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La Révolution Française de 1789 à 1792

Nota Bene

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[0:00]Mes chers camarades, bien le bonjour. La révolution française, on en a tous bouffé à l'école. La période a fait l'objet de beaucoup de films, de livres, de BD, de jeux vidéo ou d'émissions d'histoire larmoyante sur le pauvre destin de la pauvre Marie Antoinette. Voilà. Pourtant pour la plupart des gens, c'est assez compliqué de s'y retrouver dans tout ce bordel qu'est la révolution. Ce que je vous propose aujourd'hui, c'est donc de tenter de faire une petite vidéo de synthèse qui sera forcément incomplet puisque le sujet est très complexe. Mais c'est pas très grave, avant d'approfondir les choses, c'est bien d'avoir une vue d'ensemble et puis j'ai fait d'autres vidéos plus précises sur des sujets bien spécifiques liés à la révolution française. Dans cette vidéo, on va donc se concentrer sur les trois premières années de 1789 à 1792. On a tous des images en tête lorsqu'on évoque la révolution. La prise de la bastille, le méchant Robespierre, tout raid, impitoyable, la terreur, terrifiant, évidemment. Mara, le sanguinaire, assassiné dans sa baignoire et à la fin Napoléon Bonaparte qui prend le pouvoir. Il y a une statue de Danton en Paris, un monument au Girondins à Bordeaux. Tous les ans au Puy du Fou, un spectacle impressionnant et un poil partial célèbre les Vendéens, soulevé contre la cruauté parisienne et massacré sans pitié. On se rappelle aussi un peu de la Déclaration des droits de l'homme et puis en fouillant dans ses cahiers, on se souvient que les armées françaises ont repoussé les ennemis à Valmy. Ah puis il y a les sans culottes aussi. Il s'appelait citoyens et se tutoyaient. Il y a eu la République, la première. On a chanté et on chante encore la Marseillaise, notamment avant les finales de Coupe du Monde de foot. Bref, pendant 10 ans, entre 1789 et 1799, ça a été un sacré boxon. Anecdote rigolote d'ailleurs, la Tour Eiffel elle-même a été construite pour commémorer les 100 ans de la révolution. On va essayer de remettre un petit peu d'ordre pour comprendre ce qui s'est passé durant ces 10 années et pourquoi on s'en souvient encore. Même que les hommes politiques s'indignent hein, quand un jeu vidéo en dit du mal ou quand on a dépensé des millions de francs pour en célébrer les 200 ans. D'abord la révolution, on l'étudie grâce à une quantité invraisemblable de sources. Les archives parlementaires par exemple, plus de 80 énormes volumes publiés à ce jour, chaque volume pesant plus de 3 kg. Des volumes qui contiennent les lois, les débats, les lettres et les pétitions reçues par les différentes assemblées et qui ne couvrent que la période 1789-1794. Il y a aussi les journaux, plus de 500 titres plus ou moins éphémères qui ont été publiés. Des images politiques aussi par milliers, un peu comme les posters de Che Guevara qu'on voit aujourd'hui dans le métro. De la musique, de la peinture, comme le Mara assassiné de David, des pièces de théâtre, des objets. On a transformé des pierres de la Bastille en modèles réduits de la Bastille par exemple et même des souvenirs par centaines. Bref, aucun historien de la révolution n'a épuisé le stock et une part de ce dernier est encore inconnu. Ouais, on connaît pas tout de la révolution. Et c'est plutôt cool en fait. Ce qui est net, c'est qu'entre 1789 et 1799, les français dans leur ensemble ont eu la certitude qu'ils vivaient une révolution. Un journal s'appelle les révolutions de Paris, un autre les révolutions de France et de Brabant. En 1792, Robespierre demande: citoyen, vouliez-vous une révolution sans révolution? Quand il s'agit de savoir ce qu'on va faire du roi déchu, Louis XVI, devenu Louis Capet. À partir de 1790, le projet de terminer la révolution est répété par tous les dirigeants successifs. C'est d'ailleurs Napoléon Bonaparte qui concrétise ce projet. Certains ont adoré la révolution, d'autres l'ont