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Webinaire Education Financière & Pouvoir Eco des Femmes Africaines

Agence Boost Me

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[0:05]Bonjour à toutes et à toutes, je suis très heureuse de vous retrouver pour ce premier webinaire consacré à un sujet souvent abordé de façon restrictive, l'éducation financière des femmes africaines. Aujourd'hui, elles sont au cœur de l'économie, elles créent, elles soutiennent, elles créent de la valeur et puis surtout, elles permettent euh à des projets de se développer de façon inédite. Aujourd'hui, nous allons avoir euh quatre femmes qui vont euh grâce à leur parcours, grâce à leurs connaissances, grâce aux charges responsabilités qui sont les leurs, nous apporter des éléments de réponse et des contributions pour comprendre comment parler d'autonomie quand on ne sait pas vraiment comment se protéger. Quand on en fait, quand on veut en faire son activité principale, quand on veut sécuriser ses choix et prendre des bonnes décisions financières. Parmi ces femmes, nous allons avoir Maimouna Barry qui est la directrice générale de NCIA en Guinée. Bienvenue. Salimatou Camara qui est directrice générale d'Orange Micro finance Guinée. Claude Claudine Le Prince qui est délégué général du club ETI et administratrice des conseillers du commerce extérieur de la France et Kadia Tofadiga qui est responsable administrative et financière du groupe enfin d'Oura Group Securities. Bien entendu, cette initiative est portée et soutenue par Kadia Silva Masson, directrice de Grand Alexandre Afrique et déléguée générale des forces françaises de l'industrie avec l'impulsion de Maimouna Barry. Et c'est la raison pour laquelle je vais lui laisser faire l'ouverture de cette séquence pour lui donner le sens et lui donner le point pour qu'on puisse démarrer avec énergie. Kadia. Merci Léocadie. Bonjour à tous et à toutes qui nous regardez, je ne sais pas de quel endroit du monde vous situez. Effectivement nous vous recevons aujourd'hui sur cette thématique de l'éducation financière et pouvoir économique de la femme africaine. Qui est une initiative qui est qui a été un sujet, une thématique qui a été initié par Maimouna Barry qui est la directrice générale de NCA du groupe NCA Guinée. C'est une initiative que j'ai je suis très heureuse de soutenir parce que le sujet est essentiel, fondamental et universel. Nous savons tous que la femme africaine est une pierre angulaire de l'économie locale, de l'économie du continent. Qu'elle soit dans l'économie réelle ou dans l'informel, elle investit, elle dirige et c'est souvent elle qui met tout son toutes ses ressources financières pour soutenir sa famille, pour soutenir la communauté et pour accompagner le bien-être de ses enfants autour de la santé, de l'éducation. Donc il m'a semblé tout naturel de soutenir cette initiative et et et et et être accompagnée par toutes ces femmes de terrain qui viennent du monde de la finance pour sensibiliser sur ces sujets parce que très souvent ces femmes sont confrontées à des freins, à des barrières invisibles qui les empêchent d'avoir accès au crédit, d'avoir accès au financement, d'avoir tout simplement accès à l'information et de pouvoir connaître des mécanismes de l'assurance ou des mécanismes du système bancaire. Donc ces femmes qui sont là qui vont se présenter connaissent le métier et connaissent la finance et vont pouvoir partager des solutions concrètes qu'elles vivent et qui vont permettre à la femme de maîtriser ses ressources et enfin maîtriser son destin. Merci Léocadie. Merci Kadia. Alors, tout naturellement, nous allons donner déjà la parole à à Maimouna Barry justement pour qu'elle puisse se présenter à à ceux qui nous écoutent aujourd'hui. Et puis de manière plus spécifique, nous apporter qu'est-ce que Ncia Assurance apporte de façon concrète quand on est sur une thématique comme elle comme celle que nous développons aujourd'hui autour de l'autonomie financière. Merci beaucoup. Bonjour mesdames, bonjour à toutes et à tous. Merci à ceux qui se sont joints à cette à ce webinaire et tout. Pour moi, c'est c'est un honneur de d'avoir ce autour de moi ces grandes dames, ces braves dames qui qui au quotidien transforme la vie des autres. Donc avant d'aller à la réponse tel que nous l'avons dit, je suis Maimouna Bari, directrice générale de Ncia Assurance. Bien avant, j'ai été euh directeur financier de la Banque of Africa. Et bien avant, j'ai été aussi auditeur financier donc euh le secteur financier ça me parle. Et pour revenir d'abord sur le sujet avant d'aller à la réponse directement, je rappelle que le pouvoir économique ne commence pas quand on gagne de l'argent. Il commence surtout quand on sait quoi en faire et quand on a le droit de décider. Et c'est pourquoi euh voilà, dans les échanges avec ma grande sœur euh madame Sila, nous avons trouvé qu'il était utile de mettre autour de la table vraiment euh des éléments de discussion, d'échange pour que à travers euh les expériences vécues, des réalités parfois inconfortables, mais surtout à travers des exemples concrets, nous partageons des leviers pour transformer l'éducation financière en pouvoir économique réel. En Guinée comme en Afrique, nous avons beaucoup de femmes qui travaillent, qui entreprennent, qui prennent des risques, mais très peu d'entre elles ont réellement le pouvoir de décider financièrement. Savent pas comment décider d'investir, elles savent même pas si elles doivent décider de s'endetter ou non, elles ne savent pas comment se protéger, comment se structurer, comment transmettre. De ce fait, l'éducation financière donc n'est pas une compétence accessoire et devient forcément une clé de liberté et de pouvoir économique. Donc le thème s'associe, nous sommes au mois de la femme, nous sommes dans les derniers jours du mois de la femme. Ces sujets s'approche s'approche de la thématique de l'année. Donc euh merci à nos intervenantes de participer à cela et nous allons continuer donc à travers les expériences vécues. Et je commencerai donc euh par la mienne en tant que DG de Ncia pour répondre à la question qui m'a été posée à savoir comment Ncia transforme si j'ai si j'ai bien pris note. Oui, tout à fait.

