[0:02]Soins infirmiers en urgence chirurgicales, réanimation, traumatologie orthopédie et endocrinologie. Soins en traumatologie orthopédie. Installation du patient. Dressage des catégories principales : Les moyens d'immobilisation. Les moyens d'immobilisation. Appareil plâtré (préparation du malade, du matériel et surveillance). Extension continue.
[0:31]Installation du patient. 1. Objectifs principaux. Assurer confort et sécurité du patient en fonction de son traumatisme ou mobilité réduite. Prévenir les escarres, attitudes vicieuses (positions anormales), chutes, ainsi que les complications respiratoires ou vasculaires. Favoriser une position antalgique (réduction de la douleur).
[0:55]2. Matériel utilisé. Selon le type de traumatisme ou de pathologie : Oreillers, traversins, coussins antalgique. Triangle d'abduction (pour stabiliser un membre après prothèse de hanche). Sacs de sable pour maintenir angle et éviter la rotation du membre.
[1:15]3. Installation post-opératoire typique (ex. prothèse de hanche). Position de décubitus dorsal strict, membre opéré en extension, légère abduction sans rotation (rotule "au zénith"). Maintien par triangle d'abduction ou coussin entre les cuisses (évite rotation interne) et sac de sable le long du pied (évite rotation externe). Élever la tête de lit ≤ 45° pour éviter la flexion excessive de la hanche. Fixer les dispositifs (bras de perfusion, collecteur d'urines) de manière sécurisée.
[1:50]4. Position selon le type de chirurgie. En salle d'opération orthopédique, l'installation dépend de l'intervention : Table orthopédique pour fractures de fémur ou hanche : utilisation de traction, maintien du membre opéré, barrière périnéale bien rembourrée pour protéger les nerfs. Décubitus latéral (côté non opéré) : utilisé en chirurgie de hanche ou épaule, avec appuis adaptés pour éviter lésions cutanées, compressions nerveuses, ou syndromes de loge.
[2:20]5. Rôle infirmier essentiel. a) Préparation. Recueillir les indications médicales, antécédents, limitations (douleur, fatigue, fragilité osseuse). Évaluer la charge humaine nécessaire pour la manipulation. b) Mise en place sécurisée. Coordonner avec l'équipe (anesthésie, aides-soignants, kiné). Appliquer les supports (coussins, stabilisateurs) selon prescription. Vérifier la posture, alignement, circulation et confort du patient. c) Surveillance continue. Surveiller la perfusion, oxygénation, pression cutanée. Réévaluer la position régulièrement pour prévenir l'escarre, la douleur ou les complications neurologiques. Documenter l'intervention (temps, matériel utilisé, tolérance du patient). c) Surveillance continue. Surveiller la perfusion, oxygénation, pression cutanée. Réévaluer la position régulièrement pour prévenir l'escarre, la douleur ou les complications neurologiques. Documenter l'intervention (temps, matériel utilisé, tolérance du patient).
[3:31]1. Dressage des catégories principales - Les moyens d'immobilisation.
[3:42]1. Dressage des catégories principales.
[3:48]Les moyens d'immobilisation.
[3:55]2. Logique thérapeutique et principes infirmiers. Classification : On distingue l'immobilisation totale (plâtre, corset rigide) de la contention (orthèse, bande élastique) ou du traitement fonctionnel (mobilisation limitée) selon la gravité. Choix du dispositif : Ajusté à l'articulation concernée, à la stabilité de la lésion, au confort et aux capacités du patient. Suites et surveillance : Observations régulières (circulation, douleur, œdème) indispensables pour détecter des complications comme un syndrome compartimental. Adaptabilité : Le matériel (plâtre, orthèse…) doit être remis à jour selon le gonflement initial ou l'évolution osseuse. 3. Rôle infirmier clé. Préparation et mise en œuvre. Vérifier la prescription médicale : type d'immobilisation, durée, zone. Préparer l'environnement : matériel, aides (infirmiers, AS), installation sécurisée. Adapter le dispositif (attelle ou plâtre) selon la morphologie du patient. Confort & sécurité. S'assurer que les sangles ou collages ne compriment pas les extrémités, positionner en croix selon l'articulation. Adapter selon la position fonctionnelle recommandée (ex. coude au corps à 90°). Surveillance continue. Contrôles neurovasculaires réguliers (coloration, sensibilité, douleur, circulation), vigilance vis-à-vis des signes de syndrome de loge. Observer confort, intégrité cutanée, éliminateurs d'œdème (élévation du membre). Documentation & éducation. Noter date, heure, type d'appareil, tolérance, observations. Expliquer au patient : symptômes d'alerte (douleur, engourdissement, gonflement), nettoyage ou entretien. 4. Tableau récapitulatif synthétique.