combattu et haï. Tous l'ont vécu jusque dans les campagnes les plus reculées, même si tous ont continué à vivre, à manger, à dormir, à travailler, à aimer et à craindre le lendemain. Au commencement de cette décennie extraordinaire, il y a en 1788 une dette que le roi Louis XVI veut éponger. Ses ministres des finances ont tenté tous les moyens connus par la monarchie absolue depuis 6 ans, mais rien n'y fait. La dette est abyssale. Chaque année, les revenus du royaume n'épongent qu'une partie des intérêts de cette dette. Alors le roi convoque les États généraux, une assemblée extraordinaire représentant le royaume. Le but : obtenir des moyens nouveaux pour reconstituer le trésor de l'État. La dernière fois, c'était en 1614. Il faut une année pour mettre en place cette assemblée. Elle regroupe des représentants des trois ordres de la nation, le clergé et la noblesse qui à eux deux représentent 3% de la population. Et le tiers-état, ceux qui travaillent, soit les 97% restant. Chaque ordre a en principe autant d'élus, mais évidemment, on est assez loin d'une représentation proportionnelle et ça n'est pas le cas. Seulement voilà, si sur le papier c'est sympa que le peuple soit représenté, dans les faits, il y a une astuce rigolote pour l'empêcher de passer en force sur des thématiques qui lui tiennent à cœur. Chaque ordre a une voix, c'est-à-dire que tous les députés d'un ordre se mettent d'accord sur un vote et ça ne compte que pour leur propre ordre. Si le clergé et la noblesse votent ensemble, ils ont toujours deux voix contre une. Plutôt malin. En 1614, ça passait encore. En 1789, beaucoup trouvent que cette façon de faire est très injuste et on les comprend. Même les nobles comme le marquis de la Fayette ou des ecclésiastiques comme l'abbé Grégoire ou l'abbé Sieyès, voudraient que ce soit plus équitable. Par exemple, que le tiers-état est plus de députés et que chaque député est une voix. Le roi, Louis XVI, trouve alors une solution plutôt maladroite. Il accepte que le tiers-état et deux fois plus de députés que les autres ordres, mais il maintient le vote par ordre. En gros, ça sert pas grand-chose et ça passe assez mal. En plus, dans toutes les paroisses, dans tous les quartiers des villes, souvent appelés districts, il y a des assemblées pour désigner les représentants et pour élaborer des cahiers de doléances, où ils expliquent ce qui ne va pas. Ça fait partie de la tradition, mais des trucs qui vont mal, il y en a beaucoup. Mauvaise récolte, impôt écrasant, tyrannie des seigneurs, les 60000 cahiers de doléance. Oui, ça fait beaucoup hein et les sources pour comprendre la révolution, il y en a vraiment un gros paquet. Ces cahiers de doléances, ils disent globalement que le système monarchique ancien, ça ne va plus du tout et que le système des trois ordres, il est totalement dépassé. La pensée des philosophes des Lumières comme Rousseau ou Montesquieu, s'est largement répandu tout au long du 18e siècle. Et donc, dans un premier temps, les états généraux échappent totalement au contrôle royal. Ils se réunissent de façon traditionnelle le 5 mai 1789 à Versailles, mais le 20 juin, l'immense majorité des députés, y compris nombre de députés nobles et religieux, prononce le serment du jeu de paume et promettent de donner carrément une Constitution à la France. Louis XVI et son gouvernement sont mécontents, mais ils se résignent. Le 9 juillet, le roi demande à son clergé et à sa noblesse de rejoindre le tiers-état et les états généraux deviennent l'Assemblée nationale constituante. C'est la fin de la monarchie absolue. Si vous voulez une image rigolote pour retenir tout ça, Louis XVI, c'est le docteur Frankenstein et les états généraux, c'est sa créature qui se retourne contre lui. Bref, si le roi fait mine de céder en apparence, il demande quand même à ses armées de se rapprocher de Versailles et évidemment, ça se sait assez vite. À Paris, on craint déjà la contre-révolution. Il faut défendre l'Assemblée toute neuve et pour