[0:34]I Le 2 juillet 1776, à Philadelphie, les délégués des 13 colonies britanniques d'Amérique du Nord votent après d'apre débat la dissolution des liens d'avec la couronne britannique. La rupture coloniale est consommée, des nouveaux états n'aissent uni, ce sont les États-Unis d'Amérique. Et à ce moment-là, l'un des délégués, John Adams qui était délégué de de Boston dans le Massachusetts écrit dans son journal le soir même, le 2 juillet, restera la date la plus mémorable de l'histoire des États-Unis d'Amérique et sera célébré en grande pont plus qu'à la fin du monde.
[1:20]John Adams voyait juste, mais il se trompait de date. Dès l'année suivante, en 1777, c'est le 4 juillet que l'on célébre l'independence Day. Et aujourd'hui encore, le 4 juillet est la grande fête de la religion civile américaine. Ce que l'on célèbre le 4 juillet, ce n'est donc pas l'indépendance des États-Unis, elle a été votée par les délégués du Congrès continental de Philadelphie 2 jours avant. Non, ce que l'on célèbre, ce que l'on commémore, c'est un texte qui va d'une certaine manière imposer au monde une nouvelle philosophie avec les mots fracassant, il faut tenir pour une vérité d'évidence que les hommes sont créés égaux. Les hommes sont créés égaux et ils ont des droits inalientables parmi lesquels la vie, la liberté et la poursuite du bonheur. C'est donc à Philade on découvre un parc national historique où se montre et se raconte la geste du combat indépendant des États-Unis d'Amérique. Après le selfie obligé devant Independence Hall où fut signée la déclaration d'indépendance, il faudra faire une longue quête pour vous approcher du sein des sain. Ici est conservé Liberty Bell. La cloche qui dit la légende sonna pour annoncer aux citoyens de Philadelphie et du monde qu'un état nouveau était né, fondé par la seule force du verbe. Ce qu'on entend dans dans ce texte, c'est véritablement une expression de la philosophie des lumières. Tout se passe au fond comme si les Américains étaient depuis ce jour les fils très obéissants du 18e siècle et comme si la religion civique qui commémore le 4 juillet devait ramener toujours l'origine de cette nation à cette gloire. car c'est une gloire bien sûr pour les Américains que d'avoir affirmé ces droits de l'homme pas seulement pour eux-mêmes mais pour l'humanité toute entière. Mais reprenons le récit canonique. Le 11 juin 1776, le second congrés continental qui réunit les représentants des 13 colonies, nomme cinq délégués pour rédiger le manifeste de l'indépendance. On y trouve notamment John Adams, Benjamin Franklin et Thomas Jefferson, le principal rédacteur du texte. Bien plus tard en 1817, c'est lui qui suggérera au peintre John Trumble de composer ce grand tableau d'histoire qui représente les délégués du Congrès de Philadelphie et la commission des 5. L'image reprise sur les billets de 2 dollars participe à la monumentalisation du texte dont l'original est conservé est exposé une relique aux archives nationales à Washington. Si l'on se rapproche de la version manuscrite, on voit des hésitations, des ratures, des repentirs. On voit l'histoire revenir au fond en mouvement. On voit que rien n'est décidé. Tous les hommes sont créés égaux. Très bien. Mais les Américains et les noirs d'Amérique, est-ce que eux aussi ont droit à la vie, à la liberté, au bonheur.
