[0:01]Arnor, donc l'ancien joueur de football professionnel, fait une carrière de 8 années plus ou moins et aujourd'hui, je suis principalement dans le secteur de l'immobilier. Le lendemain, moi et Lukaku en première page de la dernière heure. Voilà, c'était un moment assez fou. Et donc je suis pas du tout mature. je pense que ça c'est une des choses qui fait que j'ai pas eu la carrière que j'aurais pu avoir. Le challenge de tout refaire, le challenge de reprendre quelque chose à zéro, en fait, c'est quelque chose qui est excitant. A tous les meeting avec mes équipes, je leur dis une chose, les gars, mentalité CR7. Hier, tu as performé, mais aujourd'hui, les compteurs sont à zéro. Est-ce que ça c'est pas plus facile à dire quand on a réussi aussi rapidement ? Qu'il arrête son charabia, il était joueur professionnel, donc dire qu'il a il a débuté de rien, c'est faux. Qu'est-ce que tu réponds à ça ? Explique-nous un peu. Non.
[0:44]Bonjour à tous, bienvenue dans la 90e. Alors, ça faisait un petit temps que vous m'aviez pas vu sous un format entretien. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Arnor Angeli, ex-footballeur professionnel, à la brillante reconversion en tant qu'entrepreneur. Donc Arnor, on a le plaisir d'être dans le studio aujourd'hui. On remercie à nouveau Inclub et jeune de de pouvoir réaliser nos nos nos émissions, que ce soit lundi en actu ou les entretiens qu'on va faire comme aujourd'hui. Donc, voilà, dans 3 secondes, on est parti avec Arnor. Salut Arnor ! Salut Lens. Merci d'être d'être avec moi aujourd'hui pour cet entretien. ça faisait quelques semaines que je t'avais je t'avais envoyé un message, je sais que tu es tu es fortement occupé, donc en plus aujourd'hui, c'est un jour, on enregistre un jour de manifestation à Bruxelles, donc tu as été bloqué dans un embouteillage, toi qui n'es plus trop à Bruxelles, donc vraiment un grand plaisir pour moi de de partager cette heure d'entretien avec toi. Euh, tout d'abord, rapidement ici on a pour coutume à l'entrée de tout simplement laisser l'invité se se présenter. Donc si je te demande qui es-tu Arnor, comment tu te présenterais ? Ouais, bien sûr. Euh, merci en tout cas pour l'invitation, très content d'être là. Euh donc moi c'est moi c'est Arnor, donc ancien joueur de football professionnel. J'ai fait une carrière de 8 années plus ou moins et aujourd'hui, je suis principalement dans le secteur de l'immobilier, donc en tant qu'investisseur, mais j'ai également des entreprises qui tournent autour du secteur. Très bien, très concis concis, mais en tout cas, on va y revenir par rapport à ce que tu ce que tu fais aujourd'hui, mais avant de commencer là-dessus, évidemment, tu l'as dit, tu es footballeur professionnel. Euh donc j'ai peut-être quelques questions à te poser, donc comme tu l'as dit, footballeur professionnel devenu un homme d'affaires, on peut le dire, accompli, déjà très jeune, mais 36 ans, c'est ça ? 34. 34 ans, excuse-moi, je t'ai rajeuni, je t'ai vieillis. Euh, rapidement, avant de de revenir sur euh, aller d'entrer dans le cœur, dans le vif du sujet, pardon, euh, tu as été formé, donc euh, notamment FC Bruxelles, Standard, en RP aussi. Oui, Standard d'abord, tu as commencé euh, principalement de mes 6 à 16 ans. RP, 2 ans à Bruxelles, puis je suis parti euh au Standard. Voilà. Et comment tu le foot pour toi, c'était quelque chose que qui t'a qui t'a donné envie de faire du foot, parce que je sais, j'ai lu une interview en préparation de cette émission, tu disais que ton papa était un grand fan de d'Anderlecht, et d'ailleurs je pense que ton prénom Arnor, c'est en hommage à l'ancien grand attaquant euh de de Anderlecht des années 80, c'est ça ? En partie. En partie, oui. OK, OK. Donc euh, tu commences là-bas ou euh et est-ce qu'il y a des joueurs euh qui ont percé, qui ont connu et qui tu étais en équipe de jeunes génération nonantaine, du coup, c'est ça ? Euh, oui, donc tout d'abord effectivement, bah, j'ai commencé du foot, parce qu'effectivement c'était le rêve de mon père. Euh bon, quand on est enfant, on voilà, c'est difficile de dire qu'on a un rêve, c'est très rare qu'on dise moi je vais je vais être joueur de foot ou je veux ou je vais être astronaute, moi c'était pas mon cas en tout cas, j'avais pas cette prétention, j'avais pas de rêve. Euh et mon père lui, bah, voilà, il m'a poussé vers le football.