ça, les parisiens attaquent la vieille forteresse parisienne de la Bastille qui était devenue une prison presque abandonnée. Cette prison, elle est tout de même bien défendue par des troupes armées. Résultat, 600 morts dans les affrontements le 14 juillet. Louis XVI se résigne encore et la majeure partie des troupes se retire. Mais la crainte qui a mobilisé les parisiens se diffuse dans toute la France et les paysans se soulèvent. C'est ce qu'on appelle la grande peur où des troupes de paysans viennent dans les châteaux et détruisent les armoiries des nobles et surtout les documents fiscaux qui établissent les impôts qu'on devrait payer au seigneur. Du coup, pour calmer le jeu, les nobles et les ecclésiastiques de l'Assemblée qui euh constatent que le mouvement est assez puissant, décident de renoncer à leur privilège et au droit féodaux au cours de la fameuse nuit du 4 août. Mais ça, c'est en apparence puisqu'il y a des petites finesses, des subtilités qui leur permettent de garder des impôts. Ça laisse pas mal de paysans un peu frustrés, mais quand même, on en a enfin fini avec l'ancien régime et la société des trois ordres. Ce qui est pas rien, puisque ça représente quand même, au bas mots, 700 ans d'histoire. Cette abolition des privilèges dont on parle assez souvent est confirmée le 26 août suivant avec la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. La base de la future constitution. Elle nous présente la célèbre phrase que vous connaissez tous. Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit. Les 5 et 6 octobre suivants, nouveau coup de colère des parisiens. Non seulement ils ont du mal à trouver du pain, alors que les récoltes n'ont pas été mauvaises, mais en plus, Louis XVI refuse de signer la Déclaration des droits de l'homme dont on vient de parler. Le gars, il a pas compris que les parisiens fallait pas les énerver. Pas très malin. Du coup, une immense manifestation, d'abord initiée par des femmes, on y reviendra sur le rôle des femmes, se rend à Versailles. Avec quelques canons hein, parce que ça peut toujours servir. La situation est donc disons tendue. Louis XVI, conseillé par un entourage du genre prudent, signe la déclaration et en plus accepte de quitter Versailles pour s'installer dans le Palais des Tuileries à Paris avec Marie Antoinette, la reine et son fils, le dauphin Louis. Comme on dit, le boulanger, la boulangère et le petit mitron quitte Versailles, le palais du roi Soleil. Désormais, le roi est sous le contrôle direct des parisiens. L'Assemblée a suivi le roi, bien sûr. Et pendant 2 ans, les députés abattent un travail littéralement extraordinaire. Ils élaborent, comme promis, une Constitution. La France sera une monarchie constitutionnelle. Il transforme totalement la géographie administrative du pays en créant les départements, les cantons et les communes. Désormais, pour le fisc, pour la justice, pour la religion même, les français vivent dans un espace uniformisé qui aujourd'hui encore reste notre base. Il prépare une fiscalité universelle, il réforme la justice, ils achèvent d'établir l'égalité des droits. Le tout alors que les caisses sont toujours aussi vides, il faut le rappeler. Le 2 novembre 1789, c'est Taléran, évêque d'Autin, qui propose de donner les biens du clergé à la nation pour résoudre le problème. Du coup, les terres que le clergé louait aux paysans, soit environ 10% de la surface agricole utile, sont mis en vente. Évidemment, ces terres sont achetées le plus souvent par les riches. Du coup, plein de paysans qui espéraient devenir propriétaire, restent locataires et sont un peu grognons parce qu'en fait, ils ont juste changé de proprio. Et qu'en plus, les loyers risquent d'augmenter. Les députés eux décident de créer une monnaie, l'assigna et cette monnaie représente l'argent de la vente des biens du clergé. Autrement dit, un argent qui n'est pas encore dans les caisses puisque la vente prend beaucoup de temps. Vous imaginez bien que la confiance dans cette monnaie