[5:54]Appareil plâtré (préparation du malade, du matériel et surveillance).
[6:00]Appareil plâtré (Préparation du malade, du matériel et surveillance). 1. Préparation du patient et du matériel. Préparation du patient. Vérifiez l'ordonnance médicale : type de plâtre, zones à immobiliser, adhésion et durée prévue. Informez le patient sur la procédure, les sensations (chaleur pendant la prise, impossibilité de mouiller), et obtenez son consentement si nécessaire. Enlevez bijoux, ongles vernis, vêtements serrés ; nettoyez soigneusement la peau. Préparation du matériel. Préparez : stockinette, coton de protection, bandes de plâtre ou résine, cuve d'eau, bassine, protections d'urgence (gants, serviettes). Vérifiez l'intégrité des emballages et la température de l'eau pour le trempage, afin d'assurer une prise uniforme et sécurisée. Assistance pendant l'application. Soutenez le membre exposé avec vos mains (éviter les empreintes), veillez à ce que la position reste anatomiquement correcte. Protégez les bords du plâtre avec du stockinette ou du papier mince (petaling) pour limiter les risques de déchirement ou d'irritation. 2. Surveillance post-application. Séchage et position. Pour un plâtre traditionnel, comptez 24 à 48 h avant qu'il ne soit totalement dur. Ne posez aucune charge avant ce délai. Surélevez le membre immobilisé (au-dessus du niveau cardiaque) pour limiter l'œdème, surtout durant les premières 48-72 h. Surveillance neuro-vasculaire (circulation & sensibilité). Vérifiez régulièrement les extrémités : couleur normale, chaleur, sensation, mobilité des doigts ou orteils et retour de la couleur après pression. Recherche de complications. Soyez attentif aux signes d'alerte : douleur intense, fourmillements, engourdissement, pâleur ou gonflement des extrémités. Ces symptômes peuvent évoquer un syndrome des loges (urgence médicale). Signalez aussi toute zone chaude ("hot spot"), foulure sous le plâtre, odeur désagréable ou fièvre — pouvant indiquer une infection.
[8:08]2. Surveillance post-application. Entretien du plâtre. Ne jamais mouiller le plâtre. Pour une douche, utilisez protections (sacs plastiques bien fixés) — mais évitez la baignade prolongée. En cas d'onglets rugueux, utilisez une lame douce ou papier de verre ou renforcez avec du moleskine pour éviter les blessures cutanées. Mobilisation et prévention. Encouragez les contractions isométriques sous le plâtre pour éviter l'atrophie musculaire. Maintenez les articulations adjacentes mobiles dans la mesure du possible pour prévenir la raideur et les thromboses.
[8:42]3. Éducation et communication. Fournissez au patient et à sa famille des consignes claires : Signes à surveiller (douleur inhabituelle, changement de couleur, gonflement, fièvre, odeur suspecte). Éviter d'insérer des objets dans le plâtre pour soulager les démangeaisons. Respecter la non-immersion et préserver l'intégrité du plâtre. Conseils pratiques sur la mobilité, la protection du plâtre, et la prise en charge de la douleur. Soins infirmiers autour de l'ostéosynthèse. Préparation du patient Dossier complet : Vérifiez les examens biologiques, groupe sanguin, ECG, bilan anesthésique, radios récentes et consentements — tout doit être prêt. Information et recueil de données : Identité, allergies, jeûne à respecter, arrêt de certains traitements (anticoagulants…), état psychologique, antécédents. Installation per-opératoire : Position adaptée selon le site (ex. décubitus dorsal ou ventral), sécurisation et maintien de la posture correcte. Préparation du matériel : Rassemblement aseptique des implants (plaque, vis, clous, broches…), instruments, matériel de réduction et de fixation. 2. Préparation du matériel. Matériel spécifique : Choix dépend du type d'ostéosynthèse (plaque, clou intramédullaire, fixateur externe…). Implants : Alliages biocompatibles comme acier inoxydable, titane ou cobalt-chrome. Vérification obligatoire : Intégrité, stérilité, paquet intact, disponibilité de rechanges.