[3:34]Oui, on a vu, tu avais du talent quand même. Quand même. Non, quand même, j'aimais bien, ça m'amusait. Euh avec le recul, on pourra en parler plus tard, mais c'était une c'était une énorme école euh de la vie finalement, sur plein de choses. Euh donc donc voilà, non, j'ai j'ai j'ai beaucoup aimé finalement et grâce à mon père qui m'a mis dedans, m'a poussé dedans et et grâce à lui aussi qui m'a qui m'a surentraîné parce que on en parlera certainement, mais au-delà des entraînements, il me faisait aller aussi avec lui, taper la balle sur un mur et cetera. Ah oui, OK. Donc donc ta carrière professionnelle, tu l'as dois aussi un peu à ton papa qui t'a quand même entraîné, qui t'a soutenu aussi, qui a peut-être été dur à certains moments. Oui. Ouais, oui, oui, oui, non très dur, très dur, bon, il était très derrière moi. Donc je pense qu'on était à une époque où c'était important d'avoir quelqu'un derrière soi, et même encore aujourd'hui je pense, je suis un peu moins dedans, donc c'est un peu plus difficile pour moi de me dire, mais euh, non, il était très derrière moi, il m'accompagnait à tous les entraînements, c'était vraiment merci à lui pour tout ça. De l'autre côté, effectivement, il était très dur, j'ai oublié mes je me souviens, un jour, j'avais oublié mes protège-tibias euh à la maison et on avait match et je sais plus c'était quoi la règle, mais un RP, je pense que quand tu avais pas tes protège-tibias ou quoi, je pense tu avais une amende ou tu avais un truc, je sais même plus c'était quoi, ou tu pouvais même plus jouer ou je sais plus, il y avait un truc comme ça. J'ai dit il m'a m'avait engueulé bah sèchement.
[4:53]Euh donc voilà, il était très dur, mais euh mais voilà, c'était c'était bien quoi, c'est c'était aussi aussi une école pour moi. Et puis euh et puis oui, non, c'est grandement en partie grâce à lui que j'ai pu faire une carrière, c'est certain. Et euh et pour comment tu expliques alors que tu as finalement parti au FC Bruxelles, le rival, je me souviens, pour moi qui est aussi été formé aux Bruxelles, je me souviens que les Anderlecht Bruxelles, c'était toujours le choc, en plus c'est les deux clubs bruxellois, on se connaissait un peu tous. Euh pourquoi ce choix-là ? Est-ce que c'est parce que on t'a fait comprendre que tu devais partir ou c'est toi qui fait le choix de partir aux Bruxelles ? Ah, bien sûr. Non, c'était un moment très important. Donc à 16 ans, bah, on commence à se dire bon, est-ce qu'on va faire carrière ou est-ce qu'on va pas faire carrière ? Et euh à cette période à RP, euh moi j'étais dans une courbe de croissance qui était un petit peu limitée, j'étais petit, j'étais frais, euh et c'était à l'époque où Anderlecht et RP, on aimait voilà, les 1m80, je suis costaud, tu vois. Moi, j'étais pas du tout dans ce gabarit, même si j'étais voilà un talent en RP et euh j'avais un entraîneur flamand, je sais plus son nom, mais il me faisait pas jouer. J'avais jamais eu ça. J'étais toujours capitaine, toujours numéro 10, toujours voilà un des joueurs les plus importants de l'équipe et euh il y a une année le coach là, je sais plus si c'était qui, il me fait pas jouer. D'un coup quoi, l'entraîneur était le joueur le plus important de l'équipe, capitaine, numéro 10 et cetera quoi. Ouais, on peut le dire. Et du coup, bah moi je dis comment moi j'ai envie de jouer, tu vois. Moi si je si je suis au football, c'est pour jouer, c'est pas sur le sur le banc, tu vois. Moi moi je veux jouer, je suis un gamin, tu vois. Euh et du coup, bah je joue mais aux Bruxelles parce que je joue pas à Anderlecht. Donc aussi simple que ça. Il y avait même pas de vue sur je veux percer et cetera, c'est juste moi j'ai envie de jouer à la balle, tu vois. J'ai envie d'être là sur le terrain, j'ai envie de faire mes dribbles, j'ai envie de faire mes assits, j'ai envie de faire mes buts et mes coups francs. Donc je pars aux Bruxelles pour jouer quoi. Et finalement, ben du coup, le tremplin Bruxelles, ça paye puisque finalement euh Bruxelles, tu fais 2 années. Euh et puis euh tu vas au Standard, donc j'imagine Standard euh c'est parce que tu faisais des bonnes prestations avec le Bruxelles ou comment comment ça se fait que tu signes enfin tu signes au Standard après c'est le jour, tu n'hésites pas, mais je veux dire entre euh euh RP et euh et le Standard, qu'est-ce qui se passe durant ces 2 années ? Bien sûr. Euh, en fait, bah, le Standard ça faisait un moment donné qui nous courait derrière, qui s'était derrière un peu mon père, Ah, il serait bien qu'il vienne et cetera. Et bon, le Standard, c'est quand même un Liège quoi. Nous quand tu es bruxellois, tu habites à l'époque, on habitait Forest, c'était facile d'aller d'aller jouer, tu vois, à RP, tu vois.
