[0:06]Donc là, on va parler de ton, voilà, ton entrée dans les voix, ensuite la la régate, l'épisode qui était plus plus souffrant, plus intense pour toi, puis comment tu as fait pour t'en sortir. Et ta rencontre du coup avec le groupe des entendeurs de voix et et ce que tu as fait aussi à l'intérieur du groupe comment ça t'a aidé et maintenant ce que tu vas devenir donc tu vas devenir facilitant d'un groupe en France. Alors, j'ai commencé à entendre des voix à l'âge de 12 ans et au début, ça me gênait pas plus que ça, c'était un peu des amis imaginaires comme on peut avoir nous quand on est jeune. Puis au fur et à mesure du temps, les voix ont pris de plus en plus de de de place dans ma tête. Et jusqu'à jusqu'en 2014 où j'ai été hospitalisé à cause de ces voix. Et puis en sortant de l'hôpital euh avec des médicaments et les suivis avec les infirmiers, ça a à peu près, enfin, il y avait pas trop de C'était moins moins présent jusqu'à ce qu'on fasse une régate en Normandie avec le centre de jour. Où là, j'ai eu une crise très forte avec des voix qui prenaient la place dans ma tête, je n'arrivais pas à faire la différence entre ce que nous disait le skieur et et les insultes que me disaient mes voix dans ma tête. Et c'est à ce moment-là qu'une infirmière m'a parlé pour la première fois du du groupe Rev. Donc le réseau des entendeurs de voix. Voilà. Et c'est donc là où j'ai fait où je suis allé pour la première fois dans un dans un groupe de parole avec d'autres personnes qui entendent des voix. Et c'est vrai que le premier truc qui m'a aidé, c'est de me rendre compte que j'étais pas tout seul dans ce cas-là. Ça c'était vraiment le premier point qui m'a vraiment aidé. Et puis après, au fur et à mesure, en en parlant avec une dame qui a une très grande expérience au niveau des voix qui arrive très bien à gérer ses voix et tout ça, elle m'a donné plusieurs plusieurs petites techniques qui m'ont aidé et là aujourd'hui, j'arrive à presque gérer toutes mes voix et je vais devenir facilitateur dans un groupe assistant. Merveilleux.
[2:14]Donc du coup tu tu as eu ton diagnostic de schizophrénie après? J'ai eu mon diagnostic de schizophrénie en sortant de l'hôpital, le médecin m'avait jamais dit ce que j'avais eu. Et j'ai eu une opération et c'est l'anesthésiste qui m'a demandé quel traitement je prenais. Donc je lui ai dit et elle a fait une recherche sur internet, elle m'a dit "Ah ben en fait, vous êtes schizophrène." Ah! Oui, je je le savais pas avant, c'est c'est vraiment c'est elle qui me l'a appris, pas le médecin ni les infirmiers ni quoi que ce soit. Et tu avais pas cherché à recontacter ce psychiatre? Ben, j'étais toujours suivi par ce psychiatre quand elle me l'a appris, mais je lui avais demandé plusieurs fois ce ce que j'avais et ni les infirmiers ni le ni les infirmiers de l'hôpital ni le le le médecin ne me l'avait, personne ne m'en avait parlé. Mais une fois que tu l'as appris Une fois que je l'ai appris, j'en ai parlé avec le médecin et à ce moment-là, il m'a dit "Oui, effectivement vous êtes schizophrène." D'accord, d'accord. Et donc toi maintenant tu as tu crois au rétablissement, tu as un message à faire passer sur l'espoir, le le rétablissement à ceux qui pourraient se retrouver dans ton cas? Ben, c'est vrai que ce ce ce réseau des entendeurs de voix en France, ça aide vraiment beaucoup au niveau de de l'appréhension des voix et comment comment apprendre à à vivre avec. Donc moi euh pour tous ceux qui ont ce problème là qui entendent des voix ou qui ont des hallucinations ou des choses comme ça, ce que je peux leur conseiller, c'est de de parler dans des groupes comme ça parce que ça fait du bien d'en parler et de se rendre compte qu'on est pas tout seul dans ce cas-là, donc euh, donc voilà. Puis d'être compris aussi. Oui, d'être compris par d'autres personnes. voilà. Et donc qu'est-ce que tu voudrais parler des des petits outils qui t'ont été donné dans le groupe sur comment gérer les voix quand ça devient trop trop envahissant? Ben par exemple, la journée, moi une technique qui m'avait donné au groupe, c'est que pendant la journée, s'il y a des voix qui commencent à être un peu envahissante, il faut être ferme avec elle et leur dire dans dans la tête pas forcément de le dire tout haut.
[4:14]Sauf si on en a vraiment besoin mais de dire c'est pas le moment, j'ai pas le temps de parler avec toi. On en reparle plus tard et par exemple après le soir, une fois qu'on rentre chez soi et qu'on est seul au calme, on peut en reparler avec les voix, savoir ce que ce qu'elles voulaient dire à ce moment-là mais en tête reposé sans être avec des des personnes autour, quoi. D'accord. Et puis après, moi je sais que j'avais beaucoup de problèmes le soir pour m'endormir parce que j'avais tout un tas de voix un peu comme quand on est dans une salle avec plein de personnes autour de nous. Ben là, c'était à peu près pareil sauf que c'était que dans notre tête et moi ils m'ont donné une technique en fait, c'est d'écouter ses voix au lieu de d'essayer de les rejeter, rejeter jusqu'à ce qu'on s'endorme, d'écouter ses voix, de savoir ce qu'elles veulent nous dire même si des fois euh il y a rien de très important, mais les écouter, les laisser venir et après au fur et à mesure ça ça s'apaise et et ça va mieux. Bah merci beaucoup. C'est très bien, très pratique. De rien.