[6:21]Euh voilà, c'est ça, transforme les vies de ces femmes et tout comment nous les approchons. Donc euh Ncia Assurance donc l'assurance de manière générale que ce soit l'assurance vie puisque nous avons le volet assurance vie qui accompagne dans la capitalisation, dans la gestion de l'épargne mais aussi dans la prévoyance. Nous avons aussi le côté assurance dommage qui accompagne dans la protection des risques que ce soit les biens eux-mêmes l'activité, mais d'abord dans dans leur dans leur intégrité que ce soit la santé, que ce soit les euh la prévoyance en cas de nous voyons beaucoup de femmes qui euh elles sont, je vais dire elles sont au centre de tout.

[7:27]Euh donc et elle elle deviennent vulnérables. Pour cela, il faut les accompagner en prévoyance, en assurance santé, mais également nous pouvons dire que ce sont des hommes clés dans les PME. En cas de disparition, nous voyons des PME qui disparaissent avec les propriétaires de ces entreprises. Donc nous développons des produits que nous appelons des produits d'homme clés. Nous avons aussi des produits que nous nous avons appelé Ncia Serait pour accompagner les groupements de femmes, mais surtout avant ça, nous accompagnons ces dames euh en tout cas de manière générale les entrepreneurs dans la structuration et dans les ce qu'on appelle l'emprunteur au niveau des banques pour qu'elles soient beaucoup plus bancables et qu'en cas de défaillance que l'assurance se substitue à rembourser les prêts. Donc tout ça mis en place, nous donons dit que nous sommes un acteur incontournable pour ces dames où c'est en tout cas ces entrepreneurs qui peuvent qui veulent aller plus loin. Que ce soit pour eux-mêmes, pour leur activité, mais également dans les accès au crédit, dans les accès aux finances. Donc voilà, très peu résumer euh quelques éléments de réponse puisque c'est assez c'est c'est très vague l'accès à la à la à l'accès au financement à travers l'assurance permet de mieux les sécuriser et également euh mieux bancable et puis ça ça ça devient beaucoup si tu as plus de de de tu es plus fiable devant une structure financière en présentant une couverture d'assurance. Donc euh voilà un peu de mots ce que je pouvais dire pour cette première partie. Merci beaucoup madame Barry. Alors on va on va tout de suite tirer un peu sur cette ficelle. Vous avez parlé euh de la sécurisation. Vous avez parlé des principes que les banques classiques offrent. On va tirer la ficelle vers madame Salimatou Camara, vous êtes la directrice générale d'Orange Microfinance Guinée. Vous on on je vais vous laisser vous présenter et puis je vous poserai votre question ensuite. Merci beaucoup. Merci beaucoup à à Léocadie, merci madame Sila, merci Maimouna et toutes les femmes connectées en fait qui sont dans ce webinaire avec nous. C'est vraiment un grand plaisir et puis pour moi, c'est l'occasion aussi de présenter ce qu'on fait en Guinée. Bon mon nom c'est Salimatou Camara comme tu l'as si bien vous l'avez si bien dit, je suis la directrice d'Orange Microfinance Guinée. Et euh je j'ai un parcours plus ou moins financier, comptable. j'ai travaillé un peu partout. Et là aujourd'hui, je suis chez moi et c'est vraiment un honneur pour moi de de de travailler pour une structure enfin cette structure pour laquelle je travaille aujourd'hui parce que ça change la donne en fait. Euh et pourquoi ça change la donne, on est dans un environnement guinéen où tu vous avez 52 % des femmes, la population représente enfin, on a 52 % de la population qui représente qui sont des femmes. Et on a un taux d' de non bancarisé très très très élevé et un taux d'informel qui va à plus de 80 %, dont 75 % pour les femmes. Donc face à cela euh et je salue Orange pour ça parce que je suis quand même là pour eux à cause d'eux en fait. Face à cela, face à face à cela, Orange a mis en place une structure pour voir en fait euh comment accompagner ces gens. Accompagner en général dans l'inclusion financière mais plus spécifiquement les femmes parce que les femmes représentent plus que les hommes en Guinée aujourd'hui. Et c'est les femmes qui sont dans le monde informel. Est-ce qu'on reste dans un monde en classique où on va dans un monde néo banque qui est en fait, c'est ça, on est une néo banque, une microfinance qui est beaucoup plus digitale. Et comme vous le savez, le digital traverse les montagnes en fait. Aujourd'hui de Conakry, je peux financer quelqu'un, quelqu'un à Mamou, quelqu'un, enfin toute la zone, tout tout le territoire guinéen. Donc en gros, c'est ça en fait que je fais et euh euh je pense que je m'attends les prochaines questions pour vous Bien sûr, oui et puis j'avais juste pour rebondir sur ce point-là, tout à l'heure madame Barry présentait un peu les produits. Ce qui est important pour ceux qui nous écoutent en fait aujourd'hui, vous avez parlé de la microfinance et puis de de de du digital qui qui prend un peu sa place et qui permet d'éduquer, qui permet de sensibiliser.