de de papier, elle est très vite nulle. Et c'est bien du clergé, le clergé en vivait. Or les Français, dans leur immense majorité, sont catholiques et souvent, ils aiment bien leur curé. Alors, on invente un autre truc nouveau, la Constitution civile du clergé. En gros, on ferme les monastères. Les curés deviennent des fonctionnaires payés par la nation et élus dans leurs communes et on va leur demander de jurer qu'ils soient fidèles à la Constitution. Sauf que beaucoup de curés et presque tous les évêques refusent. Eux, ils ne jurent que devant Dieu. Et dans les régions où ils sont bien aimés, la population les soutient. Il y a donc des curés jureurs et des curés réfractaires. Parmi ces derniers, beaucoup commencent à faire comme nombre de nobles, ils quittent la France, ils émigrent. Évidemment, le roi aimerait bien faire pareil. Il tente même le truc dans la nuit du 20 au 21 juin 1791 avec son épouse et ses enfants. Déguisé, il s'installe dans une belle diligence bien visible et partent vers l'Est. On est clairement sur l'action la plus discrète qui soit, de vraies ombres. L'ombre de la lune sur une pleine sans arbres quoi. Ils sont évidemment reconnus, arrêtés à Varennes à 230 km de Paris, puis reconduit directement aux Tuileries. Dans le genre coup foireux, ça se pose là. Non seulement c'est raté, mais en plus tout le monde sait que le roi a trahi puisqu'il a laissé une belle lettre bien claire pour expliquer son départ. Champion. Pour ne rien arranger à la situation, on s'est rendu compte que le départ du roi n'a pas empêché la Terre de tourner. On se moque du roi fuyard, du roi cochon et de plus en plus de gens demandent qu'à la place d'une monarchie, ont créé une République. Pour calmer les plus téméraires, on fait au plus simple quand ils manifestent le 17 juillet 1791 sur le champ de Mars, on les mitraille. Un peu brutal, pas très efficace, mais ça soulage. Et donc, on fait comme si tout allait bien. La monarchie constitutionnelle est installée avec Louis XVI, toujours à sa place et on élit une assemblée, la législative, pour terminer la révolution. Mais si on fait les comptes, les républicains sont mécontents, beaucoup de paysans sont mécontents, le peuple des villes n'est pas jouasse, les nobles sont furieux, les prêtres sont pas vraiment enthousiaste et le roi est pas trop convaincu. Et puis il y a ses cousins, collègues et amis de Prusse, de l'Empire, d'Angleterre, d'Espagne, qui sont assez inquiets aussi parce que bah chez eux, ça commence à bouger. Bref, la Nouvelle France a un peu de soucis à se faire et tout ça va partir en sucette. L'économie ne va pas mieux et des révoltes sociales éclatent un peu partout en France comme à Meaux où le maire est carrément tué par la foule. La plus riche des colonies françaises, Saint-Domingue, s'embrase parce que les esclaves se révoltent sous la direction de Toussaint Louverture. L'opposition est de plus en plus organisée et efficace avec le club des Jacobins, une société devenue pro-républicaine. Elle est présente sur tout le territoire et à sa tête Robespierre, un avocat, joue un rôle important. Avec le reste de l'Europe, ça ne va pas beaucoup mieux et beaucoup de dirigeants français pensent qu'il faudrait bien une bonne petite guerre pour permettre de se sortir de cette situation. Ça lance l'économie, ça donne une activité aux chômeurs et du côté des monarchistes, si la France la perd, ça permettra de rétablir l'ordre traditionnel. Or, justement, la plupart des gradés de l'armée sont des monarchistes nostalgiques. Du coup, on peut compter sur eux pour pas trop se fouler quand les conflits éclateront avec leurs voisins. Malgré quelques opposants, Louis XVI annonce donc à l'Assemblée législative qu'il déclare la guerre à l'Autriche le 20 avril 1792. Et comme prévu, c'est la catastrophe. Les armées françaises sont rapidement débordées au point qu'un général est pendu par ses propres troupes. Les Prussiens, les autrichiens, les espagnols avancent au point que l'Assemblée