[7:05]Euh donc il y avait toute une logistique derrière pour mes parents, dire, le gamin, on va pas l'emmener à Liège tous les jours, c'était compliqué pour eux, ils travaillaient. Donc mon père est pompier et ma mère prof prof à l'école, tu vois. Donc compliqué pour leurs horaires, donc non, puis je suis aux Bruxelles et puis euh donc je vais là juste par rapport à la localisation. Après, j'avais deux trois potes que je connaissais qui avaient fait aussi déjà le Switch RP de Bruxelles, ou des des garçons que je connaissais parce qu'on jouait l'un contre l'autre et voilà. Ah, David. Ah oui, voilà, Fornal David, euh Dieu merci et Dala. Oui, on les salue aussi. Euh voilà, il y en a d'autres, j'oublie, hein, mais euh voilà, c'était c'était une atmosphère familière finalement et euh et c'était proche de la maison. Et du coup, donc je vais aux Bruxelles pour ça, 2 années exceptionnelles, 2 années vraiment exceptionnelles, un super groupe, on fait des super résultats. Je pense qu'il nous battait pas à Anderlecht, je me rappelle plus, mais je pense pas que. Non, mais moi je te confirme parce que bon, pour la petite info, moi je suis un 92 nonante-deux ans, j'ai joué juste une peut-être tu te souviens plus, mais j'ai joué juste l'équipe enfin un an en dessous de toi. Donc souvent nos matchs, je sais pas si tu te souviens, mais en jeunes, vous jouez genre 2 heures après nous, enfin bref, c'était sur le même complexe. Et donc, je me souviens, c'est vrai que vous vous enfin c'était plus fort, vous étiez une génération plus forte, en tout cas, les Bruxelles dans votre catégorie, c'était de d'Anderlecht. Alors c'était souvent le contraire pour les autres catégories, souvent Anderlecht, puis les Bruxelles et puis on se battait un peu avec le Standard, Genk et cetera. Mais c'est vrai que dans votre génération, au Bruxelles, c'était très très très fort, je me souviens que vous aviez une équipe, c'était monstrueux quoi. Avec euh je crois que le coach c'était Daniel Putry ou le Non, non, non, non, non, non, non. Ah ouais, ouais, ouais, ouais, ouais. Et c'était monstrueux quoi, monstrueux ouais. Effectivement, il y a. Ah, c'est vrai qu'on était des bulldozers. Et puis donc, je pars à Liège finalement sur ma dernière année d'humanité, mes parents font le choix finalement de me dire OK bon, allez, on va l'emmener, le Standard, ils sont fortement derrière nous et en fait, c'était à l'époque où tu sais, il y avait les Steven De Fours, les Axel Witsels qui sortaient. Il y avait on parlait d'une académie, c'est la première fois qu'on entendait ça en Belgique, il y a une académie Robert Louis Drefs et cetera, il y a vraiment un plan pour que les gens percent, euh où là où Anderlecht, c'était très compliqué pour percer à Anderlecht à l'époque, euh il y en avait un sur je sais pas combien, tu vois, c'était très dur.
[9:05]Euh et dans ces ces personnes qui qui qui perçaient, c'était des des typiquement des joueurs qui avaient du gabarit et cetera, c'était pas du tout mon style de joueur, tu vois. Et donc mon père, stratégiquement, maintenant avec leur recul, voilà, stratégiquement, bah, il décide OK, voilà, Arnor, il va aller faire, il va aller au Standard, bah, pour essayer de percer. Moi, je savais pas, hein, tu vois, moi, on me disait va jouer là-bas, je vais jouer là-bas, tu vois. Même si à l'époque, j'avais 16 ans, 16 ans et demi, j'étais encore très voilà, très peu mature finalement, je savais pas trop ce qui se passait, tu vois. OK, OK. Et donc tu tu arrives là-bas et tu signes pas directement professionnel, hein. Il y a d'abord chez les jeunes quoi, U19 Espoir, U19. Oui, je fais alors, je sais plus si c'est U18, U19, je sais plus exactement, mais donc effectivement, je fais une première année. Et puis très rapidement, je passe en espoir, je suis en des un des plus jeunes espoirs et à l'époque, l'espoir, c'est pas comme l'espoir de maintenant, c'est. C'est une réelle valeur, c'est que des joueurs de la D1, qui qui jouait pas, ils allaient jouer en espoir. Exactement, ouais. Donc on jouait avec des gars qui qui qui avaient du bagage, ils avaient des cuisses comme ça, ils avaient un physique de fou. Euh par exemple, je me souviens, un des premiers matchs que j'ai joué, c'était c'était contre bah d'ailleurs, les premiers matchs que j'ai joué en espoir, c'était aux seuls même. Ah OK. Et je me souviens qu'on avait fait Bruxelles, on avait fait Standard Bruxelles, et je me souviens que moi je jouais élier gauche à l'époque aux Bruxelles. Euh l'entraîneur, c'était qui l'entraîneur aux Bruxelles, c'était C'était quelqu'un de connu euh je me souviens plus c'était qui cet entraîneur euh des des espoirs là aux Bruxelles. Genko, c'était un français, je pense. Euh un français. Bon, des espoirs, il y a eu Patrick Rochel, il y a eu Nordin Mokrim, mais ouais. Je me souviens plus trop. Ah bref, et je joue contre Réginal Gorr, avec qui après j'ai joué au Standard, très marrant, mais moi comme ça, petit gamin de 16 ans et demi contre Réginal Gorr, je sais plus, il avait déjà je pense qu'il avait déjà 22, 23 ans, mais le gars, il avait des cuisses comme ça, le gars, il rponnait le couloir, je le suivais pas, tu vois. Je le suivais pas.