[11:50]Et et peut-être que vous pourriez nous donner euh un exemple en tout cas pour montrer combien il est important aussi pour ces femmes, tout à l'heure madame Barry parlait de sécurité, de montrer que l'alliance entre ce que vous faites sur les microfinance et puis de ce qu'elle propose au niveau de l'assurance c'est un du gagnant, un du gagnant sur lequels les femmes peuvent s'appuyer et peut-être nous donner un exemple de projet que vous avez mené grâce à ces alliances là. Oui, c'est euh en fait c'est c'est c'est c'est une très belle question et l'année dernière je sais pas euh ceux qui connaissent Orange Microfinance, on a beaucoup circulé dans la Guinée et à côté de nous NCA était présent. Parce que vu que on doit atteindre une certaine un certain type de population et s'assurer qu'on est dans l'inclusion financière, il a fallu il a fallu qu'on connaisse ces gens-là. On a traversé la Guinée, euh les quatre régions de la Guinée avec NCA pour comprendre et on est revenu sur Conakry, on a mis en place des produits qui aujourd'hui nous permettent d'accompagner ces femmes. On a deux types de produits. On a un produit qui est là pour tout guinéen qu'on appelle Tic Tac en fait, c'est c'est un produit c'est à 100 % digital et partout, je vous dis partout dans le monde, si vous avez un numéro guinéen, vous pouvez avoir un prêt avec nous. C'est euh c'est vraiment c'est basé sur un système de scoring, un système d'algorithme que euh à partir de vos habitudes, le système décide de combien vous donnez. Aujourd'hui, on est à 1500 demain on est en train de faire pour aller à 5 millions et on va aller jusqu'à, je pense, l'équivalent de 1700 €. On appelle ça le Tic Tac mais c'est par étape, c'est vraiment on dit que la population par des vidéos, par des spots, on essaie de leur faire comprendre c'est quoi le crédit. Franchement pour nous l'éducation financière, c'est la clé du succès pour l'inclusion financière dans le monde informel. Et il faut cette éducation financière se base en fait sur des des données clés parce qu'on a vécu, on sait c'est quoi et euh on leur fait une éducation en langue nationale en en poular, en soussou, en malinké, en et tout ce que vous pouvez imaginer en Guinée. Partout où on passe, on rassemble les femmes, on écoute euh on essaie de prendre on on de pouvoir comment qu'est-ce qu'on peut faire pour elle et après on les forme. C'est quoi le c'est quoi le prêt et c'est quoi l'épargne. Et à partir de là, euh naît tout ce qu'il y a comme produit. Donc comme je vous dis, le premier produit, c'est Tic Tac qui est disponible pour tout le monde et le deuxième produit, c'est vraiment des produits basés sur le besoin des femmes. Vraiment basé sur le besoin des femmes et ça c'est c'est c'est c'est quelque chose sur lequel je travaille avec NCA pour couvrir ces femmes-là et euh beaucoup d'éducation financière, beaucoup de de de de d'accompagnement en fait, aussi bien sur le terrain que au téléphone. Voilà. Parfait. Merci beaucoup pour ces voilà, cette complémentarité là que vous mettez en lumière entre justement cette nécessité d'avoir une vraie connaissance technique terrain qui finalement est simplifiée par votre accompagnement et puis la nécessité de sécuriser avec le le volet assurantiel. Je vais tirer aussi un autre fil justement vers madame Claudine Le Prince parce que euh justement, on a parlé de cette notion d'éducation. On parle de finance, on a souvent tendance à catégoriser les personnes qui y sont et là, on a un parterre de femmes qui sont toutes calibrées sur cette connaissance métier technique. Est-ce que vous pourriez déjà vous présenter et puis nous expliquer qu'est-ce qui vous a emmené vers la finance et ce que vous y faites aujourd'hui concrètement sur cette partie un peu transmission. Avec grand plaisir. Alors euh je suis aujourd'hui comme vous l'avez dit en introduction donc délégué général du groupement des entreprises de taille intermédiaire d'Île-de-France, donc les ETI qui sont un pilier de l'économie française, comme vous le savez. Et puis je suis aussi administratrice euh dans deux organisations, notamment les conseillers du commerce extérieur de la France, où là, on est sous la tutelle de deux ministères pour euh notamment appuyer les entreprises à l'international. Et justement, vous avez beaucoup de projets en Afrique menés par des femmes qui euh qui qui atteignent cette dimension internationale. Donc je suis doublement ravie de participer à ce webinaire. Euh effectivement, je ne suis pas rentrée dans la finance par un parcours classique, hein, je dirais. Je suis arrivée là à la suite euh d'opportunités, euh notamment avec une, puisque j'ai travaillé sur quatre continents. Et euh aux États-Unis, euh