[5:08]Et puis la guerre d'indépendance n'est pas seulement une guerre de papier. Derrière les textes solennels, il y a une société complexe et déjà politiser. Pour remettre cette histoire en mouvement, on pourrait commencer par la Vierge. C'est de là que vient Thomas et c'est là que se situe le berceau de la colonisation britannique en Amérique du Nord. En 1584, le navigateur anglais Walter Hacke débouche dans la baie de Chizapick, le plus grand estuaire d'Amérique du Nord. L'Angleterre est la dernière arrivée dans ce nouveau monde et elle tente de s'y faire une petite place entre les espagnols plus au sud et les Français qui commencent à coloniser le golf du Saint-Laurent. Mais ce ne sont pas des terres vierges que découvre Walter Hacke puisque on est-ce qu'à cette date, 7 millions d'amérins occupent l'immense espace qui s'étend entre les grands lacs et la Floride. La première colonie permanente fondée en 1607 est baptisée Jamestown en l'honneur du roi Jacques I qui a octroyé à une société privée, la compagnie de Londres, une charte l'autorisant à s'étendre en Virginie. Cette charte, elle ressort à la fois de la société par action puisque d'une certaine manière les colons sont sont les actionnaires de l'entreprise de colonisation mais aussi elle ressort du du contrat social avant la lettre qui fonde une nouvelle société sur le consentement mutuel des hommes libres et égaux. trouvant des conditions climatiques et des milieux naturels proches de ceux qu'ils connaissent en Europe, ces britanniques d' viennent pour 90 % d'entre eux des agriculteurs. En 1776, ils sont un peu moins de 3 millions d'habitants répartis en 13 colonies du Masset au nord à la Géorgie, au sud. Cette nouvelle société. Cette société civile, elle a d'emblée des caractéristiques remarquables, sa diversité confessionnelle. Elle est effectivement le produit des guerres de religion en Europe. elle est très léttrée, elle a un accès direct à la culture écrite et puis elle est presque sans noblesse. Donc ça veut dire au fond que la révolution américaine pourra faire l'économie de la liquidation de l'ancien régime. Il y a pas d'ancien régime. Les caractéristiques économiques et sociales des 13 colonies sont néanmoins très diverses. Le nord a été façonné par une colonisation d'art et de petits fermiers souvent des puries fuyant les persécution en Angleterre. Là sont les principales villes du pays, New York, Boston et Philadelphie. Le sud est au contraire dominé par des grands domaines agricoles où l'on cultive le tabac d'abord, le sucre et le coton ensuite et où travaille à partir de 1660 45000 esclaves. Cette économie de plantation est très dépendante du déboucher anglais que les colonies du Nord sont devenues autonomes. L'indépendance économique précede et annonce l'indépendance politique. Mais pour mieux saisir les circonstances de la rupture coloniale de 1776, il faut s'arrêter sur une autre date. En 1756, 20 ans avant la guerre d'indépendance américaine, un autre conflit éclate. La guerre de 7 ans qui oppose la France à l'Angleterre. En Europe, on décrit la guerre de 7 ans comme un conflit européen avec d'un côté la France et l'Autriche, de l'autre côté la Russie et l'Angleterre mais aussi avec leurs alliés respectifs, sauf que dans ces alliés, il y a aussi les empires coloniaux.
[9:17]Et donc en réalité ce que les historiens et les historiens montrent aujourd'hui, c'est que cette guerre de 7 ans, c'est peut-être la première guerre mondiale car elle s'est déroulée sur plusieurs théâtres d'opération Et au fond considéré la guerre de 7 ans comme une guerre globale. Ce n'est pas seulement étendre sa géographie, c'est aussi changer sa chronologie. car ailleurs qu'en Europe, elle dure plus que 7 ans. En Amérique d'ailleurs, on ne parle pas de guerre de 7 ans mais de guerre contre les Indiens et les Français. Elle commence 2 ans avant 1756 par des affrontements avec les Français. au Canada puis dans l'Ohio, mais surtout elle dure bien après 1763, car la capitulation de la France se solde par l'abandon de ces possessions coloniales en Amérique où le départ des Français bouscule l'équilibre des alliances locales et déclenche les premières guerres indiennes. Évidemment que l'Angleterre est la grande gagnante. L'Angleterre est victoireuse, mais l'Angleterre est terriblement endéctée. Elle est au fond presque ruinée par cette guerre qu'elle vient de gagner. Alors, il est inévitable que la couronne britannique et bien se retourne vers ses habitants des 13 colonies qui sont devenus si riches et qui payent si peu d'impôts. Pour répondre une dette colossale de 139 millions de livres, l'Angleterre décide donc de lever une série d'impôts sur ces riche colonies d'Amérique. En 1764, le de.
