[0:00]Le Conseil Scientifique Santé et Énergies d'EDF présente les effets biologiques des rayonnements ionisants sur le corps humain. Ce film a pour objectif d'expliquer les effets biologiques des rayonnements ionisants sur le corps humain. Tous les jours, le corps humain subit un stress oxydant dû au radicaux libres. Ils sont à l'origine de lésions spontanées sur nos cellules et notre ADN. Ils sont produits par l'air que nous respirons mais aussi par d'autres éléments de notre quotidien, les polluants, les aliments ou les médicaments. Les expositions aux rayonnements ionisants naturels et artificiels créent aussi des radicaux libres. Les rayonnements naturels sont d'origine cosmique ou terrestre. Ils proviennent aussi de l'alimentation comme le potassium 40 ou des roches granitiques, le radon. Les rayonnements ionisants sont aussi artificiels. En médecine, on les utilise en radiologie, en médecine nucléaire et en radiothérapie. Dans l'industrie, ils produisent de l'électricité. Une dose de rayonnement ionisant supérieure à un grain est considérée comme forte et entraîne des conséquences sur la santé. Si notre corps humain est exposé à plus de 1 gray, notre organisme subit des effets. Les effets tissulaires sont obligatoires. La cellule ne peut plus faire face à l'ionisation accumulée. Les mécanismes de mort cellulaire s'enclenchent. Si une partie de notre corps est irradiée une seule fois à forte dose, on observe des réactions cutanées. Elles varient selon la quantité de rayonnement ionisant reçu, érythème des 5 grains, phlyctène à partir de 10 grains et nécrose au-delà de 25 grains. Si le corps humain est entièrement irradié par des doses uniques fortes, on observe des lésions internes pouvant entraîner la mort. Dès 1 grain, on parle de syndrome hématopoïétique à 12 grains de syndrome gastro-intestinal et de syndrome neurovasculaire à partir de 20 grains. Lorsque l'organisme est exposé à de faibles doses, de quelques milli-sievert à 1 grain, les réponses biologiques sont différentes. L'ADN subit des lésions de plus en plus nombreuses suivant la dose reçue. En dessous de 100 millisievert, dans la mesure où les lésions sont faibles, les cellules sont à même de réparer les cassures double brin, voire d'éliminer les lésions. De 100 millisievert à 1 grain, les tissus cellulaires se régénèrent. Les cellules de l'organisme peuvent accumuler des réparations dites fautives compatibles avec la division cellulaire. Indépendamment de la dose reçue, il peut y avoir des effets aléatoires sur le corps humain. Les mécanismes de défense de l'organisme réagissent différemment selon la radiosensibilité des tissus des organes exposés et de la dose. Selon la dose de rayonnement, les cellules sont donc réparées, éliminées ou peuvent muter. Jusqu'à ce jour, les études scientifiques observent que les personnes exposées à une faible dose, inférieure à 100 millisievert chez l'adulte et 50 millisievert chez l'enfant, ne courent pas plus de risques que les personnes non exposées. Tout est toxique, rien n'est toxique, tout est une question de dose. Paracelse 16e siècle. L'origine du stress oxydant n'est pas dû exclusivement aux rayonnements ionisants. Aucun effet cancérigène n'a été mis en évidence dans les études épidémiologiques, en dessous de 100 millisievert chez l'adulte et 50 millisievert chez l'enfant.

Les effets des rayonnements ionisants sur le corps humain
Lucie Sebille
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