quand j'étais euh quand j'étais là-bas, une dizaine d'années, j'ai notamment travaillé pour un un private equity, un fond d'investissement américain. Euh donc au départ, j'étais dans une des filiales et puis à la suite, euh j'ai euh rejoint euh le le le le le le le le le le le le vaisseau euh le vaisseau euh principal qui était euh ce private equity et donc je me suis mise à faire des levées de fonds et à accompagner une des entreprises sur le Nasdaq Global Market. Donc la finance, on peut y venir à tout moment avec du travail et justement en atteignant euh cette connaissance qu'a décrit euh qu'ont décrit tout à l'heure très bien euh les les deux personnes qui se sont exprimées avant moi. Et donc ça a été aussi l'occasion de découvrir à quel point la compréhension des mécanismes financiers, euh que ce soit les levées de fonds, la structuration, les marchés internationaux, et cetera, change complètement la capacité à décider et à agir. Et ça a été dit avant moi, ce n'est pas tout d'avoir l'accès aux marchés, il faut aussi pouvoir en comprendre les différents ressorts pour pouvoir euh décider et même être à l'origine de certains euh de certains de ces ressorts. Je sais pas si j'ai répondu à l'ensemble de vos questions. Oui, bien sûr. Vous voulez aussi rebondir sur l'aspect pardon euh Léocadie. Oui, la transmission, formation. Exactement. Alors oui, dans ce cadre, donc je je donne aussi des des formations, donc on est on est tous notamment au sein des CCE mais pas que, je le fais aussi par ailleurs. Euh la transmission pour moi, c'est très important et c'est une c'est une tradition en Afrique et et aussi dans ma dans ma culture. Donc euh voilà, j'y suis particulièrement attachée. Euh il s'agit de vraiment faire comprendre comment les modèles financiers permettent d'accéder aux espaces de décision parce que c'est là que ça se joue. Euh donc j'interviens notamment sur des sujets comme les différences entre le capital risque en Europe et aux États-Unis. Je le fais notamment à la Sorbonne et dans d'autres écoles d'établissement en France. Et euh ces étudiants, donc qui sont déjà en master 2, qui sont promis à un bel avenir, qui sont déjà en en stage dans de de belles entreprises. Euh beaucoup de femmes, beaucoup de jeunes femmes sont présentes. D'ailleurs, c'est à peu près en parfaite parité ces ces classes. Et surtout les étudiantes eux commentent en effet combien elles ont conscience que la méconnaissance des marchés ou des modèles financiers peut euh limiter euh les ambitions. Et donc je trouve que effectivement euh la la la transmission à ce titre est très importante pour pouvoir aider à comprendre les règles du jeu, les types de financement, les attentes des investisseurs, les logiques de marché. Voilà, tout ça qui permet de se projeter différemment et d'avoir accès non seulement un premier financement mais de pouvoir après aller vers l'étape suivante et et et et et acranter euh les évolutions et le passage à l'échelle qu'on évoquait tout à l'heure. Passe à l'échelle. Alors, on verra ça dans un deuxième temps. Merci beaucoup pour ce premier round et puis nous allons maintenant aller du côté de madame Fadiga. Khadidiatou Fadiga. Merci d'être avec nous. Alors, comme vos co-panélistes, hein, je vais vous laisser vous présenter et puis on va aller regarder un peu la singularité qui va être la vôtre dans un deuxième temps. votre micro est votre micro est coupé. Oui, merci bien madame. Merci à toutes les dames, ces charmantes dames qui sont présentes aujourd'hui. Alors euh je me nomme Kadif Fadiga. Je suis en charge du département administratif et financier au sein d'Ora Group Securities qui est une SGI basée en Côte d'Ivoire. Euh à l'origine, j'ai démarré mon expérience professionnelle au sein d'un cabinet d'audit de loi de Côte d'Ivoire. cabinet au sein du duquel, j'ai intégré le département, le département audit financier. Et au cours de mon expérience, j'ai pu me familiariser à l'audit financier et par à travers différents types de missions, je dirais, tant bien des missions de commissariat au compte que d'audit technique et financier. Et au bout de 7 ans, euh je me suis dit pourquoi ne pas expérimenter aussi une nouvelle, voilà, opportunité de travail par rapport à mon plan de carrière parce que c'est ce qu'on c'est ce qu'on demande aussi aux femmes euh d'aspirer à des postes de décision, euh de faire partie d'instances euh de décision claires pour impacter, voilà, les générations. Et donc euh j'ai accepté une opportunité au sein d'Ora Group Securities euh et là, je suis en charge principalement également de la finance de toutes les fonctions supports. Je fais du capital humain, je gère les moyens généraux et je fais un peu de juridique.