[10:59]Ah oui, en fait, tu tu euh Oui, il était euh Mais tu avais du talent quand même. Non, mais tu as du talent quand même. Ouais, ouais, ouais, ouais, ouais. Ah oui, là. Et je me souviens de ce match, il m'a marqué parce que j'étais vraiment un enfant et lui un adulte, tu vois. Et enfin bref, donc euh voilà, je vais au Standard et là euh assez rapidement, après une année du coup en U18 ou U19, je passe en espoir et euh et voilà. Après la progression, tu finis par et donc après un moment donné, tu arrives en en équipe première ou tu vas signer professionnel. Euh tu arrives dans un effectif et dans un grand club parce que c'est pas avec tout le respect que j'ai pour le Standard maintenant, c'était le Standard qui à l'époque jouait la Coupe d'Europe, qui chaque année devait jouer le titre. Euh et là, tu arrives dans un effectif quand même, j'ai noté avec Mohamed Sar, Pokoli, qui est aujourd'hui coach à Monaco, De Four, Mangala, Benjamin Niquez, de Camargo, Jojović, Bokani, Arcelin, ouais. Enfin voilà, tu vois ça comment comment tu t'intègres, déjà qui t'aide à t'intégrer euh et surtout comment tu tu appréhendes, comment tu tu te tu te fondes dans la masse de d'un effectif euh aussi aussi qualitatif ? Ouais, bah sur le terrain facile. OK. Parce que voilà, j'adore la balle. Je suis bon. Et donc, il voit qu'il voit tout ce que tu as des qualités et que tu as un joueur de football. Les gens voyaient que voilà, la balle revient, tu tu tu es vite à l'entraînement, tu vois les dans les jeux, ça joue très bien. Ça c'est pas un souci, par contre, c'est vrai que je suis encore très un enfant, je suis pas mature. J'ai été élevé d'une manière où voilà, on faisait un peu tout pour moi, tu vois, et j'ai pas été élevé vraiment pour être un homme à 18 ans, tu vois. Ouais, ouais, ouais, oui, oui, oui. Et donc je suis pas du tout mature. Je pense que ça, c'est une des choses qui fait que j'ai pas eu la carrière que j'aurais pu avoir. OK. Sans regret, on va en parler certainement. Mais euh mais non, par contre, sur le terrain vraiment, aucun aucun problème, quoi. On jouait on jouait des gars à égal, même si la partie physique évidemment péchait, parce que voilà, j'étais pas j'étais pas un monstre physique, j'étais pas spécialement rapide, j'étais pas le plus endurant, j'étais pas le plus fort. Donc c'est tous des choses là que j'ai dû construire dans les premières années de de ma vie professionnelle. Ah oui, OK. Et euh mais aussi il fait ultra rare, mais en même temps ultra spécial, c'est que ton premier match en Division 1 avec le Standard, tu le montes et après 65 secondes, tu inscris ton premier but et vous gagnez, je crois, 2-1 face à Courtray, 2-1, oui, ou 2-0. 2-0, oui, 2-0. Premier but en D1. Là, j'imagine que déjà un bah euh tu tu as un peu ta légitimité auprès du groupe. Donc c'est déjà un terme d'intégration, bah, quand tu marques ton premier match, bah, je pense que déjà tu disais tu as un joueur de ballon, donc ça ça facilite les choses. Mais toi, tu ressens quoi à ce moment-là, quand tu marques ton premier but après 65, ça arrive pas à tous les jeunes de marquer après 65 secondes sur un terrain de D1 et tu marques ton premier but. Ouais, c'est vrai que c'est assez fou. Euh parce que tu sais, quand tu as jamais joué en D1, tu sais tu as la borne d'abord cette barrière de bah attends, tu dois tu dois rentrer sur le terrain, tu vois. Exactement. Le rythme de jeu, tu sens que c'est pas le même. Ah, tu sens directement, ouais. Tu sens, euh alors quand tu es à l'extérieur, tu es sur le banc, tu sens rien. Mais je peux te dire que quand tu rentres sur le terrain, tu sens qu'il y a un truc, tu vois. Tu sens que ouais, il faut être vif d'esprit, tu vois. Il faut être vif d'esprit, il faut faut comprendre comment on joue. Et bon, ouais, effectivement euh je rentre sur le terrain, alors complètement inattendu, parce que euh trois personnes à l'échauffement, je faisais pas partie de ces personnes-là. Ah oui, en plus. Puis tu as le coach, tu as Zlobodin qui se retourne, et euh j'étais alors moi, il faut savoir que je suis je suis un gros travailleur. Donc moi je montrais toujours que je suis un travailleur, j'étais discipliné, j'étais là à l'heure, je faisais le boulot, je disais rien. Je suis un gars comme ça, encore aujourd'hui dans la vie entrepreneurial. Et euh et Lazlo, je je sais qu'il il aimait ça et je sais qu'il m'appréciait pour mon talent, mais aussi ma discipline et mon travail. Et je sentais qu'à un moment donné, il allait me laisser ma chance. Et par contre, je savais pas c'était quand. Ça faisait à mon avis une dizaine, voire quinzaine de matchs que j'attendais. Ah ouais, tu vois. Et là, il reste il reste 2, 3 minutes, on gagne 1 à 0, il y a une pression de fou.
[14:37]On se fait attaquer vraiment, on pensait que ça allait faire vraiment un match nul, hein. Et puis il y a trois gars qui s'échauffent, et puis il se retourne et il me dit Arnor, va t'échauffer. Mais genre à peine, tu sais, quand tu vas t'échauffer, tu mets ton tu tu tu mets un blouson là, tu sais, pour aller à l'échauffement. Et donc j'y vais, je fais un aller-retour, il m'appelle. Je fais what the fuck, tu vois. Qu'est-ce qui se passe ? Et donc là, euh voilà, je sais pas, il le sent. Je pense c'est franchement bravo à lui parce que il l'a senti aussi quoi. Et quand on voit Lazlo, il a déjà fait des coups comme ça, où il faisait des changements de joueurs qui étaient très très réussis. Et euh et voilà, je rentre. Euh c'est Cinen Bolat, le gardien. Euh c'est il a dégagé la balle. Et tu as Igor de Camargo, avec qui je m'entendais assez bien, qui me dit euh mets-toi derrière moi, le gars, je de tête de fou, on le sait tous. Ouais, c'est vrai. Il me dit, mets-toi derrière moi, Sinan va l'envoyer sur moi, et je vais te la dévier, tu vas centrer. Moi, je parle pas, tu vois. Ouais, il est jeune, ouais. OK. Je le crois. OK. Donc, je il me positionne avant droit. Bon, pas vraiment mon poste, hein, mais bah, je suis mieux au terrain. OK. Donc euh Sinan envoie la balle parfaite. Je vois Igor, il se prépare à faire tu sais, son son saut, il y a que lui qui va l'avoir, il y a personne d'autre qui va l'avoir. Donc je sais que la balle, elle va arriver chez moi. Il la dévie, je suis sur le flanc droit et effectivement, en fait, ce que je fais, c'est que je déborde. Je veux centrer pour Yova, Yovanovic. Centre complètement raté. Ah oui, je l'ai encore j'ai vu l'histoire. Complètement raté. En fait, du coup, ça fait comme si je faisais un tir. Exactement, oui. Et du coup, le gardien me la remet dans les pieds. Je sais pas, par quel hasard, et puis ça revient sur mon pied gauche. Je suis à 2 m du but. Ouais, ouais, là, voilà, exactement. que je la rate, c'est il faut pas avoir de chance. Et du coup, je la mets, et puis effectivement, je sais pas ce qui se passe, quoi. Euh. Je suis où ? j'ai 65 secondes et bim, je marque mon premier but. C'est assez fou et puis euh, je me rappellerai toujours, je rentre dans le bus. J'ai jamais eu mon téléphone avec autant de messages. J'imagine. Des gens qui que je me souvenais même plus à l'époque m'envoient un message des personnes de l'école et cetera, enfin, un truc de fou. Le lendemain, moi et Lukaku en première page de la dernière heure. Ouais, c'était un moment assez fou. Effectivement.
