faire ou faire-faire a des conséquences directes en droit. Parce que si je décide de faire faire, je vais contractualiser avec mes prestataires. On en revient donc au droit des contrats du thème 1, mais même avant ça, la première décision juridique à prendre, c'est et on en a déjà parlé un petit peu au début de la vidéo sous quelle forme juridique est-ce que j'exerce mon activité ? Seul, en société et si en société, laquelle ? C'est un choix structurant. Donc le choix de la structure juridique n'est pas anodin et elle a les conséquences directes sur la responsabilité des dirigeants, la fiscalité et les possibilités de financement. Donc plusieurs structures juridiques possibles. Par exemple, si on exerce seul, entrepreneur individuel (EI), micro-entreprise, SASU ou EURL. Et pour s'associer, SAS, SARL ou SA. Et l'avantage d'une société, c'est qu'elle a une entité juridique indépendante avec son propre patrimoine. Et la responsabilité des associés est limitée à leurs apports et de plus en plus d'entreprises s'orientent vers l'économie sociale et solidaire, donc l'ESS. Coopérative, mutuelle, société à mission. Donc l'objectif reste la viabilité économique, mais au service d'une mission sociale ou environnementale. Donc au niveau des risques et de la responsabilité de l'entreprise, on a deux principes préventifs. Le premier, le principe de précaution. Le risque existe, mais on agit prudemment, le risque existe, mais les conséquences sont incertaines. Et le deuxième est le principe de prévention. Donc le risque est connu, on prend des mesures concrètes pour l'éviter. Et on a deux types de responsabilité : la responsabilité pénale et la responsabilité civile. Donc pour la responsabilité pénale, on est dans une logique punitive. On sanctionne l'auteur d'une infraction, qu'il s'agit d'une personne physique ou morale. Et on a trois niveaux selon la gravité : contravention, délit, crime. Pour la responsabilité civile, on est dans une logique d'indemnisation et il faut trois conditions cumulatives. Un fait générateur, un dommage et un lien de causalité. Et elle s'applique même pour des dommages involontaires. Elle est contractuelle, donc inexécution d'un contrat ou extracontractuelle délictuelle, donc dommage qui a lieu en dehors d'un contrat. Et il existe un troisième régime de responsabilité que l'examen teste directement et que beaucoup oublient : la responsabilité du fait des produits défectueux. Et là, on est sur un régime spécifique qui se distingue de la responsabilité classique. Là, le fait générateur, c'est la mise en circulation d'un produit défectueux, c'est-à-dire un produit qui n'offre pas la sécurité à laquelle on peut légitimement s'attendre. Et ce qui est puissant ici, c'est que l'action est ouverte à toutes les victimes, même s'il n'y a aucun contrat entre elles et le fabricant. Pas besoin d'être l'acheteur du produit. Le fabricant peut toutefois s'exonérer dans un cas précis. Si l'état des connaissances techniques et scientifiques au moment de la mise en circulation du produit ne permettait pas de détecter ce défaut. C'est la cause d'exonération par risque de développement. Et à l'examen, face à une situation de responsabilité, demande-toi toujours s'il y a un contrat entre les parties. Si oui, responsabilité contractuelle, sinon responsabilité délictuelle. Et si c'est un produit défectueux qui a causé le dommage, responsabilité du fait des produits défectueux. Puis tu vérifies les trois conditions : fait générateur, dommage, lien de causalité. Donc la structure juridique est choisie, les risques sont identifiés. Maintenant le manager doit faire tourner la machine. Alors comment on organise les équipes ? Comment est-ce qu'on coordonne les tâches ? Comment on motive les gens et surtout comment on finance tout ça ? C'est le rôle du management opérationnel. Et donc pour fonctionner, tu l'as compris, l'entreprise doit s'organiser, répartir les tâches, coordonner les personnes, fixer les règles et prendre des décisions. Et pour faire tout ça, ses ressources sont soit tangibles, donc concrètes et mesurables : les machines, les locaux, la trésorerie, soit intangibles, qui sont souvent plus difficiles à mesurer mais plus stratégiques. Donc par exemple la réputation, les brevets ou les compétences humaines et ces compétences se classent en trois dimensions. Les savoirs, donc les compétences théoriques, les savoir-faire, les compétences pratiques et le savoir-être, à savoir les comportements. Elles sont soit individuelles, soit collectives et les compétences collectives créent une intelligence collective. En gros, le groupe dépasse la somme des individus. Et avant de parler des styles de management, un point fondamental que le référentiel exige : les niveaux de management. Il en existe trois et ils ne font pas le même travail. Le management stratégique, le management tactique et le management opérationnel. Le management stratégique, c'est le sommet, direction générale, PDG. Il fixe les grandes orientations de l'entreprise sur le long terme, sur quel marché aller, quelle croissance visée, c'est la vision globale. Ensuite le management tactique, c'est le niveau intermédiaire. Donc les cadres, les responsables de service. Il traduisent la stratégie en plan d'action à moyen terme et coordonnent les équipes. Et enfin le management opérationnel. C'est le niveau du terrain, donc les managers de proximité, les chefs d'équipe. Donc ils organisent le travail au quotidien et coordonnent directement les équipes et retient bien cette hiérarchie. Stratégique, long terme, vision globale, tactique, moyen terme, coordination, opérationnel, court terme, exécution. Maintenant qu'on a vu ça, on peut passer au style de