[21:40]Merci bien. Alors je sais que vous l'axe qui va être important et c'est celui qu'on va aborder dans le deuxième tour va être autour de de la jeunesse. On a parlé de la transmission, on a parlé de la formation, on a parlé de la connaissance des marchés et de la connaissance des produits et même d'avoir une lecture qui soit purement opérationnelle pour savoir quels sont les meilleurs choix à effectuer. Je sais que la jeune les les jeunes femmes sont pour vous un un point clé important. Oui, exactement. Aujourd'hui euh je m'inscris et c'est ce qui est est préconisé à exhorter et encourager l'entrepreneuriat féminin et à développer euh et à partager avec les femmes tout ce qu'il y a comme technique ou mécanisme d'investissement. Mais pour cela, il faut comprendre effectivement les mécanismes euh financiers, euh savoir structurer un projet comme évoqué tantôt, savoir accéder également au financement et maîtriser la gestion financière. Et cela est également basé ou est principalement basé euh sur la transmission intergénérationnelle. Tant vrai, il est vrai que cela est basé sur la technique mais également sur la transmission intergénérationnelle. C'est-à-dire aujourd'hui, la jeune fille ne ne découvre pas ne devrait pas découvrir la gestion financière à l'âge adulte. Cela dès au bas âge, c'est ce qui est préconisé et plus tard, elle finit de par le biais de la mère, des mentors, des dirigeantes, partager une meilleure expérience euh sur la durée. raconter également leur parcours et transmettre leur expérience voilà, euh où leur succès. Il s'agit en d'encourager les jeunes filles à avoir à avoir plus avoir plus grand. Ici dans la structure au sein de laquelle je suis, euh nous euh nous avons une partie marché financier et ingénierie financière. Essentiellement, cela porte sur tout ce qui a trait aux actions, aux obligations, euh à l'achat, à la vente et à divers mécanismes financiers. Je souhaiterais m'en tenir à ça dans un premier temps. Alors aujourd'hui euh former une jeune fille à la finance, c'est former une femme capable de décider, de négocier, d'investir, de diriger et d'impacter. Autrement dit, c'est former une actrice du développement économique de l'Afrique. Merci bien. Merci beaucoup. Alors, je voulais avoir l'exemple justement de madame Barry, euh alors attendez, oui, je madame Barry, voilà, je voulais avoir l'exemple, voilà, que vous aviez à partager.