[11:01]L'année suivante, le Temp act impose une redevance sur tous les documents officiels, diplôme, acte juridique mais aussi carte à jouer. C'est cela aussi qui va mener à l'indépendance américaine ce que certains appellera aujourd'hui un raleal fiscal. Toutes ces mesures merantiliste elle rencontre une opposition, une opposition tenace des colonies. À ce moment-là ne veulent pas encore leur indépendance. On est dans une un répertoire d'action qui passe par le boycott. C'est une résistance non violente mais très puissante et c'est une résistance qui permet la démocratisation de la contestation parce que tout le monde peut participer à un boycott et c'est très important de considérer que jusqu'en 1775 cette révolution, elle est peu violente. C'est à Boston que le conflit entre les colons et la couronne britannique change de dimension. Dans le centre ville, un tracé de briques baptisé Freedom Trail relient entre eux les lieux emblématiques de la révolution. C'est ici devant l'Hôtel de ville que le 5 mars 1770, les soldats britanniques tirent sur une manifestation. On relève cette mort. Un graveur d'origine française du nom de Paul Revere représente l'événement comme le massacre sanglant de Boston. Sa gravure deviendra une icône de la propagande patriotique et le cimetière où sont enterrés ces premières victimes de la guerre est devenu un haut lieu du tourisme mémoriel.
[12:48]En mai 1773, le Parlement britannique vote le T Act. Cette nouvelle mesure fiscale favorise l'importation de thé anglais au dépend du thé hollandais de contrebande dont le commerce fait vivre de nombreux marchands de Boston. Le 16 décembre a lieu la fameuse Boston. Quelques dizaines de colons déguisés en indien, grimpent sur le pont de trois bateaux britanniques qui mouillent dans le port et jette les caisses de thé anglais par-dessus bord. Ce qui se passe avec le Boston T party, c'est au fond le passage d'une résistance fiscale à un projet politique. Parce que le grand slogan des rebelles, c'est pas de taxation sans représentation. Or les ni les Bostoniens ni d'ailleurs aucun des habitants des 13 colonies ne sont représentées aux communes. Alors pourquoi devrait-il payer un impôt qu'il ne vote pas. Lorsque les représentants des 13 colonies se réunissent à Philadelphie en 1774 pour le premier congrès continental, il ne s'agit déjà plus seulement de protester contre des lois injustes mais d'imaginer un avenir politique en commun. Si les colonies se séparent de la couronne britannique comment lui substituer une autre forme de gouvernement. Peut-on à partir d'une feuille blanche inventer une nation ? Un livre va aider à répondre à cette question. Son auteur Thomas Paine est un anglais récemment immigré à Philadelphie. En janvier 1761, il publie le sens commun qui va devenir le brévière de la révolution américaine. Nathan Per est historien. Il travaille sur l'histoire des révolutions en Europe et aux Américains. Le message de sens commun est d'une très grande simplicité. L'Amérique du Nord devrait être indépendante de la Grande-Bretagne. Thomas Paine avance trois arguments en faveur de cette thèse. Il affirme que la monarchie britannique est corrompu et légitime. Il affirme que la Bible montre que la monarchie est contraire à la volonté divine et il affirme que l'Amérique possède suffisamment de ressources pour être indépendante. Le sens commun critique la monarchie 13 ans avant le début de la révolution. français et 17 ans avant que cette dernière s'opposait elle-même à la monarchie. Et si Thomas s'en prend à la monarchie de cette manière, ce n'est pas parce que c'est un novateur. Au contraire, c'est parce qu'il est très vieux jeu. En Angleterre, environ un siècle avant que Penn entre en scène pendant la guerre civile, c'est-à-dire entre 1630 et 1650, un ensemble d'arguments avait est déployé contre la monarchie qui faisait alors l'objet de très vive critique.