management. Et là, il y a quatre grandes approches. Autoritaire, paternaliste, consultatif, participatif. Donc autoritaire, décision exclusive du dirigeant, levier de contrainte et de sanction. Paternaliste, décision rarement déléguée, mélange de récompense et de sanction. Consultatif, les salariés sont consultés mais leur avis n'a pas vraiment de poids dans la décision finale. Et enfin le participatif, c'est la décision collaborative. Donc c'est le style qui favorise le plus l'implication et la performance. Et pour faire fonctionner l'ensemble, il y a ce que Minsberg appelle des mécanismes de coordination. Il y en a six et tu dois tous les connaître. Le premier, c'est l'ajustement mutuel. Donc c'est les discussions informelles entre collègues. Le deuxième, c'est la supervision directe. Donc un responsable qui encadre et contrôle. Le troisième, standardisation des résultats. On fixe les objectifs peu importe les moyens. Quatrième, la standardisation des qualifications. On recrute des profils déjà formés. Ensuite, la standardisation des procédés. Les tâches sont définies par des procédures précises à respecter. On harmonise la façon de travailler. Et enfin la standardisation des normes. C'est la culture commune et les valeurs partagées qui guide les comportements. Donc l'entreprise inculque une façon d'être et de penser. Et dernier concept de l'organisation que le référentiel liste explicitement : les processus de l'entreprise. Et le processus, c'est un enchaînement d'activités qui transforme l'entrée en sortie et crée de la valeur. Et on en distingue trois grandes catégories : des processus de pilotage ou de management. Donc il fixe les orientations, définissent la stratégie et allouent les ressources, c'est le niveau décisionnel. Ensuite les processus de réalisation ou opérationnel. Ce sont les activités cœur de métier qui créent directement de la valeur pour le client. Conception, fabrication, vente, livraison et enfin les processus de support. Il ne crée pas directement de valeur client, mais sont indispensables au bon fonctionnement. Gestion RH, comptabilité, informatique. Et comprendre les processus, c'est comprendre comment l'entreprise fonctionne concrètement. Et c'est le lien direct avec la chaîne de valeur qu'on a vu précédemment au niveau économique. Et enfin, on arrive au financement de l'entreprise et elle a deux grands cycles. Le cycle d'exploitation, donc le quotidien. Elle a besoin d'une trésorerie à court terme. Crédit bancaire, affacturage, délai fournisseur et le cycle d'investissement. Là, on est sur du long terme. Autofinancement, emprunt, crédit-bail, augmentation de capital, marché financier qu'on a vu précédemment et des modes alternatifs. Donc, par exemple, les business Angels ou la Love Money. Et pour suivre tout ça, on a le compte de résultat et le bilan. On a couvert les six thèmes du programme de CEJM, on est allé plutôt vite. C'est dense et on va juste faire un petit récap des différents thèmes et leurs liens entre eux.
[27:04]Donc le thème 1, c'est l'intégration de l'entreprise dans l'environnement, donc qui pose les bases des acteurs et des marchés. Le thème 2, c'est la régulation, donc qui explique qui encadre ces marchés et comment. Le thème 3, c'est l'organisation interne de l'entreprise, donc comment l'entreprise produit, se structure et se finance. Le thème 4, c'est le numérique, donc comment tout ça est transformé par la révolution digitale. Le thème 5, c'est les mutations du travail, donc comment des hommes et des femmes s'intègrent dans tout ça. Et donc le thème 6, c'est les décisions stratégiques, donc comment l'entreprise décide de son avenir en synthétisant tout ce qu'on a vu avant. Et tu vois le fil conducteur, chaque thème est construit sur le précédent. Et à l'intérieur de tous ces thèmes, l'économie et le droit, le management ne sont pas séparés. L'économie explique pourquoi les règles juridiques existent et le droit fixe le cadre dans lequel le management décide. Et le management, c'est l'intelligence qui fait tenir tout ça ensemble. Et je vais te donner encore quatre conseils pour ton examen. Fais d'abord ce qu'on vient de faire ensemble, relier les thèmes entre eux. Les ponts sont partout. Par exemple le droit des contrats du thème 1, on le retrouve dans le thème 5 au niveau du droit du travail. Et les barrières à l'entrée du thème 1 réapparaissent dans les cinq forces du thème 6 et plus tu identifies ces liens, plus tu seras à l'aise. Le deuxième conseil, c'est de t'entraîner sur des cas pratiques parce que la méthode définir, appliquer, conclure, ça s'entraîne. Fais des sujets des années précédentes, c'est au moins la moitié du travail. 3e conseil, appuie-toi toujours sur le dossier parce qu'à l'examen on te demande pas de réciter ton cours. On va te demander d'analyser une situation réelle donc utilise les documents, cite les dans ta réponse et fais le lien avec les notions. Et enfin dernier conseil, reste curieux. La CEJM parle du monde réel, l'actualité juridique, les décisions politiques, les conflits sociaux. C'est du programme vivant et plus tu vas lire et observer le monde autour de toi et plus les réponses vont te paraître naturelles. En tout cas si tu as regardé jusqu'ici, sérieusement bravo. Tu as une base solide sur l'intégralité de la matière. Maintenant, on a aller très vite sur les notions, donc n'hésite pas à aller voir d'autres vidéos qui approfondissent. On a fait toute une série avec chaque chapitre détaillé. Donc n'hésite pas à aller les voir, vraiment, c'est des vidéos qui durent 20 minutes. 30 minutes pour les plus longues. Dans tous les cas, on te souhaite bon courage pour tes révisions et tes examens. Lâche rien et ça va le faire.