[24:43]Pour venir illustrer un peu les différents points qui étaient évoqués en particulier euh sur cet accès, sur ces réseaux et sur cette jeunesse que qui est finalement un vecteur euh dans l'apprentissage de de de ces éléments-là pour développer leur business. Oui, effectivement, c'est un exemple qui va dans le même sens, c'est un exemple où beaucoup se reconnaîtront en tant qu'entrepreneur. Donc ça va dans le résultat, dans l'accompagnement, dans le mantoura aussi parce que nous avons des jeunes dames à côté de nous, des personnes plus jeunes qui ont fait le le choix d'être dans l'entrepreneuriat. Donc moi, j'ai accompagné une une jeune entrepreneur dont l'activité marchait très bien en apparence et tout, donc elle avait son chiffre d'affaires régulier, des clients fidèles avec beaucoup d'énergie. Mais en réalité, elle ne se rendait pas compte que tout reposait sur elle, en fait. Elle n'avait pas de visibilité ni sur sa trésorerie, elle prenait ses décisions au jour le jour. Et donc euh elle avait une peur vraiment bleue, même de se structurer ou de pouvoir d'aller s'endetter.

[26:37]Donc euh pour moi, c'est c'est des types d'éducation financière très simples que nous pouvons euh expliquer autour de nous, on peut accompagner des dames, nos sœurs qui sont autour de nous en partant de nos expériences vécues. Donc euh euh partant de ces exemples, je veux dire que cet entrepreneur là deviendra plus puissante au jour le jour parce qu'elle ne subit plus, mais elle a appris à choisir, mais elle a choisi en essayant de mieux comprendre en prenant du recul et en voilà, donc en apprenant un peu, on n'a pas besoin d'aller à l'école, mais des fois c'est d'avoir des schémas très simples autour de nous.

[27:29]Donc voilà l'exemple que je voulais partager.

[27:52]Oui, c'est absolument vrai. En fait, ce que dit Maimouna ou ce que dit tout à l'heure Salimatou, c'est que l'informel, c'est moi déjà, je n'aime pas le terme de l'informel parce que pour moi, c'est un marché à part entière. On appelle ça le marché noir et cetera. C'est un marché à part entière puisque aujourd'hui, si on prend les derniers chiffres, c'est quand même 55 % du produit intérieur brut d'un pays africain quel que soit le pays d'africain d'ailleurs mais peut-être on va dire l'Afrique subsaharienne. Donc c'est un univers, c'est un environnement qui est fondamental pour armer ces femmes, pour les outilller, pour les mettre euh faire de la proximité comme dit Maimouna proximité, proximité, parce qu'en fait, quand elles sont au courant des informations, quand elles ont accès à ces informations, mais elles peuvent aller aussi loin que cette dame dont vous parliez Salimatou.

[29:00]Donc ce que je retiens ici, c'est qu'effectivement les outils existent au sein des entreprises, au sein des des des des compagnies d'assurance et sont en train de les multiplier, mais il faut pas occulter cette cette grande masse d'acteurs économiques, d'actrices et d'acteurs du changement qui composent ce secteur, dit informel, que je n'aime pas beaucoup.

[29:51]Donc voilà tous ces sujets qu'on va essayer d'implémenter autour de rencontres avec des femmes inspirantes, avec la société civile grâce à Maimouna et à et à vos toutes. Merci beaucoup pour ce webinaire et merci à Mathieu Maville pour la coordination du webinaire.

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