[16:09]En un sens, Paine est l'écrivain de cette tradition anglaise de critique radicale. Il est influencé par un auteur du 17e siècle, John Milton qui s'appuyait lui-même sur des sources antérieures, notamment des sources juives rabbiniques telles que le Talmud. pour essayer de montrer que Dieu n'avait pas voulu l'existence des monarchies ou que s'il les permettait, c'était uniquement en punition des péchés des hommes. Renvoyé le souverain en exercice, c'est au fond une vieille tradition anglaise. En 1688, le Parlement décide de déposer Jacques II, accusé de tyrannie pour le remplacer par son cousin Guillaume d'Orange, lequel doit accepter une déclaration des droits qui limite le pouvoir royal. C'est cette déclaration des droits qui sert de modèle à la d'indépendance. Mais il y a une différence de taille. Là où la première garantissait les droits singulliers des Anglais, la seconde affirme ceux de l'humanité toute entière. Mais comment peut-on proclamer l'égalité de tous les hommes tout en possédant des esclaves. L'esclavage constitue un dilemme majeur pour la révolution américaine. Les individus qui y ont pris part en étaient bien conscients. De nombreux leaders de la révolution possédaient des esclaves. George Washington, Thomas Jefferson, James Madison et d'autres encore. Le cas de Paine est assez différent de celui des autres dirigeants de la révolution américaine. Contrairement à beaucoup d'entre eux, il s'oppose de manière très ferme à l'esclavage et ce dès le début. De fait, en 1775, quelques mois avant la publication du sens commun, il rédige pour un journal de Paine, un article l'abolition immédiate de l'esclavage dans les colonies. Sa position est des plus radicale. Elle trouve quelques sympathisants à Philadelphie, mais relativement peu partout ailleurs. Alors comment se fait-il que Paine a été plus que les autres en mesure de faire ça ? Pourquoi est-ce que c'est lui qui en appelle à l'abolition de l'esclavage ? Il vient d'ailleurs. Il n'appartient pas à la classe des planteurs, il n'appartient pas à une famille qui fait des affaires avec eux. C'est un type d'origine modeste qui a débarqué d'Angleterre quelques mois auparavant. Il contemple le spectacle qui s'offre à lui et il demande comment pouviez-vous avoir des esclaves. Existe-t-il des principes moraux légitimes qui puissent justifier ça ? Tous les hommes sont créés. Cette déclaration du 4 juillet, elle peut s'entendre comme une proclamation des droits inalienable et universel de tous les hommes. Est-ce à dire que l'esclavage est . C'est ce qu'espère évidemment les noirs qui se sont engagés dans les rangs des rebelles. Il y a environ 5000 noirs américains qui ont participé à la guerre d'indépendance. Ils sont aujourd'hui célébré évidemment comme des défenseurs de la cause. Mais on sait aussi que d'autres ont combattu dans les rangs anglais parce que les deux camps les anglais et les Américains leur prometaient l'affranchissement. On estime que 5000 esclaves combatten au côté des insurgés. Certains sont honorés d'un timbre à leur éfigie comme Salampur. D'autres d'une chanson de Duxton comme Barzi. À Boston, le musée d'histoire afro-américaine permet de retrouver la trace de certains d'entre eux comme Peter Salem qui s'illustrera à la bataille de ou James, esclave qui portait le nom de son propriétaire en Virginie avant d'y ajouter celui du général français pour lequel il servit d'agent double.