[10:21]Surveillance post-opératoire. Paramètres généraux : Signes vitaux, douleur (EVA), état hémodynamique, conscience, diurèse. Pansement, écoulements ou signes d'infection, coloration, chaleur, œdème, douleur locale, retour veineux (pouls, sensibilité) — vigilance vis-à-vis du syndrome des loges. Contrôle radiologique : Radiographie de contrôle postopératoire pour vérifier la position et la stabilité du matériel, avec suivi à J7, J21 et J30 concernant la consolidation osseuse. Soins infirmiers spécifiques et éducation. Mobilisation adaptée et prévention : Encourager mobilisation douce selon indication, collaborer avec kinésithérapie, prévenir thromboses, escarres et raideurs. Éducation du patient et de son entourage : Expliquer les précautions (pas de charges, entretien, marches), les signes d'alerte (douleur intense, gonflement, rougeur, fièvre), gestion de la douleur, et suivi des consultations en radiologie.
[11:26]Extension continue. 1. Définition et principe. L'extension continue est une méthode orthopédique d'immobilisation des fractures par traction permanente, utilisée à l'aide de poids, poulies et câbles. Elle agit en : Traction prolongée dans l'axe du membre, alignant les fragments osseux et soulageant les spasmes musculaires. Servant soit de traitement d'attente avant ostéosynthèse, soit traitement définitif dans certains cas. Se décline en deux types : 1. Traction indirecte (cutanée) : via bandes adhésives (méthode de Tillaux). 2. Traction directe (osseuse) : par broche de Kirschner transosseuse. Indications classiques : fractures des membres inférieurs (fémur, hanche), luxations, compression nerveuse. 2. Préparation du patient. Informer clairement le patient (et sa famille) sur l'acte, souligner l'immobilisation stricte au lit, rassurer, et expliquer la dépendance physique associée. Confort optimal : installation en décubitus dorsal, alignement corporel précis pour garantir l'efficacité de la traction. Ajuster le membre (par exemple hanche et genou en légère flexion pour éviter contracture), positionner attelle adaptée avant fixation des dispositifs. 3. Préparation du matériel. Rassembler les composants nécessaires : Poulie, câbles, poids calibrés (souvent 1/10 du poids du patient). Bandes adhésives ou broches selon le type de traction (cutanée ou osseuse). Maintien optimal avec contre-traction (poids du corps, éventuelle surélévation du pied).
[13:03]4. Surveillance et gestion infirmière. a) Vérifier l'efficacité. Assurer alignement strict du membre et tension correcte du dispositif (poids suspendus librement, câbles non obstrués, poulie dégagée). b) Surveillances essentielles. Complications liées au décubitus : prévenir infections urinaires, cutanées, respiratoires, digestives, circulatoires. Surveillance neurovasculaire régulière : couleur, chaleur, sensibilité, retour capillaire, douleur, œdème. c) Hygiène et bien-être. Réaliser soins d'hygiène, alimentation, élimination ; adapter l'environnement (accessibilité, communication, relations rassurantes). Adapter les soins à la dépendance accrue — présence, aide régulière, maintien de la dignité. 5. Objectifs de rééducation et prévention. Encourager la mobilisation douce des articulations libres (p. ex., chevilles, orteils) pour éviter la raideur, l'atrophie musculaire et prévenir le syndrome des loges. Maintenir l'intégrité cutanée, prévenir les escarres par repositionnement et soins adaptés.