déclare la patrie en danger et demande que des volontaires s'engagent pour renforcer l'armée de métier. C'est un succès immense et des dizaines de milliers de patriotes s'engagent dans le conflit. Ils arrivent à Paris à l'été 1792 et beaucoup d'entre eux sont des révolutionnaires Jacobins et républicains. Vous voyez le souci hein, à Paris, il y a déjà plein de révolutionnaires Jacobin et républicains. Avec les fédérés qui sont venus de toute la France, le climat de méfiance envers le roi, les anciens nobles et les prêtres réfractaires va grandir considérablement. Le marquis de la Fayette lui-même passe à l'ennemi et va fuir vers Liège. À Paris, les révolutionnaires sentent le vent de la trahison à tous les coins de rue. Déjà, le 20 juin, le roi avait été mis en danger lors d'une première manifestation au Tuileries. Le 10 août 1792, une véritable armée révolutionnaire mêlant parisiens et fédéré prend les Tuileries d'assaut. Il y a plus de 600 morts. Louis XVI se réfugie à l'Assemblée législative qui doit se résigner à reconnaître la déchéance du roi. Oui, il est déchu et en même temps, il a été assez décevant. La famille royale est enfermée au Temple, l'ancien monastère des Templiers dans le nord de Paris. Pendant 2 mois, les Français vivent sous un gouvernement étrange. Ce n'est plus une monarchie, mais ça n'est pas encore une République. Dans l'urgence, la législative décide qu'une convention sera élue pour adopter une nouvelle Constitution. Et elle adopte des lois d'exception contre les suspects, organisant un premier tribunal extraordinaire qui fait guillotiner quelques premiers condamnés. À ce moment-là, Danton, ancien avocat très populaire, est au sommet de sa carrière. Il sert d'intermédiaire entre la législative et la commune de Paris, c'est-à-dire le gouvernement révolutionnaire de Paris. Avant de partir défendre la patrie, les parisiens écoutent une rumeur qui dit que dans les prisons, les nobles favorables au roi complotent et s'apprêtent à rétablir l'ancien régime une fois les soldats partis au front. Les révolutionnaires entrent dans des prisons, installent une mascarade de tribunal et pendant 3 jours, font passer des milliers de prisonniers en jugement. Ou plutôt une parodie de jugement, plus de 1500 prisonniers sont massacrés dans des conditions épouvantables entre le 2 et le 5 septembre. La commune et la législative, clairement, ont beaucoup de mal à canaliser ce débordement de haine. Pourtant, les élections se tiennent et 750 députés sont élus dans toute la France au suffrage universel masculin. Ces députés ont des idées très variées. Une centaine sont très radicaux, favorables à un état qui protège et guide les citoyens. On va les appeler les Montagnards, car ils s'installent en haut de la convention. Des personnalités comme Robespierre, Mara ou Danton en font partie. D'autres, environ 200, sont plus libéraux, comme Brissot ou Vergnaud. On les appelle les Girondins car beaucoup ont été élus à Bordeaux. Le 20 septembre, ils se réunissent pour la première fois dans la salle du manège des tuileries. Et le lendemain, ils décident que tous les actes seront datés de l'an 1er de la République. Et c'est comme ça que le 21 septembre 1792, pour la première fois dans l'histoire de France, l'État est devenu une République. C'est une nouvelle air qui s'ouvre mais c'est loin d'être la fin de cette révolution. J'espère que cet épisode très synthétique vous aura permis d'y voir un petit peu plus clair sur les motivations de la révolution et son déroulement. Merci à Olivier Cocart pour la préparation de cette émission. Il a publié il y a quelques temps quand le monde a basculé qui raconte la révolution et il connaît plutôt bien l'affaire. Bien entendu, on abordera la suite dans un autre épisode, mais en attendant qu'il sorte et bien vous pouvez toujours vous consoler en allant me suivre sur Instagram où je poste pas mal de petites vidéos. À très bientôt sur Notabéne. Salut.

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