[16:48]Euh et euh ouais, c'est un super moment. Ouais, c'est un super moment et euh et euh ouais, c'était un super moment. Et euh mais comment tu le toi, tu l'as ressenti, parce que tu le dis, première page de journal, toute l'attention sur toi. Voilà, et puis comme je le dis, Standard à l'époque, c'était voilà, c'était quelque chose. Euh est-ce que toi, qui étais encore étudiant, euh est-ce que tu as ressenti comme une pression ou plutôt comme un boost, une fierté ? J'imagine une fierté, oui, mais comment tu l'as vécu, parce que tu dis, toi, tu es quelqu'un de plutôt calme, plutôt réservé, voilà, comment tu le vis toi, ce moment-là, parce que tu dis, ouais, maintenant, il va falloir enclencher la deuxième ou tu dis, non, bah, voilà, c'est je continue mon taf tranquille et. Je suis très terre à terre comme gars euh et tout à tous les meeting avec mes équipes, je leur dis une chose, les gars, mentalité CR7. Pour moi, c'est quoi la mentalité CR7, c'est hier tu as performé, mais aujourd'hui les compteurs sont à zéro. En fait, c'est dire OK, hier j'ai été dans le sur le sur la fiche de la D1, OK, c'est cool, mais voilà, finalement, tu as rien fait. Hier tu as fait, mais aujourd'hui, tu as rien fait. OK. Donc non, moi moi je me suis juste remis au travail et je voulais juste continuer de de de prouver et de performer, c'est tout. OK. Bon, après, par rapport au Standard, donc je pense ta première saison, tu as participé à 5 matchs en Division 1, donc tu joues pas énormément, mais toi, tu en retires quoi, si tu dois parler un peu de Lazlo Boloni, est-ce que quelque chose tu lui en as voulu ? Est-ce que tu estimes avoir eu le temps de jeu que tu mérites que tu méritais ou tu aurais voulu avoir plus de temps de jeu ? Si aujourd'hui, tu dois, voilà, avoir quelques mots pour Lazlo Boloni, quel genre de coach c'est ? Il m'a extrêmement bien intégré. OK. Extrêmement bien intégré. Après ce match-là, tous les matchs, je rentrais 10 à 25 minutes. Et en fait, c'était c'était vraiment très très bien pour moi. Parce que chaque fois j'ai eu ces petites touches et même à un moment donné, il m'a commencé à me mettre, je me souviens d'un match, je sais plus c'était qui. Euh, bah il m'a mis il m'a mis au milieu de terrain. Steven était blessé ou il était suspendu et il m'a mis il m'a mis titulaire au milieu de terrain, tu vois. Après je suis plus quelques matchs. Donc non, il m'a très bien intégré, il m'a franchement, il m'a très très bien intégré, il a vraiment fait fait des bonnes choses, c'est vraiment un très très bon coach, si pas le meilleur des coachs que j'ai eu. Ah ben, tant mieux alors. Euh j'ai euh la saison d'après, tu vas en prêt au GBA en 2011-2012, là tu participes quand même à pas mal de matchs, euh et tu marques d'ailleurs contre Mons, tu mets un but qui sera ton club après. Euh je vais juste récapituler rapidement, tu fais donc GBA, puis tu fais Mons où là tu joues encore beaucoup plus, donc là tu enchaînes quand même en Division 1, tu fais deux saisons pleines avec un peu moins de 50 matchs pour le club quand même. 45 exactement. Euh et puis après Mons, euh pour terminer ta carrière, enfin après ta carrière professionnelle, tu as aussi eu la fin de carrière à des niveaux amateurs ou semi pro, ça dépend des clubs. Mais voilà, j'ai je sais que tu as fait notamment Dender, enfin ça c'était encore professionnel, Lebec, Ucl, Leopold, euh même la louvière centre, si je me trompe pas. Euh là, tu as dit tantôt, tu as dit que là, à ce moment-là, tu as eu un déclic, tu as eu un changement en fait de d'état d'esprit, ou là, peut-être tu es devenu, ouais, mais qu'est-ce que je fouis ici ? C'est ça, complètement. Explique-nous un peu ce que tu veux dire par là. Là, c'était le moment le plus difficile de ma carrière parce que quand tu quand tu es extrêmement bon au football, parce que j'étais j'étais très bon footballeur. Quand tu tombes dans un vestiaire et que tu t'entraînes avec des gens avec qui tu sais pas faire un une, c'est très difficile. Parce qu'encore une fois, en tant que footballeur, tu aimes le ballon. Tu aimes jouer. Tu sais, c'est c'est vraiment un plaisir en fait de jouer. Et quand quand tu vas à l'entraînement et que tu t'entraînes avec des joueurs qui bah, avec qui, en fait, tu prends juste pas de plaisir parce qu'effectivement, il y a une différence de niveau, euh bah, c'est difficile, c'est difficile. Et attention, on peut pas paraître très ce que je dis, c'est on peut un peu dire, attends, tu te dis tu es tu es tu es le meilleur joueur de football et tu tombes en investir, le gars, tu es juste à ta place. Oui. Parce que dans le football, il y a pas que le talent, parce que je méritais d'être là où j'étais, dans un milieu qui n'était pas professionnel, parce que bah, voilà, tout simplement, j'ai voilà, je c'était c'était pas fait pour moi et que j'avais pas eu les j'avais pas pris les bonnes décisions, j'avais pas fait les bonnes choses pour y arriver. OK. Euh donc non, c'était très difficile, très difficile et je me souviens de ce jour où je signe à Le Bec. Ouais. Personne me veut. Je je sors du coup de je reviens de la Villo, là je fais 6 mois sans club, puis il y a Dender qui vient me chercher. OK. Encore un contrat professionnel. Euh non, c'est pas.
