[0:05]Le scanner X, encore appelé « tomodensitométrie (TDM) », est une technique d'imagerie médicale qui consiste à mesurer l'absorption des rayons X par les tissus du patient, et à reconstituer des images 2D et 3D des structures anatomiques. Le principe général du scanner X est le suivant : une source de rayons X externe irradie le patient. Dans un scanner X, les rayons X sont arrêtés par un détecteur situé de l'autre côté du patient. La source et le détecteur tournent autour du patient. La table se déplace très lentement à une vitesse constante.
[1:02]Le tube à rayons X ou générateur X est constitué d'une cathode et d'une anode entourées par des enveloppes de protection. L'extrémité de la cathode est constituée d'un filament de tungstène qui, lorsqu'il est traversé par un fort courant électrique, voit sa température s'élever fortement pour délivrer ensuite des électrons. L'application d'une forte tension électrique entre la cathode et l'anode du tube, au sein duquel le vide a été créé, entraîne une accélération des électrons, qui se déplacent alors de la cathode vers l'anode. L'anode se trouve alors « bombardée » d'électrons qui excitent transitoirement les atomes de la plaque métallique la constituant. L'excitation d'un atome de l'anode se traduit par le changement de couche d'un de ses électrons associé à un changement d'énergie qui rend sa structure électronique instable. L'électron regagne sa couche électronique tout en libérant un rayonnement X, permettant à l'atome de retrouver une stabilité énergétique. Les rayons X sont des ondes électromagnétiques de fréquence élevée, invisibles à l'œil nu. Nombre de méthodes d'imagerie actuelles exploitent des ondes électromagnétiques de longueur d'onde et d'énergie différentes. Les signaux acquis permettent de reconstruire des images tridimensionnelles. Les rayons X générés dans le tube à rayons X traversent le corps du patient, interagissant plus ou moins avec les tissus. Selon ce degré d'interaction, dépendant du coefficient d'atténuation des photons par le tissu, le nombre de photons captés par le détecteur est plus faible que le nombre de photons incidents sur le patient. Cette détection permet de constituer une image du coefficient d'atténuation des photons par la partie du corps observée. Un traitement informatique complexe permet d'obtenir le volume tridimensionnel reconstruit qui est ensuite affiché sur l'écran d'une console informatique. Les rendus graphiques à l'écran rendent compte du niveau d'absorption des tissus traversés par les rayons X associant en tout point de l'image une intensité du niveau de gris proportionnelle au niveau d'absorption. Le scanner permet de visualiser des modifications de volume ainsi que des anomalies de structure au niveau des tissus ou des organes. Le scanner X a l'avantage d'être facilement accessible, disponible et relativement bon marché. Il est utilisé pour l'exploration des pathologies osseuses, articulaires et rachidiennes. Il est utile pour observer la plupart des régions du corps : thorax, abdomen et permet d'étudier des organes difficiles à visualiser en radiographie, comme le pancréas, le foie, les poumons, la rate, la vessie ou les reins. Cette technique d'imagerie médicale tend toutefois, de plus en plus à être remplacée, lorsque cela est possible, par l'IRM qui permet un diagnostic plus précis.
![Thumbnail for [Comment ça marche ?] Le scanner X by CEA](/_next/image?url=https%3A%2F%2Fimg.youtube.com%2Fvi%2F0gBJKSz-m70%2Fhqdefault.jpg&w=3840&q=75)