[20:16]Est-ce que le 4 juillet sonne le glas de l'esclavage ? Évidemment non, pas pour tout le monde, pas pour tout de suite. Le Verdun est un des états qui abolit immédiatement l'esclavage par sa constitution mais d'autres s'engagent plus prudemment dans un processus graduel d'abolition et évidemment les états du sud sont très hostiles à ce projet. Et pendant ce temps-là dans le monde, à l'autre bout de l'Amérique, sur la côte ouest, les espagnols fonden San Francisco le 29 juin 5 jours avant la déclaration d'indépendance. un même continent, mais un autre monde. Tandis que 5000 km au sud, plus loin encore que le Mexique, on fonde Guatemala. Encore plus au sud, en Uruguay, les espagnols créent la vice-royaute du Rio de la Plata, le 8 août 1776 avec pour capital Buenos Aires. Dans le Pacifique, l'explorateur et cartographe James Cook atteint les îles Kerguelen à la Noël de cette même année 1776. Et au nord du Sénégal, dans l'ancien royaume du Fouta Torou, les tout-couleurs islamisés entreprennent d'abolir l'esclavage. C'est aussi en 1776 que l'économiste Adam Smith publie la richesse des nations qui va devenir notamment en Amérique le manifeste du libéralisme économique. En France, le contrôleur général des finances Turgo se réclame lui aussi des théories libérales. Mais son renvoi par Louis XVI marque l' de la réforme de la monarchie française. Vu de France, la vraie question aussi c'est de savoir si la révolution américaine prépare la révolution française. Tokville encore lui disait que la révolution française devait moins à ce que les Américains avaient fait qu'à ce que les Français en avait pensé. Ça veut dire qu'au fond ce qui commence le 4 juillet, c'est l'onde de choc d'un mouvement mondial de prise de conscience de ce que c'est qu'une indépendance politique. C'est un siècle des révolutions qui démarre en 1776, ponctué par plusieurs vagues de déclaration d'indépendance. Pour se limiter aux Américains, citons Haiti en 1804 qui pousse bien plus loin l'idéal universaliste des lumières en intégration noire La Colonna et le Vénézuéla en 1811, l'Argentine en 1816, le Chili en 1818.
[23:14]Si l'imagerie traditionnelle du 4 juillet donne avoir une révolution consensuelle, la cloche qui s'est félé dans les années 1840, masque aussi un conflit des mémoires. histoire même de la commémoration du 4 juillet dit aussi cette hésitation. Le premier centenaire 1876 est véritablement le moment de la monumentalisation. Pourquoi ? Parce que au fond, la fin de la guerre de sécession qui solde définitivement la question de l'esclavage est la seconde naissance de l'Amérique. Après la déclaration d'indépendance, il faudra encore 7 ans de guerre pour que l' Angletre reconnaissent les États-Unis d'Amérique. Quant à l'esclavage, son histoire va continuer presque un siècle puisque le 13e amendement de la constitution américaine ne l'interdira définitivement qu'après une autre guerre, la guerre de succession. Mais éliminer l'esclavage n'est pas régler le problème noir. Dès la fin de la guerre de succession, les états du sud instituent les lois Jim Crow qui restreignent les droits civiques des afro-américains et instaure un système de ségrégation qui va durer jusqu'aux abords du bisantenne de l'indépendance.
[24:40]En 1976, c'est dans une ambiance bien particulière qu'on célèbre le 4 juillet. Les États-Unis ont dû quitter définitivement le Vietnam l'année précédente et le 2 juillet 1976, c'est une réunion qui est proclamée. Celle de la République socialiste du Vietnam qui signe l'échec de la politique extérieure américaine et interroge l'universalité de ses valeurs. 1776, 1876, 1976, aujourd'hui encore, derrière la solennité du moment, se retrouve une histoire en mouvement, une histoire en tension, car au fond, l'Amérique s'adresse-t-elle au monde ce jour-là, a-t-elle cette mission qu'elle prétend avoir? Ce peuple élu qui est si fier de son exception, comment peut-il prétendre avoir une mission libératrice pour l'humanité. L'idée d'émancipation politique est-elle en elle-même contradictoire avec la volonté de se donner pour modèle au monde.