[20:56]Dender à l'époque, c'était Division 3. Oui, c'est ça. Je me dis putain. En fait, je suis vraiment dans un esprit mais attends, comment ça se fait que personne ne veut, tu vois. Ouais. En fait, je suis vraiment dans un espèce de monde parallèle, mais en fait, j'avais juste pas les bonnes attitudes, tu vois. OK. Euh et du coup, il y a un club qui me veut, le dernier jour du mercato, Le Bec. Je me suis dit mais je sais même pas où tu vois. Ouais. Et le gars, je sais pas, il vient, il me dit, ouais Arnor, je vais te mettre, tu vas gagner les mêmes choses que ce que tu gagnes à Dender, mais en blague, tu vois le truc comme ça. Ouais. Ouais. Ouais. Moi, j'avais rien. Je me dis, vas-y, j'y vais. Et je me souviens, j'y vais pour signer sur la route. J'avais un sentiment, je le ressens encore ce sentiment-là, maintenant, alors que je te parle. Ma carrière est finie. Non, c'est là où tu tu dis OK. Là, c'est mort. Là, c'est mort. Et donc je signe dans ce club et effectivement, c'est mort. Après, je signe à Léopold et cetera, c'est c'était terminé. Après ça, je faisais autre chose déjà à côté. OK. Et euh par rapport à tout ça, est-ce que tu vois aujourd'hui, on parle beaucoup de coaching mental, euh derrière on enfin je salue, je prends une petite petite parenthèse, je salue Ecole mentale lancée par Anti-Frère Andy qui qui aide pas mal de joueurs.
[22:04]Est-ce que ce genre de structure là euh pour toi, tu penses que ça t'aurait aidé dans le passé ? Et toi, qu'est-ce que tu penses de ça aujourd'hui de toutes ces les jours d'aujourd'hui ? Est-ce que pour toi, ils sont plus chanceux, plus avantagés par rapport aux conditions que toi, moi, notre génération, on a pu connaître, mais je parle plus de toi, parce que tu as fait tu as été plus haut niveau que moi. Non, je pense qu'il y a pas il y a pas de meilleures conditions. Je pense que c'est à nous de les créer. Euh. De faire de faire de faire. De faire. De faire. D'office ça aide. D'office ça aide, par exemple, bon, ça dépend pour quel profil. Mais par exemple, pour un profil comme moi, moi, en fait, j'étais immature, c'est-à-dire que j'étais pas un homme. Je suis arrivé dans un milieu d'hommes en étant un enfant. Et c'est pour ça en fait que j'étais pas capable de prendre des bonnes décisions. Et est-ce que tu m'excuses-moi, je t'interrompe, et tu avais pas des agents ou autour de toi ? Si si, bien sûr, j'ai des agents, les meilleurs de Belgique, mais Ouais, oui, ça ils sont tous les meilleurs. Ah oui, ça oui. Euh voilà, ils m'ont rien apporté vraiment, tu vois. C'est facile de faire signer quelqu'un quand euh. OK, OK. Quand, entre guillemets, il il joue, il est dans un bon club et cetera, mais quand tu veux faire signer quelqu'un qui joue plus, qui est pas dans un bon club. J'ai jamais eu des conseils, tu vois, mentaux ou quoi que ce soit. OK. Et je pense que oui, ça sert et je pense qu'un garçon comme moi, qui était très immature, euh aurait aimé avoir ben oui, un un espèce de coach mental qui l'aide à à devenir un homme. OK. Ouais, ouais. Et euh mais je pense que tu es en fait l'exemple vraiment typique de du garçon donc tu racontes quand on conseille un jeune joueur et que à parent dit oui, il faut étudier mon fils, il faut ça parce que on sait jamais ce qui peut arriver dans le football. Je pense que tout le monde s'y trait un peu ton exemple. Et dirait il a peut-être pas, je sais pas, quel est ton parcours au niveau scolaire et cetera, mais en tout cas, il a il a eu une reconversion, une transition et tu t'es reconverti vraiment de manière brillante.
[23:49]Euh toi, en fait, qu'est-ce que quel conseil tu donnerais si tu devais donner par exemple un des conseils à des jeunes à des jeunes aujourd'hui, qui sont tous dans les centres de formation par rapport au football ? Est-ce que tu leur dirais euh étudier parce que le foot, ça peut s'arrêter très vite ou tu auras un autre discours par rapport à ta situation, par rapport à ton expérience ? Moi, j'ai pas étudié, hein. Moi, j'ai fini la 6e humanité et j'étais sur le terrain de football. Ah oui, OK. C'est bon, ça que je te pose la question, c'est bon, ça que je te pose la question. Et moi, je dirais pas d'étudier parce que moi moi moi, je crois pas au système scolaire. Ah oui, OK. Je trouve que, je sais pas, je vois pas l'intérêt d'aller faire 6 ans d'études pour gagner 10000 € alors que en développant des compétences entrepreneuriales en 6 mois, tu peux gagner 10000 €, tu vois. Mais oui, mais ça, c'est pour ça que je te posais la question, parce que c'est le débat est intéressant. Moi ici, je me joue l'avocat du diable et je te réponds, oui, mais ça, c'est pour une extrême minorité. Oui, mais ça, c'est pour une extrême minorité, ça fonctionne. Parce que, on va pas se mentir, aujourd'hui, tu as quand même sur 100 personnes, entre tu en auras peut-être 10 qui peuvent avoir ce genre de parcours là, de ne pas avoir d'études, de ne pas avoir de papiers, de pas avoir de diplômes. Alors, je dis évidemment, moi, je suis tout à fait d'accord sur le fait que le diplôme pour moi, c'est un papier, ça n'a rien, ce n'est pas parce que tu as un diplôme que tu es plus intelligent qu'un autre. Vraiment pas, et je pense que d'ailleurs nous, qui sommes issus de de parents qui ont migré, on est tous on a tous moi mes parents, ils nous ont pas spécialement fait de grandes études, mais pourtant, pour moi, mon père, c'est la personne la plus intelligente que j'ai connu sur le monde. Ma mère, la même chose. Donc, c'est pour dire qu'en fait, je suis tout à fait d'accord avec toi, mais c'est quand même ça reste quand même un discours qui s'adapte plutôt à une minorité. Et toi, qu'est-ce que tu penses de ça, parce que beaucoup de gens vont te dire ouais, mais c'est bon, arrêtez avec vos discours de rêveurs. Un moment donné, si tu as pas de diplôme, aujourd'hui, tu fais quoi ? Quel emploi va te va te va te. C'est pas rêveur, en fait. On parle pas, on parle même pas, c'est vrai qu'on parle même pas de finances ou de succès financier ou de succès dans l'entrepreneur, l'entrepreneuriat, c'est c'est plutôt un succès personnel, c'est-à-dire que pour moi, 100 % de la population pourrait arriver à être heureux. C'est c'est ça le vrai but de la vie, c'est juste vivre une vie qu'on qu'on aime. Et le problème, c'est que quand on dépend d'un système et d'un patron, ben, on vit pas forcément la vie qu'on a vraiment envie d'avoir, tu vois. Il y a des gens qui sont très heureux au salariat et tant mieux, mais 80 % des gens sont pas heureux au salariat. Ils ont envie de faire autre chose, ils ont peut-être envie de plus voyager. Ah oui. Ah oui. Ah oui.
[26:08]Je suis sûr que d'ailleurs dans ce genre de métier là, si tu as pas la passion, genre ça te demande tellement de temps d'étude que je pense que tu te lances pas là-dedans, mais je comprends aussi ton discours que parfois il y en a qui malheureusement se lève le matin et on dit faire des études, mais qui finalement un ne font pas le métier qui est lié aux études qu'ils ont faites et deuxième chose, ne sont pas heureux dans ce qu'ils font et donc forcément, je peux comprendre aussi qu'on a qu'une vie, comme tu le disais, c'est important d'la C'est important d'la. Parce que les gens font les choses sans sans réflexion en fait.
[26:18]Ils font les choses parce que la vie les a poussés à faire ça, tu vois. Mais ce qu'on doit tous définir, c'est qu'est-ce qu'on veut faire et pourquoi est-ce qu'on veut le faire.
[26:41]Pour moi, c'est ça la base. Ah, très bien, très bien.
[50:44]Bon, on arrive tout doucement au bout de de cet entretien. Euh. Je t'avais je sais pas si tu as eu le temps de préparer un 11 de légende ou il y pensait, on peut essayer de le faire rapidement, sinon. Ouais, je peux je peux te citer quelques noms, en tout cas. Soit tu choisis des joueurs avec qui tu as joué ou un mix, ou des joueurs vraiment qui pour toi, ça peut être Zidane, voilà, si tu dois donner, on part sur un 4-3-3. Quatre défenseurs, trois milieux, trois attaquants. On peut pas faire un hybride, joueur avec qui on a joué et ça. C'est c'est même pas c'est même parfait. Oui. OK. Donc euh joueur avec qui j'ai joué, alors au gardien, je mettrai Sinan Bolat. OK. Pourquoi ? Parce que c'était c'était un super humain en plus on a vraiment super il est super drôle Sinan. Il galère encore en France à mon avis aujourd'hui. Il est vraiment un super humain, il est très marrant. Et puis c'est un super gardien, franchement. Ah oui. Ah oui. Et puis il a le style et tout, enfin. Ouais, ouais, il a le style et tout, enfin. Ah ouais, ouais, ouais. Mais Sinan Bolat au but. Euh je continuerai avec un joueur avec qui j'ai joué en def centrale avec Eliaquim Mangala.
[51:55]C'est fort. Le gars, je me souviens, on jouait ensemble en espoir. Je pense c'était un des plus mauvais. Mais c'est c'est fou parce que beaucoup de gens ont dit ça que au niveau du des pieds. Ah oui. Il dit mais il y a la balle, la balle elle est arrivée chez lui, ça rebondissait, tu vois. Aucune technique, rien. C'était puissance. Mais le gars avait la dalle. Ah OK. Le gars, je me souviens d'un entraînement, Sergio Conceicao, notre T2, à l'époque sous l'ère Donofrio. La balle la balle elle est là. Tu vois tu vois euh Eliaquim et tu vois Conceicao. Non, on 95 % des joueurs ils y vont pas, tu vois. Ah, c'est Sergio, on n'y va pas. Bien sûr, oui. Bien sûr, oui. Qui l'attaque ici. bagarre après, hein. Sergio Conceicao, ouais, qu'est-ce que tu fais, machin, tu m'as touché, bagarre. Rien à foutre. J'ai 20 ans, j'ai rien à foutre. Tu joues avec nous, tu joues avec nous. Et il avait la dalle en fait. Et c'est pour ça que je le mets là et en plus c'est un super humain, on a passé des super moments, je l'adore, il est acqui, j'espère qu'il va voir l'épisode et qu'il viendra même vous supporter.
[53:34]Euh milieu de terrain, je mettrais Axel, Steven et Medy. en vrai. Ouais, ça ça donc ça se rencontre, tu as joué quand même. Ça c'est vrai que tu racontes à quel point le Standard était franchement un grand club avec d'énormes joueurs, parce que ouais, ça c'est des huit que tu as cité, c'est c'est le Standard quoi. Ah, je suis en train de reprendre un 11 du Standard parce que pour moi, en fait, c'était c'était tout, tu vois. C'était on avait la meilleure équipe. Ouais, c'est ça. Et c'est vrai, on était on était même en Ligue des Champions, on jouait, on se battait, enfin, c'était incroyable. Euh. Alors, je suis obligé quand même de mettre un externe avec Zizou, euh c'est mon joueur préféré, ça restera. Euh, je suis obligé de mettre Mbo, Mbo, Mbo, euh Mbo, Bokani. Qui est un talent énorme, donc je mettrais, je sais pas moi, Zizou euh à gauche et Mbo en pointe, et puis à droite, euh je mettrais Medy, parce que c'est un talent fou euh et c'est c'est c'est un c'est un c'est un une personne avec qui j'ai fait les 400 coups, comme on dit à l'époque. Ah, OK. Et un grand ami. Ah, ouais. Ah, vraiment, et par rapport à Mbo, juste question, moi qui suis Congolais, euh tu trouves que il aurait pu faire une meilleure carrière, parce que beaucoup de gens disent qu'il est vraiment trop fort, mais que c'est juste que c'est c'est Dieu quoi, il est allé. Oh oui, oui, oui, oui, oui. Il est allé tranquille, et c'est pas le plus gros travailleur, mais que au niveau du talent, c'est très très très fort. Ouais. C'est le meilleur joueur avec qui j'ai joué. Ah oui, c'est certain. Ah ben voilà. Ouais, ouais, ouais, même. Oui, il était. Oui, il a eu une grosse carrière.
[55:23]Ah oui, il a une belle carrière, et euh et surtout il a passé de de belles années quand même à Monaco et cetera. Donc je pense qu'il il a bien gagné sa vie aussi, je pense que ouais, là tout doucement, j'espère. Alors il a eu une belle carrière, pour répondre quand même à ta question, franchement. J'ai juste pour terminer, euh j'ai 10 idées reçues sur l'investissement dans l'immobilier, tu me dis c'est vrai ou faux. Pas besoin d'explication, c'est vrai ou faux. Tu peux ajouter un petit mot ou deux si tu veux. La première, c'est il faut être riche pour investir dans l'immobilier. Faux. La deuxième, c'est plus un bien est cher, plus il est rentable. Faux. Troisième, il faut forcément un CDI pour investir dans l'immobilier.
[56:04]C'est vrai, mais il y a des situations dans lesquelles tu peux quand même arriver à obtenir un prêt, la preuve, j'ai j'étais sous le chômage à l'époque et j'ai réussi. Aujourd'hui, c'est plus compliqué, mais il y a quand même moyen. Quatrième, investir dans la pierre, c'est forcément moins risqué que la bourse. Vrai. Tout le monde peut devenir rentier immobilier en quelques années. Faux. Aujourd'hui, investir sans magouille ou combine, c'est impossible. Faux. Les réseaux sociaux vendent surtout du rêve, pas de la réalité. C'est vrai. Plus il y a de travaux, plus c'est risqué. Faux. Comme au football, en immobilier, le talent ne suffit pas, c'est la la régularité qui fait gagner. Vrai. Et dernière, un bon investisseur, c'est avant tout un bon stratège, c'est comme un milieu de terrain. C'est on peut dire que c'est vrai. Pas mal, pas mal. Euh avant de de clôturer, où est-ce qu'on peut te trouver au niveau des réseaux ? Instagram et YouTube. Instagram YouTube. Instagram Arnor Angeli tout simple. OK. Donc euh, suivez-le, hein, ceux qui nous voient, suivez Arnor sur les réseaux. Et euh qu'est-ce que je peux, qu'est-ce qu'on peut te souhaiter au nom de la 90e pour 2026 ? Continuer d'être moi-même, continuer de vivre la vie que j'ai envie de vivre. OK. That's it. Bah très bien, mais ça c'est c'est c'est beau mots qui viennent de clôturer cet entretien.



